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Guillaume Cazeaux

Guillaume Cazeaux

Membre de l'équipe éditoriale d'AgoraVox entre 2008 et 2012. Docteur en philosophie avec une thèse sur "L'Internet et la formation de l'opinion", membre du Centre de philosophie, d’épistémologie et de politique (PHILéPOL) de l’université Paris Descartes et collaborateur de la revue Cités (PUF). Auteur de Odyssée 2.0 : La démocratie dans la civilisation numérique (Armand Colin, 2014) et Montaigne et la coutume (Mimésis, 2015). Co-auteur de Usages politiques des nouveaux médias (L'Harmattan, 2012).

Tableau de bord

  • Premier article le 01/12/2015
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Derniers commentaires



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 5 décembre 2015 22:55

    Bonjour Alban,

    Je te remercie.

    La perspective de l’effondrement économique semble en effet s’opposer à celle de l’hypertrophie technologique, voire du transhumanisme. Vers laquelle des deux nous dirigeons-nous ? Et à quelle échéance ? Je ne saurais le dire. Cela dit, il n’est peut-être pas impossible que les deux perspectives coexistent durant un certain temps...

    Par ailleurs, j’ai relevé un passage d’un de tes articles qui rejoint un peu mon 2e article : « Ainsi, Internet est un espace virtuel permettant une liberté d’information et d’expression mais aussi une égalité dans les moyens de convaincre. Cette égalité dans les moyens de convaincre produit une dimension ou s’exprime un darwinisme des idées, c’est-à-dire un lieu où la loi du marché des pensées est libre et non faussée. C’est au creux de cette sélection naturelle des idées (non faussée par les classes dominantes) que se manifeste une révolution politique. Cette « révolution politique » doit être distinguée d’une « révolution de système politique ». Néanmoins, lorsque cette révolution politique sera à maturité, le système politique devra s’y adapter de gré ou de force. » Reste à savoir si l’on arrivera un jour au stade de cette maturité, si les idées nouvelles s’étendront suffisamment ou si elles resteront confinées dans un certain nombre de « bulles » numériques.



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 5 décembre 2015 20:11

    Merci à vous.



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 5 décembre 2015 16:27

    @soi même
    La méchanceté est décidément votre état naturel...
    Si c’est l’expression « dite exister » qui vous trouble, je vous renvoie à quelques auteurs qui l’utilisent aussi : Gilles Deuleuze, Antoine Destutt de Tracy, Alexandre Matheron, François Rastier, Victor Cousin, Pierre Macherey, Aristote. Vous me direz sans doute que ce sont de piètres auteurs...



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 5 décembre 2015 16:11

    @gogoRat
    Je vous remercie pour vos remarques et suggestions. Cela dit, j’ai remarqué depuis bien longtemps que c’est un classique sur les forums de reprocher à l’auteur d’un article de ne pas avoir dit ce que VOUS, vous auriez aimé y trouver. Vous aviez des attentes, et elles ne sont pas satisfaites. Alors vous faites la liste de tout ce qui vous intéresse, vous, maintenant, sans tenir le moindre compte de ce qui a effectivement été écrit (et qui ne vous intéresse pas).

    Vous pourriez pourtant admettre que l’on peut avoir d’autres intérêts que les vôtres, et qu’on n’est pas tenu de répondre à vos exigences. Que le titre vous semble mal choisi, c’est possible, mais celui que vous suggérez aurait été encore plus long et sans doute trop. Dès les premiers mots du 1er article, il était pourtant clair qu’il allait être question de nos croyances et représentations (matrices), et essentiellement de politique.

    Tout ce que vous suggérez est intéressant, et j’espère vous lire à ce sujet.

    Quelques remarques. Vous dites : « Puisque l’auteur dit s’adresser aux minorités insatisfaites et éveillées ». En fait, j’ai dit que l’article leur était consacré, c’est-à-dire parlait d’elles. Mais elles n’en sont pas les seuls destinataires.

    Vous dites encore : « la démocratie ne saurait dépendre que de la vigilance de tous ! » J’en suis bien d’accord, à cette nuance que la démocratie n’existe pas. Alors oui, dans l’idéal démocratique, tout le monde est censé faire ceci ou cela. Dans la réalité (qui n’est pas pure démocratie, et où les hommes ne sont que très peu citoyens), il n’y a que des minorités réellement vigilantes. C’est un simple constat.

    Quant à Alain, qui estimait « qu’au lieu de changer de chevaux, il vaudrait mieux conduire ceux qu’on a », je ne vois pas ce que cela a d’antidémocratique. Les « chevaux » en question sont les représentants, les élus. Il faut les avoir à l’œil, dit Alain, les contrôler, au lieu de les laisser agir en toute liberté. Il faut leur tenir la bride pour éviter les trahisons, la corruption.

    Le terme « reconfigurer » se justifie dans l’hypothèse où ce que disent Servigne et Stevens est exact, à savoir que notre civilisation actuelle va inévitablement désormais s’effondrer (leur livre est assez convaincant). Les petites actions des uns et des autres, inspirées de ce qu’on peut voir sur le web citoyen, et la spirale vertueuse qui peut s’ensuivre, si un mimétisme intelligent se produit, peuvent permettre (même si c’est assez utopique) une mue, relativement en douceur, plutôt qu’un effondrement très brutal de notre civilisation.



  • Guillaume Cazeaux Guillaume Cazeaux 5 décembre 2015 07:12

    @Nycolas
    Je suis assez d’accord sur l’impossibilité pour les hommes à se passer de chefs (sauf rare exception). Les sociétés « primitives » ont des chefs assez particuliers, sans autorité, qui servent à régler les conflits au sein du groupe, ce sont des médiateurs, sans réel pouvoir (sauf en cas de guerre). Mais nous parlons là de petites sociétés de quelques dizaines ou centaines d’individus. Dès qu’on dépasse un certain seuil démographique (j’avais entendu Jared Diamond le dire), un chef - doté d’autorité - apparaît. C’est sans doute sous la forme pyramidale que la société de grande taille est la plus stable, et peut espérer maximiser ses chances de survie. Si chacun, sur un plan horizontal, prétendait prendre part aux décisions, on imagine le chaos invivable qui en résulterait...

    Et, à l’heure numérique, où on a vu que certaines franges de la population ne croyaient même plus à la même réalité que la majorité, le désordre serait encore plus ingérable, si chacun prenait part aux délibérations et prises de décision. Si la plupart des hommes sont, comme on dit, « apathiques » (sur le plan politique), c’est peut-être parce qu’ils savent d’instinct que cette passivité et ce suivisme de la masse sont favorables à l’ordre, à la paix, à l’unité du groupe, et donc à sa survie. Peut-être la longue histoire (avec ses conflits tragiques) a-t-elle inscrit ce « savoir » au plus profond de nous. Ce pourquoi nous acceptons généralement l’idée qu’il y ait des élites, des leaders, qui, seuls, s’agitent et prétendent (ré-)orienter la société.

    On voit par exemple Étienne Chouard, qui voudrait aller contre cette tendance naturelle, et « déchouardiser » son idée, que les gens se l’approprient, sans plus besoin de leader ; mais y arrive-t-il ? Pour le moment, pas tellement.
    Sur ce sujet, je renvoie aussi à la loi d’airain de l’oligarchie du sociologue Robert Michels.

    Quant aux hétérodoxes, ils ne sont peut-être pas majoritaires en ligne, mais ce sont sans doute eux qui produisent le plus, argumentent le plus (on se justifie plus quand on défend une position minoritaire, surtout sur un sujet sensible qui risque de vous valoir la mise à l’écart du groupe), et du coup se montrent particulièrement visibles. Il y a quelques années, Fdesouche était de très loin le blog d’info le plus fréquenté, aujourd’hui E&R est le 1er site d’info alternative, très loin devant des sites plus « orthodoxes », et AV lui-même n’est pas tout à fait orthodoxe non plus, même si toutes les idées s’y trouvent.

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