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stephanemot

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Auteur et avant-centre évoluant entre Séoul et Uqbar.

"Dragédies - La mer amarrée et autres dragédies"
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"La Ligue des Oubliés - L'autre histoire du football"

Terrains de Je : portail personnel (stephanemot.com), blogules.com (blogules en Français), blogules (en Anglais), mot-bile.com (sur la mobilité - en Anglais), footlog.fr (sur le futchebol), SeoulVillage.com (sur la Corée), LittleShopOfErrors.com (goûts et couleurs), CitizenCame.com (visiteurs).
mot (n.m.) : Xe siecle. Emprunté du latin tardif muttum
- son, mot.
- unité signifiante composée d'un ou plusieurs phonèmes et dont la forme graphique est généralement précédée et suivie d'un blanc dans le texte
- son, signe, lettre ou groupe de sons, de signes, de lettres, servant à désigner des objets, à exprimer des actions, des sentiments, des idées, ainsi que leurs apports
- auteur insignifiant servant à exprimer des humeurs, généralement précédé et suivi d'un blanc dans la conversation

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  • Premier article le 10/05/2007
  • Modérateur depuis le 31/07/2007
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Derniers commentaires



  • stephanemot stephanemot 3 mai 2007 15:31

    C’est un peu tard. Le PS devait faire son ménage interne bien avant le premier tour. Le non-choix de novembre dernier n’a pas permis de trancher ce qui pourrit le parti depuis 2002 et plus encore le référendum de 2005.

    Le meilleur service à rendre aux socialistes qui ont d’authentiques convictions (que ce soit vers le centre et la réforme ou vers la gauche plus conservatrice), c’est de provoquer la nécessaire rupture. Le 21 avril n’a pas suffi, le 29 mai non plus, une défaite de Royal le 6 mai serait une chance pour faire enfin bouger les rangs.

    A contrario, une victoire entrainerait un pitoyable imbroglio d’ici les législatives et bien au-delà. L’UMP a au moins un peu évolué depuis les envolées libérales de 1986 et la réforme par la force de 1995 (leçon non retenue par Villepin au moment du CPE - la sanction n’a pas tardé). La France a besoin que sa gauche républicaine se modernise, et ce n’est certainement pas à ce parti de branquignoles, pour paraphraser Séguéla, qu’il faut le confier ces jours-ci, dans l’état où son et le pays et ce parti.

    Il existe certes des personnalités de qualité à gauche et au centre, mais elles ne sont pas prêtes à travailler ensemble et surtout, Ségolène n’en fait pas partie.



  • stephanemot stephanemot 3 mai 2007 15:15

    Je crois comme vous que Sarkozy cherchait à fuir inconsciemment ce mur réfractaire, se réfugiant dans le regard compatissant des modérateurs du débat. Comme les auditeurs, ces derniers étaient noyés par le monologue de Ségo mais respiraient un peu à chaque fois que Sarko reprenait la parole sur un mode plus pédagogique et précis, moins monocorde et ennuyeux.

    Je remarque que Bayrou a lui aussi eu du mal à terminer le « non débat », à communiquer avec une personne qui fondamentalement n’écoute pas ce que l’autre veut dire, se contentant de saisir dans son discours ce qu’elle veut bien entendre.



  • stephanemot stephanemot 3 mai 2007 15:02

    Quelqu’un s’est enfin dévoué pour dégonfler la ségosphère-ségobulle, pour mettre le candidat Royal face à ses propres contradictions et face à sa propre vacuité. Et sans verser dans « l’ignoble machisme » ni l’attaque personnelle : Nicolas Sarkozy a simplement déroulé sa vision et son projet, et répondu à chacune des questions qui lui était posé avec calme, respect, et un sens aigü de la pédagogie.

    Le professeur Royal, en revanche, serait probablement recalée à l’Education Nationale : pas de plan clair, pas de conviction, trop de flou, et surtout trop de rigidité. Non contente d’endormir toute l’assistance avec son monologue breveté « démocratie participative », Ségolène Royal a en effet régulièrement décrété l’interdiction de débat, l’illégalité de la contradiction. Royal avait déjà évité le vrai débat lors des primaires au PS et escamoté celui avec François Bayrou (l’homme de dialogue se noyant dans son interminable monologue), elle a donc essayé de passer une fois de plus entre les gouttes hier. Mais Ségo a exposé de façon éclatante à la France entière l’élément de sa personnalité qui fait le moins débat : autocratique, refusant refusant la contradiction (et même plus fondamentalement incapable d’écouter réellement ce que dit l’autre, lui déniant même parfois le droit de répondre), omnubilé par l’image qu’il veut donner de lui-même, le candidat PS ne s’est toujours pas livré réellement au peuple français.

    Car sa montée de sève sur l’éducation des handicapés n’avait rien de naturel : dans sa préparation minutieuse du débat, elle a revu tous les débats présidentiels passés, et toutes les émissions auxquelles Sarko a participé, et elle l’a donc déjà vu faire le même numéro sur le même sujet et avec les mêmes termes (la dernière fois c’était déjà face à Arlette Chabot, qui y a donc eu droit deux fois en moins d’une semaine !).

    Ségo avait donc CHOISI A L’AVANCe de frapper à ce moment précis, de placer la formule « tout n’est pas possible » à ce moment précis, de brandir sa « colère saine » à ce moment précis ; histoire de marquer les esprits sur la forme à défaut de pouvoir le faire sur le fond (pour info : non seulement Sarko n’est pas responsable de la « démolition » de sa loi, mais c’est le gouvernement Raffarin qui a rendu obligatoire l’accueil de ces élèves).

    Objectif atteint : l’histoire retiendra donc cet extrait surréaliste de ce débat par ailleurs essentiellement contrôlé par Sarkozy, et les médias la diffuseront en boucle comme ils l’ont fait auparavant avec son autre grand moment de faussitude, face à cet homme pleurant dans son fauteuil roulant... Le genre de truc qui fait un tabac pendant les campagnes électorales américaines, le genre de coup de pub où excelle un autre grand imposteur « conservateur compatissant » : George W. Bush.

    La différence entre Bush et Royal, c’est que Bush est plus intelligent, qu’il contrôle mieux son personnage et son jeu d’acteur. Royal se laisse souvent emporter, mais pas au sens où Sarkozy l’entend : elle se laisse griser par son propre verbiage, et si personne ne l’arrête quand elle lâche une énormité, elle pousse encore plus loin le bouchon, avec un culot et un applomb déroutants. Elle n’est nullement convaincue de ce qu’elle dit : elle se persuade de sa propre conviction en s’écoutant scander les formules et slogans les plus creux. Elle ne nous a rien épargné hier, si ce n’est l’innénarable « femme debout », Sarko ayant désamorcé le pétard mouillé en dégainant le terme le premier, et surtout en y mettant un peu de sens.

    La France est-elle vraiment dupe ? Va-t-elle se faire avoir comme les militants socialistes réformateurs, qui regrettent aujourd’hui de ne pas avoir choisi leur seul candidat convaincu et crédible (DSK) ? Va-t-elle se faire avoir comme les électeurs de gauche, piégés au premier tour par le vote futile ?

    La France est malade, en état de manque d’espoir, et la rencontre d’hier a parfaitement illustré le choix qui s’offre à elle :

    . Ségolène vient vers les Français en leur disant : "je vous écoute, vous dites que vous en voulez plus, je vous en promets une nouvelle dose - ça vous rendra encore plus faibles et dépendants par la suite mais je vous aurai au moins rendu le sourire pour aujourd’hui. Sa relance par le déficit au moment où tous nos concurrents (au premier rang desquels les socialistes modernes) ont déjà abandonné ce dogmatisme et réformé l’Etat est suicidaire, souvenez-vous de la rigueur qui a suivi la relance de 1981-83.

    . Nicolas vient vers les Français en leur disant : "j’entends ce que vous dites, mais surtout j’écoute ce que vous dites et je comprends ce que vous voulez réellement dire : ce n’est pas donnez moi plus de drogue mais sortez-moi de là. Je ne vous enfoncerai pas dans votre misère, je vous aiderai à vous en sortir. C’est un peu moins vendeur, mais aussi un peu moins infantilisant et un peu plus digne de l’engagement politique.

    Soyons clairs : on élit le Président de la République, ici. Homme ou femme, là n’est pas la question. Le pays a besoin d’une personne qui fasse des choix et les assume.

    Royal refuse de s’engager et n’a pas encore tranché sur les choix de société qui déchirent son propre parti, se réfugiant derrière un pacte présidentiel à géométrie variable. En cas de victoire, tout reste à définir, rien n’est prêt à fonctionner. Le meilleur service à rendre aux réformateurs au sein du PS est de la faire perdre nettement les élections, que le parti tire enfin les leçons de 2002 (au-delà de la tactique pour provoquer le vote futile) et de 2005 (le PS de Mitterrand est mort, le grand écart n’est plus possible).

    Sarkozy expose sa vision, ses convictions, le pourquoi et le comment de son action ; il s’engage sur des obligations de moyens et de résultats, on sait avec qui il va travailler et comment. Sa personnalité, il l’assume et ne la fuit pas - elle se lit comme un livre ouvert. Et contrairement à Royal, les Français tiennent une garantie qu’il ne dérapera pas : son pacte présidentiel à lui, il l’a signé avant la campagne avec les centristes et les modérés qui constituent l’essentiel de l’UMP et n’hésiteront pas un instant à le plaquer au premier faux pas.

    J’attends des Français qu’ils votent avec un peu plus de discernement que les Américains en 2004 et ne se laissent pas berner pas la faussitude du candidat Royal.



  • stephanemot stephanemot 2 mai 2007 18:06

    En 2002, Bayrou n’était clairement pas prêt, pas encore « habité » par la fonction. L’année dernière, j’avais en revanche prédit à des amis Anglais sa victoire en 2007 -ils ne m’avaient pas cru il y a 11 ans quand je leur disais que Blair allait gagner. Bayrou a confirmé son potentiel au moment de son université d’été, et au cours d’une prestation mémorable au JT de TF1 face à Claire Chazal. Il a bénéficié d’un boulevard à la suite de la victoire de Royal aux primaires du PS : seul DSK pouvait lui barrer la route, le non-choix de Royal reflétant l’indécision du PS entre la réforme et l’archaisme, le triomphe de la forme sur le fond du débat. Et pourtant il a échoué. Parce qu’il a subi des coups bas de sa gauche comme de sa droite, mais aussi parce qu’il n’a pas su passer la 3e vitesse au moment decisif, devenir une authentique force de proposition. J’apprécie l’homme et son jugement, mais il n’a jamais vraiment démontré sa capacité à jouer en équipe, à transformer son potentiel, à mettre en oeuvre sa vision. Au vu de la rencontre Bayrou-Royal, ce sentiment s’est confirmé : ce brave homme n’a pas vraiment marqué des points pour son futur Parti Démocrate. J’ai voté pour Sarkozy en dépit des réserves que j’avais sur le personnage... tout comme vous en avez pour Royal. A mes yeux, ces deux personnalités sont dangereuses mais pour des raisons différentes : Sarkozy aime trop le pouvoir, et Royal n’accepte ni la contradiction ni l’engagement (là où Sarko se lit comme un livre ouvert, Ségo refuse totalement de révéler sa personnalité). Le plus psychorigide et autocrate des deux n’est peut-être pas celui que l’on pense smiley. Je trouve le programme de Sarkozy plus réaliste et cohérent : ses promesses fantaisistes y forment un « bruit » là où elles constituent l’essence même du pacte présidentiel à géométrie variable de Royal. Le candidat du PS n’accepte pas l’évidence que l’Etat français n’a plus les moyens de sa générosité, et qu’il doit se réformer avant de devenir plus généreux encore. Surtout, je n’ai aucune confiance dans le mode de gouvernement de Royal alors que je sais comment Sarkozy fonctionne en équipe. Et lui dispose de gardes-fous efficaces : son pacte présidentiel à lui, il l’a signé avant d’entrer en campagne avec les centristes et les chiraquiens de son propre camp, qui n’hésiteront pas un instant à le plaquer s’il venait à déraper.



  • stephanemot stephanemot 2 mai 2007 17:22

    En fait de dialogue, j’ai plutôt assisté à la noyade d’un homme de dialogue par l’incontrôlable monologue de son hôte, fidèle à sa technique éprouvée de « démocratie participative » (j’écoute superficiellement et j’intègre au fil de l’eau dans mon propre discours ce qui sonne bien dans celui des autres, sans aucun souci de cohérence - quand je ne reproduis pas carrément les fautes de Français de mon guide Chinois).

    Vers la fin, terrassé par la vacuité de son « co-locuteur », François Bayrou a même fait le geste de s’en laver les mains façon « moi ce que j’en dis je ne suis pas au second tour, ce n’est plus mon problème ».

    J’ai qualifié Mme Royal d’« hôte », étant entendu qu’elle jouait « à domicile ». En effet, à trop vouloir compenser les déséquilibres du PAF, BFMTV n’a pas vraiment donné une leçon d’objectivité sur ce coup : caméra subjective à l’entrée et à la sortie du plateau, chronomètre tout droit sorti de la poche du lapin de Lewis Carroll, questions ciselées comme des réquisitoires à l’attention du grand absent du jour, interruption systématique de Mr Bayrou à chaque fois qu’il menaçait de rebondir sur l’une des innombrables « bourditudes » de la puissance invitante...

    J’alterne régulièrement LCI et BFMTV pour avoir les différents sons de cloche de cette campagne, et il me semble que pour ce qui est des techniques de propagande, Sarko TV joue un peu plus finement au niveau subliminal là où Ségo TV fait dans le Fox TV brut de décoffrage... L’expérience, sans doute ! smiley

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