• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

aude guignard

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 13/06/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 11 5
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : nombre de réactions




Derniers commentaires



  • aude guignard 19 avril 2009 14:54

    « la différence réside dans le fait que la maladie peut apparaître quelques 50 ans après l’exposition à l’amiante. » la sortie du déni peut se faire 50 ans après les fatis pour les victimes d’incest, ce sont des faits avérés au Canada, pays où n’existe pas de prescription pour les agressions sexuelles sur mineurs, et où des victimes portent plainte des dizaines d’années après les faits ; les procès ont lieu, et les juges réussissent à juger. Les juges français seraient ils plus sots que les canandiens ?

    « Il n’est pas rare de voir des innocents emprisonnés par les paroles sacralisées de l’enfant ou plus généralement de la pseudo-victime. »

    par contre, en France comme dans bien d’autres pays, seule une petite minorité de victimes ont droit à un procès, en raison de la prescription et des classements sans suite qui forment la grande masse des réponses judiciaires à une plainte déposée par une victime d’inceste. De plus la très grande majorité des victimes n’osent jamais aller déposer plainte. donc si votre phrase est vraie, l’inverse est encore plus vrai : il est rare de voir les coupables emprisonnés, même si ceux-ci occupent beaucoup de places dans les prisons, en raison de la (trop) grande fréquence des agressions sexuelles et viols sur mineurs en France.

    « La victime est choyée, se complait, ne se sent pas seule, mais n’avance pas et ne sort pas de cette posture victimaire. » Erreur manifeste ! 1/sortir de l’illusion qu’on est le seul enfant à avoir vécu des abus sexuels (illusion commune à la plupart des victimes, si vous en connaissez vous pourrez vérifier pour vous-même, sinon allez demander à un psychothérapeute) est une libération pour l’adulte que cet enfant est devenu. 2/Trouver enfin une solidarité alors qu’on a été enfermé dans le secret et la honte depuis l’enfance comme dans un cachot particulièrement étroit, permet de réapprendre la confiance dans le genre humain, de réapprendre à vivre en société. C’est aussi une libération. 3/Après ces deux libérations, qui constituent les premières grandes avancées nécessaires pour sortir de la victimisation, la victime devient enfin une personne capable d’agir sur sa propre vie ce qui est la troisième étape nécessaire pour sortir de la posture victimaire. En résumé, et d’après tous les professionnels qui soignent les victimes, quelqu’un qui a vécu des abus sexuels dans l’enfance doit impérativement tout d’abord entrer dans une étape de victimisation, pour pouvoir en sortir justement ! Une victime pense depuis son enfance qu’elle est coupable, et DONC ne se sent absolument pas victime de ce qu’elle a subi : elle est obligée de le découvrir à l’âge adulte, et le plus souvent y arrive soit grâce à une psychothérapie, soit grâce à une association. La preuve : une victime quitte l’association quand elle va mieux et cela se confirme avec la plus grande régularité. Les associations sont des étapes nécessaires pour la reconstruction des victimes.



  • aude guignard 16 avril 2009 16:44

    1/ Dans les cas de viols extra familiaux, l’enfant victime est plaint, soigné, entouré, toute la famille se retourne contre le violeur, va en justice. en cas d’inceste, les personnes censées protéger l’enfant sont les agresseurs : l’enfant n’est ni secouru ni plaint, et ce n’est pas l’agresseur qui va aller en justice pour poser plainte. en fait dans les cas d’inceste c’est la victime qui est rejetée et pas l’agresseur, et la famille fait taire l’enfant dans la plupart des cas. Dans les cas d’inceste, c’est le plus souvent toute la famille qui est déficiente, dysfonctionnelle. toutes ces raisons font qu’un viol incestueux est encore plus difficile à gérer pour la victime qu’un viol commis par une personne extérieure à la famille. 2/ au niveau pénal, le viol se définit comme une agression sexuelle avec pénétration commise par violence, contrainte, menace ou surprise. Or quand c’est un parent , il n’y a le plus souvent ni violence, ni contrainte, ni menace ni surprise : les incestes durent des années contrairement aux viols extra familiaux, donc pas de surprise, les enfants ne peuvent s’opposer à leur parent agresseur en raison du lien familial, donc souvent aucune violence menace ni contrainte apparentes. Les juges ne peuvent donc qualifier les faits en viols ! la nouvelle qualification de viol incestueux impliquerait que les juges n’ont pas à prouver le non consentement de l’enfant il faut donc spécifiquement inscrire l’inceste dans le code pénal, pour que les viols incestueux cessent d’être déqualifiés en agression ou atteinte sexuelle, ce qui est une pratique complètement illégale mais très fréquente actuellement. cette pratique permet en plus aux agresseurs de s’en tirer à très bon compte, car les peines sont plus légères en correctionnelle.

    voici quelques unes des spécificités des viols incestueux par rapport au viol non incestueux, qui font que l’insertion de l’inceste dans le code pénal sera une bénédiction pour les victimes.



  • aude guignard 16 avril 2009 16:20

    un viol sur un enfant est plus grave que sur un adulte, car l’enfant est en train de construire sa personnalité, il va donc se construire vrillé par ce traumatisme. je pense que nous tous deux d’accord là dessus. la spécificité du viol incestueux, que vous n’avez certainement pas subi, vu votre message, est qu’il est subi de la part des personnes qui sont censées protéger l’enfant, et que donc l’enfant est détruit de l’intérieur par sa propre famille. voyez bien que si un enfant se fait violer par un vendeur de pizza (pardon pour les vendeurs de pizza, c’est juste un exemple), toute sa famille va plaindre l’ enfant , l’entourer, et se retourner vers la justice pour faire punir le violeur. mais si c’est un viol incestueux, par le père ou le beau père par exemple, qui va plaindre l’enfant, l’entourer, le soigner, et se retourner contre la justice pour faire punir le violeur ? (deux tiers des mères ne font rien si elles apprennent que leur conjoint a violé leur enfant, c’est un fait reconnu) : vous voyez maintenant la différence ! il faut ajouter à cela qu’avec beaucoup de régularité, dans le cas d’un viol incestueux, c’est toute la famille qui se retourne CONTRE LA VICTIME et non contre l’agresseur, qui se trouve activement protégé par la majorité des membres de la famille. en effet c’est tout le système familial qui est dysfonctionnel. Oui vous avez bien lu, c’est la victime qui se fait rejeter et non l’agresseur, dans la plupart des cas d’inceste. voilà encore une autre raison pourquoi une qualification d’inceste est indispensable : c’est que cette notion recouvre l’impossibilité pour l’enfant de donner son consentement éclairé à avoir des relations sexuelles avec son parent. en ce moment ce n’est ps le cas dans le code pénal actuel qui exige que le non consentement de l’enfant soit prouvé pour que les faits soient qualifiés de viol. Or comment un enfant peut il trouver les forces de résister devant l’adulte, qui souvent est d’ailleurs séducteur et profite du fait que l’enfant ne conçoit tout simplement pas ce que l’adulte veut lui faire , ni pourquoi. dans ces familles dysfonctionnelles, l’enfant est conditionné à tout souffrir, souvent les coups avant les viols d’ailleurs.ce sont des systèmes maltraitants et terrifiants qui paralysent l’enfant. il faut aussi savoir que 45% des agressions sexuelles sur mineurs ont lieu avant l’âge de 9 ans. rappelez vous ce que vous étiez avant 9 ans ! les viols incestueux sont parfois amenés très insidieusement et l’enfant ne s’oppose pas forcément.il faut cependant que le code pénal accepte de reconnaitre ce fait : pour l’instant il ne le reconnait puisqu’il n’y a viol que s’il y a contrainte, surprise, violence. donc les viols sont correctionnalisés en atteinte sexuelle, ou agression sexuelles, ce qui est totalement illégal mais pratiqué à tour de bras par les tribunaux surchargés et cherchant à punir quand me^me un peu le coupable, qui ne peut être reconnu coupable de viol sinon. il faut donc inscrire l’inceste dans el code pénal avec bien entendu la mention, que la nature des liens familiaux fait qu’il n’y a pas à prouver le non consentement de l’enfant pour pouvoir qualifier les faits de viols. je vous rappelle que les peines pour les coupables sont bien plus légères en correctionnelle qu’aux assises, donc la majorité des violeurs s’en tirent à bon compte, puisque le viol est déqualifié en agression ou atteinte sexuelle.



  • aude guignard 30 janvier 2009 18:47

    Pour que les choses soient claires, je me dois de souligner combien ces chiffres tirés d’enquêtes scientifiques confortent très largement les chiffres du sondage IPSOS/AIVI, qui leur sont d’ailleurs généralement inférieurs : alors que certains les mettent en doute, pensant que les chiffres IPSOS/AIVI sont surévalués ! Le mérite du sondage IPSOS/AIVI est d’avoir, avec une méthodologie sérieuse, donné les premiers chiffres français.
     



  • aude guignard 4 décembre 2008 00:08

    bonjour, je signale que le Canada procède régulièrement à des procès dans des cas où les révélations d’inceste et le dépot de plainte sont extremement tardifs : plus de 20 voire de 30 ou 40 ans après les faits. 

    La justice canadienne sait y faire, et les procès sont équitables. Personne n’avance les arguments que vous donnez, car il y a des moyens donnés aux juges de se forger leur conviction : les preuves sont les séquelles, qui sont connues et répertoriées par la science. pourquoi la justice se fait elle aider d’experts scientifiques pour les crimes de sang ? et ne le pourrait elle pas dans les affaires d’inceste ? les français sont ils plus bêtes et ignorants que les Canadiens ?

LES THEMES DE L'AUTEUR

Société

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité