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JDCh

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Polytechnicien (n’ayant jamais été fonctionnaire ou salarié du secteur public), j’ai découvert les enjeux d’une nouvelle économie globale à la fin des années 90 dans la Silicon Valley. Capital-risqueur depuis 2000, je suis frappé par l’immense décalage existant entre une grande partie de l’opinion Française et le monde dans lequel nous vivons. Je n’ai aucune confiance dans nos politiques ou nos médias pour réduire cette "fracture". La France va droit dans le mur. Comment le faire comprendre ?

Tableau de bord

  • Premier article le 15/05/2006
  • Modérateur depuis le 06/06/2006
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Derniers commentaires



  • JDCh JDCh 18 janvier 2007 18:36

    @tous

    quelques remarques de vocabulaire et de fonds :

    1/ Les Hedge Funds ne font pas partie du Private Equity et de l’étude fournie par E&Y. Ils interviennent sur des positions plutôt courtes (quelques jours, quelques mois) en Bourse, les acteurs du Private Equity ont en général une position longue (quelques années) dans des boîtes privées (non côtées en bourse). Il s’agit de 2 mondes très différents qui se retrouvent en concurrence dans des cas rares où un fonds de Private Equity prend une position majoritaire dans une société côtée pour la sortir de la bourse (cas de PagesJaunes par exemple).

    2/ Vous parlez des fonds de pension comme s’ils agissaient directement sur le marché du Private Equity ce qui est faux. Ils allouent un certain pourcentage de leurs investissements à ce secteur (sans doute de l’ordre de 15%) mais ils font aussi beaucoup de côté, d’immobilier, d’obligations... La part Private Equity est gérée par délégation par des fonds d’investissement dont les fonds de pension sont souscripteurs mais ils ne sont pas seuls : on trouve comme souscripteurs des grandes entreprises, des banques, des assureurs-vie français, des family offices... Ce n’est pas parce que les fonds de pension gèrent la retraite des américains ou des anglais qu’ils sont plus nuisibles que les assureurs-vie Français ! Ce qui est sûr c’est qu’ils ont beaucoup plus d’argent à faire fructifier pour les futurs retraités...

    3/ Un commentateur parle de raider... A ma connaissance, aucune opération de Private Equity n’a été hostile à ce jour. On ne peut pas faire d’offre hostile à une boîte privée non côtée et, dans les cas de société côtée, il y a toujours un cédant (majoritaire en général) qui veut vendre (cas de France Telecom et PagesJaunes). Donc encore une fois on se fait peur avec les mots.

    4/ L’exemple du conflit avec Carlyle fait partie des cas difficiles où des fondateurs/actionnaires existants ont accepté l’entrée d’un fonds, ont signé un accord avec lui et ont ensuite divergé sur la stratégie. La punition dans ce cas là est pour tout le monde : je doute que Carlyle gagne le moindre argent sur une opération de ce type et l’objectif d’un fonds c’est d’en gagner !

    5/ Un commentateur parle aussi de 10% de licenciements immédiats avec pourtant un net d’emplois créés de 4% (source E&Y). Il y a bien sûr des cas où une restructuration du business fait partie du plan des investisseurs mais les chiffres démontrent que le net est très positif.

    6/ La France est le second marché du Private Equity en Europe après l’Angleterre. Elle accueille beaucoup de capitaux étrangers et ce malgré la mauvaise réputation du pays en raison de son droit du travail. Cela veut dire que plus de sociétés seraient « backées » par le Private Equity si cette réputation était meilleure... Une des raisons est que nous sommes dans une forme de rattrapage sur le monde anglo-saxon et que certains de nos grands groupes (côtés ou familiaux) avaient/ont besoin de vendre des actifs. Une autre est que nos bancassureurs ont été longtemps frileux sur ce secteur.

    7/ Je suis assez d’accord pour dire que les mega-LBO sont une tendance nouvelle dont personne ne connait les conséquences. Ceci dit, celles-ci ne sont pas forcément plus mauvaises que des sociétés côtées en bourse qui se la joue à la ENRON aux dépens des petits actionnaires ou des salariés-actionnaires ! Il est normal que les autorités de marché (SEC, AMF) se pré-occupent de l’intervention de ces fonds sur des sociétés côtées mais cela représentent un nombre d’entreprises extrêmement limité par rapport au scope traditionnel du secteur (quelques unes pour mille).

    Dernier point : si j’écris ce type d’article c’est pour rectifier des contre-vérités habituelles dans nos média. Peut-être suis-je un peu provocant ou partie prenante, je n’ai aucun problème à le concéder mais je m’efforce de décrire des faits pas des fantasmes.



  • JDCh JDCh 18 janvier 2007 12:31

    Guilhem

    mon article ne concerne pas les hedge funds et c’est volontaire car le monde du Private Equity (Capital-risque, développement, LBO et retournement) est homogène et très différent des acteurs qui agissent sur les marchés boursiers.

    Par ailleurs les chiffres fournis par E&Y semblent prouver que les opérations de LBO sont bien plus porteuses de croissance que la réputation que leur donnent les médias ou les observateurs avertis. Une autre statistique que j’ai souvent entendue est que l’effet de levier pèse pour moins de 50% du retour des fonds de LBO, la majorité est issu de la création de valeur intrinsèque (croissance et profitabilité) et des cycles économiques (arbitrage de multiples entre l’entrée et la sortie).

    Dernière remarque, ce n’est pas parce que je ne me référe pas à la pensée unique que je dois être casé en « tribune libre » !



  • JDCh JDCh 8 janvier 2007 21:13

    Pas de faute de frappe : les 1% sont inclus dans les 10% ! Comme 50% ne paient rien, 50% paient 100%.

    JDC



  • JDCh JDCh 2 janvier 2007 22:29

    Réponses aux uns et aux autres que je remercie pour leurs commentaires :

    - le communisme a été une catastrophe économique et les Allemands le savent parfaitement. L’une des caractéristiques de l’économie communiste est la main mise de la collectivité sur les entreprises d’où le lien que je fais entre les Français et leur « nostalgie trotskiste ». La gauche Française incluant une grosse partie du PS est « communisante » économiquement au contraire des sociaux-démocrates Européens et notamment Allemands qui sont plus « libéraux » au sens Français et pour moi non-péjoratif du terme (reconnaissance de l’efficacité de l’économie de marché concurrentiel, de la libre entreprise, nécessité d’être compétitif, acceptation de la mondialisation comme une opportunité...). Je ne vois pas de péril rouge, je vois une nostalgie qui nous ringardise économiquement jour après jour...

    - la dette Allemande est pour une part explicable par les coûts de la réunification. C’est plus une dette liée à des investissements significatifs faits depuis 15 ans qu’une dette de fonctionnement. Les Allemands arriveront à l’équilibre budgétaire avant nous car ils ont moins laissé filer leurs coûts de fonctionnement et ils ont une conscience collective forte qu’un déficit de fonctionnement qui creuse la dette est une catastrophe. Cette catastrophe est celle qui nous arrive...

    - je ne sais pas dans quelles conditions l’Allemagne a obtenu de ses partenaires Européens d’augmenter sa TVA et je ne suis pas fan de la politique fiscale Allemande qui, comme en France, est beaucoup trop lourde. Je remarque simplement qu’avec le choix de TVA, la coalition a choisi un impot efficace dans sa collecte et qui touche tout le monde à hauteur de sa consommation. Il est à noter également que cette hausse de la TVA arrive en même temps que des allègements de charges sociales pour les entreprises. La logique Allemande n’est donc pas de privilégier la consommation mais de privilégier la compétitivité de ses entreprises exportatrices. Ca n’est pas totalement idiot...

    - je ne sais pas ce que Erdal appelle la « droite socialiste ». Si cela veut dire « social démocratie » ou « socialisme non communisant » alors oui l’Allemagne est plus « pragmatique » (à droite ?) que la France mais l’Allemagne n’est pas historiquement plus libérale que la France et ceux qui se nomment « libéraux » (au sens anglo-saxon du terme), le FPD, sont aussi marginaux politiquement qu’en France (5 à 12% des votes) même s’ils existent dans leur capacité à s’allier soit avec les chrétiens-démocrates (CDU) soit avec les sociaux-démocrates (SPD).

    - la natalité Allemande faible rend encore plus aigu le problème des retraites et de la préservation du système social. Chez nous, il est peut-être moins aigu mais on n’a rien solutionné pour autant !



  • JDCh JDCh 18 décembre 2006 22:26

    @rage

    le cas de Johnny me soucie peu. Ce qui est flagrant c’est qu’il part à cause de l’ISF et de la situation tres inconfortable d’une baisse de ses revenus et d’un impot spoliateur sur son patrimoine pourtant rescapé d’une fiscalité déjà bien rapace.

    Le problème que je soulève c’est, d’un côté, la non-fiscalisation grandissante de la population francaise, qui est appelée aux urnes et qui va peut-être céder aux sirênes le plus démagogiques (plus de protection sociale, moins de travail,... comme si on pouvait avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crêmière) car elle ne sait pas combien tout cela coûte et, de l’autre côté, une France entreprenante qui décide de « se casser » car « trop c’est trop ».

    Chichi parlait de facture sociale, il avait raison mais il n’a rien fait pour la résoudre. Au contraire...

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