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Marsiho

Marsiho

Travailleur social engagé, en cours de création d'une activité de consultant dans le domaine de la démocratie, sur la fin de la quarantaine. J'essaie de penser au-delà de nos réflexes habituels, scrutant ce qui fonctionne ou pas dans d'autres pays. 

Tableau de bord

  • Premier article le 08/06/2006
  • Modérateur depuis le 05/10/2006
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Derniers commentaires



  • Marsiho Marsiho 18 octobre 2009 20:03
    L’académie de Créteil va expérimenter, sur trois lycées professionnels, la rémunération des élèves pour lutter contre l’absentéisme ? A peine annoncée, la polémique faisait rage autour de cette idée touchant à un tabou, associant service public éducatif et argent... L’intrusion de l’ultra-libéralisme dans l’enceinte de l’école choque forcément. Besancenot lui-même y a été de son couplet sur le sujet : « Moi je ne suis pas pour payer les élèves, je suis pour donner les moyens au système éducatif de fonctionner ». Jolie litote... Je suis également contre le libéralisme, qu’il soit ultra ou pas ; mais concernant cette mesure, je ne vois pas bien en quoi elle serait ultra libérale ? Le libéralisme s’inscrit contre toute forme d’assujestissement de l’individu, alors que dans ce cas de figure, c’est au contraire institutionnaliser un « moyen de pression », pour ne pas dire motivation rétribuée, qui plus est collectif, ce qui me semble loin du dogme libéral. 

    Petit rappel du procédé : tout d’abord il s’agit d’une expérimentation, donc d’une action très limitée qui sera évaluée. Au moins on saura si cela fonctionne ou pas, et avec quels effets pervers éventuels. Ensuite, la bourse, qui pourrait aller jusqu’à 10 000 euros (d’où vient cet argent ?...), serait versée dans un cadre collectif, et non individuel (je reviendrais sur ce point). Il ne s’agit donc pas de « salarier » les élèves. Cela me fait ch... de tenir les mêmes propos que Luc Chatel, mais pour une fois, il a parfaitement raison. Dans le secteur de l’animation, motiver les jeunes à participer sur des projet en participant de manière collective n’est pas une nouveauté, c’est même monnaie courante. Qu’on les pousse à tenir un stand de sandwichs ou autre moyen de trouver monnaie, ou bien qu’on finance un séjour contre une démarche participative, n’est-ce pas la même chose au final ?... Nous le faisons parce que nous savons que ce type de négociation fonctionne, qu’il nous permet de travailler avec le jeune et d’aller au bout d’une démarche pédagogique. Il sera bien temps, pendant et après, de travailler sur des valeurs plus généreuses et non mercantiles. Nous rammassons tellement de gamins cassés par l’école, elle même cassée avec raison par Bourdieu, que nous pouvons rester insensibles au cris outragés de certains pédagogues d’une école qui ne sait plus faire face. 

    L’Angleterre teste la formule de manière individuelle, avec un succès que l’opposition elle-même ne cherche pas à démentir. Le Brésil aussi qui trouve là un « mécanisme conditionnel de transfert de ressources ». Dans un pays où la pauvreté est le premier obstacle à l’instruction, la leçon est à méditer. Notons que dans ces deux cas, c’est l’élève qui est directement payé. Ici, alors que l’école a failli (il y a encore des gens qui en doutent dans la salle ?), l’absentéisme atteint parfois des records sans que, au-delà des cris d’orfraie de cette nouvelle mesure, de réelles solutions soient trouvées. J’en ai personnellement marre de ramasser dans les structures où je passe, tous les mômes qui quittent l’école ; sans compter ceux que l’école exclue d’elle même sans se poser, parfois, de questions sur la manière dont ils vont remplir leurs journées. Je vois dans cette mesure, à la condtion qu’elle s’adresse aux classes ou aux individus les plus démunis, une mesure de justice sociale, de répartition des richesses. Comme l’a expliqué Bourdieu, l’école maintient les inégalités à travers la reproduction des classes sociales. Vous croyez vraiment que tous les élèves sont égaux devant l’instruction publique ? Que les classes les plus aisées ne promettent pas des voitures ou autres cadeaux liès aux bons résultats scolaires du petit dernier ?... Quand le besoin économique se fait sentir au point de faire manquer l’école, car bien souvent sombrer dans la délinquance c’est entrer dans une économie parrallèle, comment ne pas imaginer le maintien de l’assiduité par des moyens à même de supprimer la cause et en même temps les effets ? Martin Hirsch n’est pas franchement dans mes petits papiers, mais quand une idée me parait bonne, je ne vois pas pourquoi je hurlerai contre, sans expérimentation préalable, et au pretexte que l’école est obligatoire. La belle incantation que voilà... De plus, alors que je suis pour le collectivisme dans la majorité des cas, je trouve qu’il y a une réelle dichotomie dans les protestations entendues ; en effet, beaucoup à gauche protestent en accusant ce nouveau système de dévaloriser l’effort individuel et le mérite personnel, hors, n’est-ce pas là justement une forme d’encouragement au libéralisme, ou en tous cas à l’individualisme forcené ? Alors que cette mesure tend vers le collectivisme et donc l’entraide et la solidarité ? Je pense même que pour les enfants les plus défavorisés, une cagnotte individuelle pourrait être proposée, ceci mettant en avant une notion de redistribution dans les têtes des élèves. Issue du monde libéral, cette mesure pourrait peut-être en sonner le glas ! Rien que cela justifie d’expérimenter le concept. A suivre. 


  • Marsiho Marsiho 10 juillet 2009 07:44

    Mais oui Pierre...

    Je suis en partie d’accord avec vous, et c’est bien pour cela que je suis en train de finir de le lire dans son intégralité. Je sais donc de quoi je parle, d’autant que cela touche directement mon univers professionnel (et je ne suis pas journaliste). 
    Quant à la composition, elle a fait et fera débat, y ccompris par ses membres eux-mêmes dont certains avaient créé un blog pour pouvoir dire ce qu’il en pensait... Voir les références sur mon site.
    Maintenant toute action publique s’expose à la critique, et tout citoyen a le devoir d’être critique sur la politique...


  • Marsiho Marsiho 14 avril 2009 19:06

    Je viens de lire cet ouvrage que j’avais dans ma bibliothèque depuis un an (pas le temps de lire tous les livres que j’attrape).

    Le premier constat, vision sociologique plutôt juste, même si souvent un peu facile... Mais quant au reste du livre, my god ! souhaitons que le monde rêvé par ce comité invisible ne voit jamais le jour car ce sont là les dignes héritiers de Robespierre et Marat... A leur yeux, personne ne trouve grâce, et surtout pas les démocrates, les militants associatifs ou syndicaux. Leur seul souhait, une violence aveugle et sans régles. Et de porter aux nues La Commune de 1871.
    Il se trouve que je suis très curieux de cette véritable révolution populaire (la seule de notre histoire) et que j’ai quelques documents d’époque, comme les instructions pour ériger les baricades, à tant de cm de hauteur, de largeur, à tant des extrémités de la rue, avec tels pavés... Bref, loin d’une anarchie rêvée, un vrai travail de bureaucrate... Alors les références pompeuses à La Commune me font doucement rigoler. Quant au reste, c’est un appel à la haine gratuit. C’est du niveau adolescent prébubère qui n’a pas encore trempé sa queue et s’astique violemment tous les soirs avec hargne et frustration. 
    Ouvrage décevant qui ne mérite pas le barouf provoqué par l’Intérieur. 
    Mieux vaut relire Alinsky ou revisiter l’action de Ghandi, laborieux qui ont su démontrer que les flammes n’étaient pas la seule réponse.


  • Marsiho Marsiho 25 juin 2008 13:27

    A ma connaissance, non je ne peux pas savoir cela.

    Pourquoi ?



  • Marsiho Marsiho 25 juin 2008 13:07

    "Il n’est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l’intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez." ROMAIN GARY

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