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  • Premier article le 18/02/2012
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Derniers commentaires



  • bigglop bigglop 17 août 2011 17:18

    Pinsolle alias Dupont Aignan
    Comme d’habitude, vous ne faites des commentaires creux et sans proposer de solution.
    NDA, Young Leader de la French American Foundation avec micro-parti « Agir au quotidien avec NDA » (1) présente une programme aussi vain que lui-même.

    L’enfumage continue avec cette petite musique insistante que nous distillent les merdias de masse.
    - Nicolas et Angela viennent de sauver l’Europe, l ’euro, la France, la Grèce, l’Italie etc.. pour la troisième fois et sonnez trompettes de la renommée.
    - ils veulent nous vendre avec Van Rompuy (2), Trichet/Draghi, Juncker et autres grands européens une reconfiguration de la construction européenne (3) dirigée par l’oligarchie mondiale. Il s’agit, ni plus, ni moins, que la perte de souveraineté des états européens qui sera confiée à quelques dirigeants non élus démocratiquement et dénoncée par Patrick Hillard (4).

    Ce qui est proposé ne soigne que les effets du mal et non la cause. Nous sommes revenus à l’époque des barbiers qui saignaient les malades pour évacuer les humeurs comme on saigne la Grèce (5), l’Italie, le Portugal et bientôt nous-mêmes.
    Nous ne pouvons pas nous passer d’un nouveau Bretton-Woods et nouveau Glass-Steagall act, tout en interdisant la vente à découvert,la titrisation des créances.

    Maintenant, les dettes souveraines sont une bulle spéculative avec les bonds, les CDO et CDS.

    Pourquoi le PS et autres ne réclament-ils pas ces deux mesures ? Simplement, parce que c’est contraire aux intérêts de l’oligarchie qui les sponsorise.

    (1)http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100720.OBS7413/les-micro-partis-politiques-en-quinze-questions.html
    (2)http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-plan-secret-du-President-du-Conseil-Herman-van-Rompuy-2564.html
    (3)http://www.mecanopolis.org/?p=24040
    (4)http://www.youtube.com/watch?v=e8JGxMgGmsU
    (5)http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_Gr%C3%A8ce





  • bigglop bigglop 16 août 2011 23:30

    The Queen, Elisabeth II, says :
    "OH ! MY GODE, A POPULIST PRIME MINISTER. I LOVE HIM



  • bigglop bigglop 16 août 2011 18:54

    Nos hommes/femmes politiques sont-ils vraiment incompétents et, ou cons ?

    C’est allez un peu vite en besogne que de l’affirmer même avec ce que l’on croit être des preuves mais qui ne sont là que pour détourner l’attention des citoyens des vrais problèmes,

    Ils ne sont que des commis envoyés par l’oligarchie pour encaisser les créances qu’ils se sont créées sur les citoyens (N, Sarkozy et consorts) et d’autres en sont les coursiers qui portent les courriers, la bonne parole, les « merdias » bien connus, les BHL (terrorisme de la pensée), les porteurs de la pensée unique : P. Servent, E. Coen, Taouti, Y. Calvi, etc...et des abrutisseurs comme S. Bern avec son Histoire de France réécrite par Voici et Gala.

    Non, ce sont des hommes et des femmes très intelligents qui défendent des intérêts particuliers.

    Depuis peu, une nouvelle musique, toute douce, nous est serinée par les merdias et les politiques : pour gérer let résoudre la crise, il faut une plus forte intégration financière euroéen-

    ne. Oh la jolie arnaque qui se prépare !!!!!

    Vous souvenez-vous des propos de M. Aubry : « Il faut une autre Europe », termes ambigus, mais de quoi parle-t-elle ?

    Le Parti Socialiste et ses ont eu une position constante pour la Construction Européenne : ils ont soutenus tous les accords et traités européens, Masstricht, Amsterdam, Nice, et cerise le TCE consécrant l’économie de marché capitalistique (libéralisme), un concurrence sois-disant libre et non faussée. Lors du vote en Congrès, il ont bien pris soin qu’il y ait suffisamment de députés et de sénateurs pour que le quorum soit atteint et annuler le précédent vote référendaire citoyen

    Martine Aubry et PS persévèrent dans la forfaiture en demandant comme Sarkozy, Van Rompuy, Trichet, Juncker et d’autres grands européens une plus grande intégration financière européenne.

    Ceci implique un contrôle direct par l’Eurogroupe et la BCE, le FSEF et la banque MES (1) de la construction et du financement des budgets des Etats Européens par eux-mêmes, ceci la perte de la souveraineté nationale des états

    L’objectif est de mettre en place une régionalisation européenne supranationale, déjà prévue dans les différents traités voir l’ouvrage de Pierre Hillard :Minorités et Régionalisme dans l’Europe Fédérale des Régions.(2)

    Aujourd’hui, il s’agit de la reconfiguration (7) de la construction européenne financiarisée

    à travers le FESF, le MES et structures financières européennes travailleront directement avec le FMI, La Banque Mondiale, les banques mondiales privées, les « hedges funds » (Goldman-Sachs et ses Hommes d’influence (3) (4)) et en dollar.

    Donc, on continue comme avant à bien « engraisser » la spéculation ;

    - sans régulation des marchés financiers : interdiction de la titrisation des créances, des ventes à découvert....

    - sans un nouveau Bretton-Woods dans le sens keynésien sur une valeur de réserve non nationale.

    - sans un nouveau Glass-Steagall Act : distinction en Banques de dépôt et d’affaires et compagnies d’assurance.

    Enfin, pour financiariser et globaliser toutes les activités économiques privées et publiques, il faut standardiser les comportements sociaux, donc un nouveau modèle social. Le meilleur moyen d’y parvenir est la stratégie du choc, du chaos qui, après le 11/09/2011, permit au gouvernement US d’imposer aux citoyens des lois liberticides, les Patriot Acts I et II, (5).

    Les différents plans d’austérité, de rigueur sont inutiles car ils ne s’attaquent qu’aux effets et non pas aux causes tout en permettant à la spéculation de s’enrichir en permanence.

    Ces plans sont pervers :

    - vente des activités régaliennes de l’Etat et de ses participations = licenciements, baisses des salaires

    - économies budgétaires : licenciements, caisse des recettes fiscales et sociales.

    Et les conséquences que vous connaisse : hausse du chômage, de la pauvreté, de précarité, perte de garanties sociales (droit du travail, médecine du travail, sécurité sociale...)

    Le piège est que ces plans provoquent une récession (France et Allemagne avec un taux de croissance de %) entraînant une diminution des recettes fiscales impliquant de s’endetter davantage sachant que l’on aura rembourser que des intérêts de la dette existante.

    GOOD BUSINESS !!! I want become a Bankster

    Pour en sortir, n’écoutez pas les sirènes et leur paralysante musique et lisez (6)

    (1)

    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421

    http://www.mecanopolis.org/?p=23579

    http://www.youtube.com/watch?v=m1jdXMb8H_4

    http://www.mecanopolis.org/?p=23579

    http://www.mecanopolis.org/?p=23579

    http://www.mecanopolis.org/?p=20259

    http://www.mecanopolis.org/?p=23638

    http://www.mecanopolis.org/?p=24040



  • bigglop bigglop 15 août 2011 18:29

    Monsieur Pinsolle/Dupont Aignan,
    Comme Young Leader du French-American Foundation vous n’ignorez pas que nous sommes dans la phase de reconfiguration de la construction européenne comme l’analyse l’article suivant

    Depuis 2008, la crise économique, et plus encore aujourd’hui la crise de la dette, nous sont présentées comme s’il s’agissait de phénomènes météorologiques imprévisibles. Il est pourtant évident que ces successions de crises, si elles n’ont été provoquées, sont au moins utilisées afin de reconfigurer l’économie mondiale.

    Dès 2008, à peine avait-on désigné les responsables de la crise économique mondiale qu’on les a escamotés en expliquant qu’ils n’y étaient pour rien ou presque, qu’en somme ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, que la responsabilité est à ce point diluée dans le pouvoir économique qu’il serait archaïque, barbare, digne des persécutions de l’Inquisition, de vouloir frapper des coupables. Bref, il n’y a plus de responsables de rien : c’est la faute à la «  technostructure », par exemple, ou aux « conditions », qui, il faut bien l’admettre, sont mauvaises.

    On serine tellement que ce sont les « conditions » qui sont mauvaises qu’on en oublie qu’en réalité ce sont les hommes qui le sont, et particulièrement ceux qui ont fait les choix qui nous ont amenés à la catastrophe actuelle.

    I. Une restructuration économique permanente

    Les jeunes qui se retrouvent sur le marché du travail ne peuvent plus croire aujourd’hui qu’une quelconque sécurité leur sera automatiquement octroyée en contrepartie de leur soumission silencieuse. Leurs aînés ne peuvent plus croire que quarante années de parfaite résignation leur garantiront une retraite lorsqu’ils seront devenus des semi-infirmes. Les étudiants ne peuvent plus croire, comme il y a peu, que les diplômes qu’ils s’efforcent d’acquérir leur assureront une espèce de quiétude somnifère ultérieur. Et même les commerçants ne croient plus à une « reprise » qui mettrait fin à la « crise » actuelle : ils découvrent qu’il ne s’agit pas cette fois d’une maladie aiguë et violente, comme en 1929, mais plutôt d’un affaissement progressif et inexorable, comme une agonie. En sommes, presque personne ne croit plus à un avenir acceptable que pourrait garantir une bonne conduite.

    Mesures antidémocratiques

    Il y a un parallèle intéressant à faire entre les « attentats » du 11 septembre 2001 et la crise de la dette des Etats. Dans le premier cas, une des premières réactions aura été de limiter les libertés individuelles en introduisant en urgence dans les législations des pays occidentaux toutes sortes de mesures oppressives. Dans le cadre la crise de la dette, ce sont des plans de rigueur budgétaire qu’il convient de mettre en place, afin de se soumettre aux exigences des agences de notations. Dans les deux cas, aucune de ces mesures n’auraient pu être prises dans un cadre démocratique normal. C’est sous le prétexte de situations d’urgence, et même de catastrophes en cours, qu’il a été possible de prendre des décisions arbitraires. Mais la manoeuvre est bien plus cynique dans le cas de la crise de la dette des Etats, puisqu’après avoir fait payer aux populations, dès 2008, le sauvetage des banques, il convient maintenant de les culpabiliser en leur reprochant d’avoir vécu « au-dessus de leur moyen », et d’exiger d’elles de renoncer à leur retraite, à leur couverture de santé, etc. en même temps qu’elles doivent concéder à une réduction des salaires et une augmentation des impôts directs et indirects. Mais est-ce que les ouvriers grecs, espagnols ou italiens, qui ont travaillé pendant quarante ans dans une usine, ont vécu au-dessus de leur moyen ? Est-ce qu’ils ont eu leur mot à dire quand leurs gouvernements ont décidés de dépenser des milliards en s’impliquant militairement dans les guerres d’Irak, d’Afghanistan, aujourd’hui en Libye et sans doute demain en Syrie  ? Est-ce que ce sont les ouvriers grecs, espagnols ou italiens qui se réunissent au World Economic Forum ou aux réunions du groupe Bilderberg pour décider de l’avenir du monde ?

    Conflit d’intérêts

    Les responsables politiques dénoncent aujourd’hui les « conflits d’intérêts flagrant » des agences de notations. On leur reprocherait d’avoir des banques dans leur clientèle. Quelle découverte ! Mais est-ce que les hommes politiques ne sont pas non plus, eux aussi, constamment en conflit d’intérêt flagrant avec l’oligarchie financière ? Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas, par un décret du 31 décembre 2010 (une date qui devait le rendre invisible) élevé au rang de Grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur un certain Marc Ladreit de Lacharrière, actionnaire principal de l’agence de notation Fitch ? (1) Mais enfin, quiconque sait un peu dans quel monde il vit ne saurait être surpris des connivences, cooptations et renvois d’ascenseur qui assurent le renouvellement des classes dominantes.

    Une guerre faite contre chaque être humain

    On connait le rôle qu’ont chaque fois joué les guerres au cours de l’histoire moderne, pour accélérer la reconfiguration de l’économie. La crise de la dette des Etats est elle aussi une guerre. Une guerre qui est livrée à chaque être humain qui n’appartient pas, par la fortune ou le statut, à la caste dirigeante.

    D’ailleurs, l’économiste américain Lester Brown à, en 2007, publiquement appelé à « une mobilisation de temps de guerre » (2), et a proposé pour modèle l’appareil productif pendant la Deuxième Guerre mondiale, soulignant cependant cette différence que «  la restructuration économique ne devait plus être temporaire mais permanente  ». Rappelant encore que « l’année 1942 a été le témoin de la plus grande expansion de la production industrielle de l’histoire du pays  ». Lester Brown s’exalte au souvenir de cette mobilisation totale, avec son rationnement et son organisation autoritaire : «  Cette mobilisation des ressources, effectuée en l’espace de quelques mois, démontre qu’un pays et, en fait, le monde entier, peut restructurer son économie rapidement s’il est convaincu de la nécessité de le faire ». La nécessité semble aujourd’hui à nos portes.

    Afin d’étayer notre propos, nous publierons dans les jours à venir la suite de cet article, sur plusieurs parties : II. Détruire la classe moyenne ; III. Restructurer par le chaos ; IV. Vers une société 80/20 ; V. Réduire la population mondiale

    Mecanopolis

    Notes : 1. Lire Le patron de Fitch Ratings promu par Sarkozy à l’ordre national de la Légion d’honneur 2. Lester Brown, le Plan B 2.0, à lire ou télécharger ici




  • bigglop bigglop 15 août 2011 16:57

    Depuis peu, nous entendons parler de plus en plus d’une intégration européenne de la politique budgétaire des Etats à travers la BCE, le FESF et la banque MES. Le falot Van Rompuy est à la manoeuvre discrètement et Lagarde est la représentante de ce nouvel ordre que l’on veut nous vendre en douceur avec la mort définitive de la « démocratie européenne ».
    C’est la reconfiguration de l’Union Européenne à travers l’article suivant :

    Rappelez-vous : le 2 avril dernier, le G20 était historique ! Le gratin mondial s’était réuni à Londres et allait prendre des mesures qui allaient non seulement sauver du krach imminent le monde mondialisé, mais aussi «  refonder le capitalisme ». Dans les faits, rien – absolument rien – n’a changé, et ce sont les mêmes fadaises, à peine remises à jour, que le « couple » Sarkozy-Merkel nous resservent aujourd’hui. En réalité, nos dirigeants ne sont jamais en rivalité avec les marchés financiers qu’ils feignent de dénoncer. Au contraire même, ils sont les meilleurs garants de leur succès.

    Selon les médias alignés, le quotidien Libération (propriété de la banque Rotschild) et Le Figaro (groupe Lagardère) en tête, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel auraient mis « tout leur poids politique » derrière la Grèce, afin de la sauver de la défiance des marchés. Vraiment ?

    Comme nous l’avons déjà indiqué dans notre article du 10 janvier, c’est l’agence de notation Flitch Ratings, propriété du holding français Fimalac qui a été à l’origine du déclassement de la note Grecque au début du mois de décembre dernier. Ensuite la Deutsche Bank et la banque Goldman Sachs, ainsi que des hedges funds qui leur sont directement liés, ont pariés sur la baisse du prix des obligations émises par le trésor grec entre décembre 2009 et début février 2010 (source). Dans le même temps, ils se sont précipités sur les produits Credit Default Swap (voir notre article du 6 février), tout en vendant massivement des euros contre des dollars, ce a qui à entrainé une aggravation de la situation de la Grèce, qui ne pouvait plus trouver preneur pour sa dette sur les marchés à moins de 6 %.

    Mais la baisse de l’euro face au dollar bénéficie directement à l’économie française et allemande, comme l’indique cet article du NouvelObs : « La reprise suit deux axes. L’un est celui de l’Espagne et la Grèce qui s’enfoncent dans la récession alors que la croissance s’accélère dans la plupart des autres pays, menés par la France et l’Allemagne (…) Les exportations bénéficient actuellement du retrait amorcé par l’euro face au dollar en raison des craintes qui pèsent sur la dette du Portugal et de la Grèce  ». Le gouvernement allemand précipite donc les signatures de contrat à l’exportation : « la composante des commandes à l’exportation a également grimpé à un sommet de 29 mois, à 53,8 contre 53,2 en décembre et en estimation flash.  »

    Humour noir

    La Deutsche Bank est donc à la base de la manipulation, ce qui n’empêche pas son économiste en chef, Thomas Mayer, dont le cynisme laisse penser qu’il aime prendre les gens pour des imbéciles, d’indiquer : « La pression sur l’euro s’accroît. L’UE doit maintenant tout entreprendre pour stabiliser la Grèce et l’euro  » (source). « Plus le mensonge est gros, plus il passe  » disait un autre Allemand nommé Goebbels, le siècle dernier.

    Marc Ledreit de Lacharrière, le patron de Flitch Ratings n’est pas en reste. Il jouait même les pucelles effarouchées, il y a deux jours, en suppliant «  il faut aider la Grèce !  » (source).

    Résumons : le système financier des pays européens les plus puissants, avec la bénédiction de leurs gouvernements respectifs, spécule sur la faillite de la Grèce jusqu’à ce que la la situation devienne critique. Ils envoient ensuite les dirigeants politiques éteindre l’incendie qu’ils ont allumés et, au final, si la Grèce se retrouve en cessation de paiement, ce sont ces derniers qui viendront la secourir… avec de l’argent public.

    Le but de la manœuvre

    Mais l’objectif n’est pas simplement de se remplir les poches à court terme, ce serait trop simple. Ce que nous suspections dans nos précédents articles est confirmé par une note secrète du président du Conseil européen, Herman van Rompuy, révélée par The Independent.

    La Grèce est le premier pays européen à être placé sous tutelle directe de l’UE. L’Espagne, dont le déficit est comparable, puis le Portugal, l’Italie, l’Irlande, etc, suivront. Ces pays ont en commun de refuser le projet d’un gouvernement économique centralisé, comme tente de l’imposer Herman van Rompuy, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. « Ce dont nous avons besoin est le même genre de mécanisme que nous avons maintenant imposé à la Grèce afin de surveiller et analyser la situation de certains pays en zone Euro  » (The Indépendent)

    Comme nous l’écrivions il y a deux jours, « ce gouvernement économique ne sera pas mis en place au matin du 12 février (…) Pour contraindre les pays récalcitrants, il est nécessaire que la situation se dégrade encore  ». Mais nous assistions d’ors et déjà aux premières phases d’une reconfiguration totale de l’Union européenne, de la perte de la souveraineté économique des pays membres et de la création d’un « impôt européen ». L’article 269 (et alinéas) du Traité de Lisbonne permet cela : « L’Union se dote des moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener à bien ses politiques. Il est possible, dans ce cadre, d’établir de nouvelles catégories de ressources propres ou d’abroger une catégorie existante. 

    Mais pour rendre l’économie européenne plus « compétitive  », Il faudra donc rationaliser le rapport coût/productivité des masses. « Les développements récents dans la zone euro accentuent le besoin urgent de renforcer notre gouvernement économique. Dans nos économies imbriquées, nos réformes doivent être coordonnées pour optimiser leur effet  » indique Monsieur van Rompuy. Optimiser leur effet, par la contrainte où la culpabilité, comme c’est le cas aujourd’hui avec la Grèce.

    Les élucubrations de Sarkozy et Merkel seront sans effet sur la crise en cours. Il faudra attendre lundi pour que les premiers leviers du plan de van Rompuy soient actionnés, lors de la rencontre des ministres des finances des pays de la zone euro, avec Jean-Claude Junker, patron de l’Eurogroupe et ministre des finances luxembourgeois (et ancien directeur de la Banque Mondiale).

    Notre précédent article concluait sur la mort de la démocratie européenne. Nous ne pouvons clore celui-ci sans penser, de cette Europe, qu’elle ressemble de plus en plus à un IVème Reich.

    Spain next !

    Addendum du 13 février

    Le soutien à la Grèce affiché hier n’est qu’une farce grotesque. Comme nous l’avons écris à plusieurs reprises, il est nécessaire que la situation se dégrade encore. Les chose vont sans doute aller assez vite maintenant : les bourses continueront de plonger lundi, et l’euro de chuter. C’est le but. L’Espagne va assez rapidement se retrouver dans le même cyclone que la Grèce, à qui on demande de réduire de 4% son déficit en 10 mois sans lui apporter d’aide, mais en lui imposant des réformes drastiques. C’est « marche ou crève ! ». Pour Bruxelles, il est nécessaire de mettre en place une sorte de « stratégie de tension » afin d’étendre ces réformes aux autres pays en difficultés  : révision des statuts des fonctionnaires, élévation de l’âge de la retraite, hausse des impôts, privatisation des assurances sociales, etc. Cette stratégie de tension doit trouver son équilibre pour faire passer ces réformes sans toutefois occasionner un désordre social et politique trop violent, ce qui serait contre-productif (encore qu’il puisse encore accélérer le processus en cours, mais il est économiquement préférable de s’en passer).

    La réunion de lundi de l’Eurogroupe ne changera en rien la situation des pays de la zone euro qui sont en difficultés. Ce n’est d’ailleurs pas son but. On continuera de faire la promotion de l’idée que la résolution de toutes les difficultés passe par la mise en place d’un « gouvernement économique européen ». Il est nécessaire de poser les premiers jalons techniques nécessaires à sa constitution et, surtout, qu’il fasse réagir positivement les marchés quand on énonce son nom. Ce « gouvernement économique » doit apparaître comme étant LA solution à tous nos problèmes et devenir incontestable. Les Allemands font un peu semblant d’être réticents. Sans doute que la part du gâteau qui leur est octroyée n’est pas encore assez grosse. Un détail qui sera très vite réglé à leur avantage.

    Spencer Delane, pour Mecanopolis

    http://www.mecanopolis.org/?p=13708

    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421
    AGIR DE SUITE, SANS ATTENDRE LES ELECTIONS DE 2012

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