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Tsaag Valren

Tsaag Valren

Mythippophile, comprenons là spécialiste des aspects sociologiques et légendaires du cheval, de son symbolisme, mais aussi de la zootechnie en général. Je pourrai, à l'occasion, parler de fées, d'elfes des bois et de vouivres sur les margelles d'un puits. Egalement, je suis autiste.

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  • Premier article le 26/10/2016
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Derniers commentaires



  • Tsaag Valren Tsaag Valren 12 novembre 2016 20:03

    @Eric F
    Merci à vous pour ce commentaire qui fait chaud au cœur ;)



  • Tsaag Valren Tsaag Valren 12 novembre 2016 20:02

    @Paul Leleu
    Je ne nie pas que les psychanalystes aient à une époque accomplie une oeuvre historique... Je ne peux parler ici que de ce que je connais, dans mon cas, d’un pré-diagnostic posé à 32 ans après une errance de plusieurs années entre différents « psys » qui semblaient voir un problème, mais n’arrivaient pas à l’identifier, celà allant de la « dysharmonie » jusqu’au « syndrome du savant ». 


    Si je prône l’abandon total et définitif des étiquettes de « psychose » et de « dysharmonie », ce n’est pas pour faire la guerre aux psychanalystes, mais avant tout parce qu’il n’existe pas de communauté de support pour les « psychotiques » ou pour les « dysharmoniques », alors qu’il en existe pour les autistes. Et ces adultes autistes avec qui je discute de temps en temps sont parmi les gens les plus extraordinaires que j’ai pu rencontrer. On s’amuse beaucoup plus avec eux qu’avec les « normaux », sur de nombreux aspects. 







  • Tsaag Valren Tsaag Valren 12 novembre 2016 13:18
    @astus Ha ,oui, la fameuse doxa, toussa... Bettelheim a peut-être fait quelque chose qui peut être considéré comme positif dans le contexte de son époque et sur une courte plage de temps, mais le mal que ses théories a causé et continue à causer aux personnes autistes et à leur famille l’emporte très largement. 

    Des « professionnels » continuent à prétendre que l’autisme n’existe pas à l’âge adulte et que le syndrome d’Asperger est une invention américaine... En Suède et au Royaume-Uni, on a des chiffres fiables sur le nombre d’adultes autistes (diagnostiqués) qui se suicident ou meurent des comorbidités de l’autisme. Ils sont effarants : http://www.sciencemag.org/news/2016/03/people-autism-spectrum-die-18-years-younger-average


    En France, les mêmes meurent en silence parce qu’une bande de soi-disant professionnels de santé rétrogrades refuse de reconnaître leur handicap. Il ne s’écoule pas un mois sans que j’apprenne qu’un adulte autiste (diagnostiqué ou auto-diagnostiqué) s’est suicidé. Parfois, c’est quelqu’un que je connaissais. Pendant ce temps là, quelques pseudoscientifiques qui se prétendent professionnels du psychisme humain et grands humanistes inventent des psychoses et des syndromes de Munchausen à des gens, à des mères, qui perdent des années de leur vie (voire, justement, leur vie) sous ces fausses étiquettes. J’ai appris bien plus en quatre heures de discussions gratuites avec une neuroscientifique qu’en 40 à payer des « psys » (pourtant, semble t’il, désireux de m’aider) enfermés dans la conception psychanalytique de l’autisme.

    Je vois de plus en plus cette théorie qui consiste à dire qu’il n’existe « pas un mais des autismes ». Encore une théorie franco-française qui s’arrête à la frontière ! Pendant que partout ailleurs dans le monde, on parle des troubles du spectre de l’autisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Troubles_du_spectre_de_l%27autisme), et surtout de la possibilité de progresser au sein de ce spectre. 


  • Tsaag Valren Tsaag Valren 3 novembre 2016 10:19

    @Emilien Hamel

    Extrait de https://www.cairn.info/revue-sud-nord-2009-1-page-79.htm

    « l’apa (American Psychiatric Association) comme la psychiatrie américaine étaient, à la fin des années 1960, dominées par les psychanalystes »[...] « Outre la catégorie des névroses classiques, il comportait aussi une catégorie très inspirée de la psychanalyse, les déviations sexuelles, avec, en première position, l’homosexualité. »

    Plus loin : "une table ronde gays-psys au congrès de 1973 à Honolulu, à laquelle participeront deux psychiatres psychanalystes favorables au maintien [de l’homosexualité comme maladie mentale](Bieber et Socarides), trois psychiatres favorables au retrait (Robert J. Stoller, Judd Marmor [...]

    Merci pour cette piqûre de rappel librement consultable en ligne.

    J’imagine que les psychiatres-psychanalystes ont été très contrariés de ne plus pouvoir prétendre guérir les homos déviants, et qu’il le sont tout autant de voir que les « psychotiques » et autres « dysharmoniques » n’auront plus l’obligation de passer par leurs théories/nosographies obscurantistes =)



  • Tsaag Valren Tsaag Valren 31 octobre 2016 21:28

    @Emilien Hamel
    Bonsoir Emilien, et merci beaucoup pour votre commentaire. 


    Je partage totalement votre observation, d’autant plus que je connais personnellement un certain nombre de personnes autistes homosexuelles ou avec dysphorie de genre. Il est déjà compliqué d’être autiste, je n’ose imaginer le nombre de préjugés qu’une personne autiste, et homosexuelle, et appartenant de façon visible à une minorité ethnique, doit endurer au quotidien. Ces gens sont de vrais survivants. 

    Vous avez mis le doigt sur un point qui m’amuse beaucoup : la critique du communautarisme par un psychanalyste. J’ai trouvé encore plus drôle le fait qu’il présente les associations de personnes autistes et celles de parents comme opposées dans son papier, alors que ce n’est nullement le cas en France. Peut-être que l’idée d’une convergence des intérêts des autistes et des associations de parents donne des cauchemars aux psychanalystes freudiens et lacaniens, au point d’entraîner l’un de ces phénomènes sur lesquels ils posent des mots abscons... Refoulement ? :D

    Je comprend encore moins l’acharnement des mêmes à vouloir garder à tous prix l’autisme dans la CFTMEA sous ces étiquettes obsolètes de psychoses infantiles et consorts. 

    Celà ne m’étonne pas qu’il n’y ait ni repentance ni humilité de leur part... Je pense que le plus déplorable est que les mêmes pseudo-professionnels interdisent à leurs « patients », pardon aux gens qui leur amènent leur rente, de s’informer par eux-mêmes. Il y a d’ailleurs un chapitre très drôle là-dessus dans un ouvrage récemment paru, Le psychanalyste parfait est un connard (j’y ai trouvé tellement de situations vécues !)

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