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Marsupilami

Marsupilami

Polygraphe indépendant dans l’édition, le bouquin, le journalisme et divers autres trucs, je me passionne pour tous les savoirs, en particulier les sciences humaines et inhumaines, leurs relations et interactions et je suis susceptible de m’intéresser à n’importe quoi en général surtout si c’est drôle, insolite, transversal et pas normal.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/12/2006
  • Modérateur depuis le 06/03/2007
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Derniers commentaires



  • Marsupilami Marsupilami 17 juillet 2006 11:40

    @ Emile Red

    C’est parfaitement faux. La seule violence chrétienne qu’on trouve dans les évangiles, c’est quand Jésus chasse les marchands du Temple à coups de fouet. Ce qui est somme toute une œuvre de salubrité publique.

    Par contre l’Eglise qu’a voulue Paul (qui était un violent et un intolérant) a été une institution extrêmement violente...



  • Marsupilami Marsupilami 17 juillet 2006 10:05

    @ Demian

    Tu es vraiment un « cultureux » de première bourre.

    Où ai-je écrit que je niais l’importance de la culture arabo-musulmane ? Nulle part. J’ai juste rappelé que cette culture n’avait porté que de très maigres fruits philosophiques, scientifiques et techniques, ce qui est un fait historique. Ce qui n’enlève rien à sa poésie ou à sa musique, que j’apprécie beaucoup et que j’écoute très souvent.



  • Marsupilami Marsupilami 14 juillet 2006 10:20

    Ouaf !

    @ Demian

    L’expo de l’IMA est une belle entreprise de désinformation.

    Quelques petites citations érudites pour ta gouverne :

    Ernest Renan, cité dans Eléments d’histoire des sciences sous la coordination de Michel Serres, Bordas 1989 : « Tel est ce grand ensemble philosophique, que l’on a coutume d’appeler arabe, parce qu’il est écrit en arabe, mais qui est en réalité greco-sassanide. Il serait plus exact de dire grec ; car l’élément vraiment fécond de tout cela venait de la Grèce [...] La Grèce était la source unique du savoir et de la droite pensée... ».

    Jean-Paul Collete, Histoire des mathématiques, éditions du renouveau pédagogique, Québec 1973 : « Les mathématiques de l’Islam ont assimilé les découvertes grecques et hindoues laissant de côté certains aspects trop théoriques pour développer davantage des sujets plus conformes à leur approche pratique. Les Arabes se sont acquis un mérite impérissable pour avoir su préserver à l’humanité de précieux documents. Ils ont ainsi recueilli avec beaucoup de soin les ouvrages mathématiques d’origine grecque et hindoue qui leurs parvinrent. La traduction arabe de nombreux textes grecs et hindous a probablement sauvegardé une bonne partie de l’héritage mathématique de ces deux grandes civilisations ».

    Roger Caratini, Bordas Encyclopédie, volume mathématique (1985) : « Il ne faut pas exagérer l’importance des mathématiciens arabes. Leur rôle s’est surtout milité à conserver et transmettre un savoir dont ils n’étaient pas les auteurs, c’est à dire : les connaissances géométriques et astronomiques des Grecs ; les système de numération des Indiens ; les méthodes de Diophante concernant la résolution des équations ».

    Rudi, mathématicien belge cité par Anne-Marie Delcambre : "il ne faut pas oublier que les traductions des œuvres grecs, hindoues, chinois, syriaque, sassanide, etc. ont été surtout entrepris dans la période des Abbassides. C’est la seule et unique période que l’on pouvait timidement qualifier d’illumination dans l’Islam : celle où les Mu’tazilites ont développé leur vision de la religion et qui ont osé postuler que le Coran ne fut pas incréé mais bien créé par l’homme. Inutile d’ajouter que ces théologiens du 8e siècle et après sont exécrés par des Tarik Ramadan et ses acolytes islamistes de tout bord.

    Il faut aussi ajouter que pendant cette période de 6 siècles, de Al Fazari ( 750) à Al Farizi ( 1320), l’occident n’était pas un désert scientifique et qu’il fut à l’affût des traductions en latins des œuvres grecques par tout les moyens ; traduit directement des textes grecs ou arabes par l’intermédiaire de savants chrétiens ou juifs qui vivaient dans les régions limitrophes des pays non-occupés par l’Islam.

    Sur la lancée de la synthèse de l’Open University, on devrait ajouter ce que les sciences arabo-islamiques n’ont pas réalisé quoiqu’ils en auraient eu les moyens de le faire si leur travail n’avait pas consisté uniquement dans les traductions et quelques extrapolations de l’existant, tant dans la géométrie, arithmétique, l’algèbre ou la trigonométrie. Le calcul infinitésimal dont le paradoxe de Zénon fut la toute première référence et qui a été approché par Eudoxe et Archimède n’a connu qu’un timide développement par Thabit Ibn Qura (un nom à faire rêver certain président de parti politique en Belgique). Il s’agit manifestement d’une occasion ratée de la part des centaines de « scientifiques » arabo-islamique dont on nous déballe la liste à tout bout de champ. Il est certain que dans la longue liste des mathématiciens arabo-islamistes il n’y a pas de personne de la trempe d’Euclide, Archimède, Diophante,... ni des Fibonacci, Copernic ou Viète pour n’en citer que quelques uns des plus rapproché de cette présumée période d’or.

    En astronomie ce manque devient encore plus flagrant si l’on se rend compte que des grecs comme Pythagore et Parménide au 5e siècle a. Chr, ont déjà postulé que la terre est ronde et qu’Aristarque en 290 a. Chr. supposait déjà l’héliocentrisme qui ne fut repris par le polonais Nicolas Copernic au 15e siècle. On le comprend d’autant moins qu’il y a actuellement des rigolos philo-musulmans et pseudo-scientifiques qui prétendent par le biais de l’Internet et des livres tout aussi absurdes au grand public que le Coran avait tout prédit, y compris le Big-Bang, mais n’avait pas permis de développer des hypothèses déjà en vogue mille ans auparavant. Encore in 1975 une fatwa condamnant à mort tout enseignant en Arabie Saoudite qui oserai prétendre que la terre n’est pas plate, démontre bien que le Coran permette d’interpréter n’importe quoi et son contraire. A un récent congrès un grand spécialiste de l’Islam avait signalé qu’il existe plusieurs lectures cohérentes du Coran, ce qui permet autant aux islamistes comme aux musulmans modérés de se retrouver dans cette parole sainte pour leurs méfaits ou prêcher leur bonne parole. Sur quelle base peut-on alors invoquer cette « parole de Dieu » pour prouver n’importe quoi ? N’en déplaise aux exégètes de l’islam, mais Allah n’a vraiment pas gâté les scientifiques.

    Après avoir cherché vainement, je n’ai pas trouvé un théorème, lemme ou formule qui port le nom d’un des centaines de mathématiciens arabo-islamique tandis que dans les mathématiques anciennes les noms de scientifiques grecs sont utilisés jusqu’à présent pour maints théorèmes et formules. C’est sans doute la meilleure preuve par l’absurde que les travaux des mathématiciens arabo-islamiques concernaient surtout les traductions des autres textes et quelques développement dans la direction déjà utilisé par les anciens. Il s’agit surtout de cas spécifiques et de quelques rares généralisations des théorèmes et formules existants. Aucun nom n’est utilisé si ce n’est que « algorithme » qui dérive de al Khwarizmi pour ces généralisations des méthodes de Diophante 4 siècles avant lui. Après avoir mis en place le savoir par les traductions des autres œuvres, surtout un travail de Syriaques et de Juifs, le développement a stagné à cause de l’Islam « rigoureux » qui a repris le dessus en éliminant tout ce qui restait de la période d’or des Mu’tazilites".

    Voilà voilà. Je t’entends déjà pousser des cris persans...

    Houba houba !



  • Marsupilami Marsupilami 13 juillet 2006 22:27

    Ouaf !

    @ Demian

    Tu as quelques lacunes dans tes connaissances historiques.

    Extrait de Wikipédia sur les « sciences islamiques » :

    "Les sciences et techniques islamiques se sont développées au Moyen Âge, dans le contexte politico-religieux de l’expansion arabo-musulmane. Le monde arabo-musulman est à son apogée du VIIIe siècle au XIVe siècle : on parle d’âge d’or de la science arabe.

    Cette culture scientifique a pris son essor à Damas sous les derniers Omeyyades, puis à Bagdad sous les premiers Abbassides. Elle débute par une appropriation du savoir avec une traduction massive des ouvrages de l’Antiquité en physique, mathématique, astronomie ou encore médecine, traductions qui concourreront à la génèse d’une culture arabe « classique » sans égale au moyen âge".

    Les savants musulmans ont ensuite apporté quelques améliorations à ces sciences et techniques et, pendant la brève période de splendeur de l’Islam (du 8e au 12e siècle), favorisé l’étude et la diffusion de ces savoirs qu’ils n’ont pas créés.

    La transmission du savoir « islamique » à l’Occident médiéval se fait au XIIe siècle par l’intermédiaire des régions longtemps occupées par les Arabes, par le biais de traductions arabo-latines et par deux voies essentielles : l’Espagne musulmane et la Sicile. En Espagne le mouvement apparaît dans la première moitié du XIIe siècle et en Italie un peu plus tard, et continue jusqu’au XIIIe siècle en Italie.

    Puis l’Islam sombra dans un coma intellectuel prolongé d’où il n’est toujours pas sorti.

    Houba houba !



  • Marsupilami Marsupilami 13 juillet 2006 19:04

    Ouaf !

    @ Ludovic

    « Faux, comme dit Reboul ».

    Désolé, c’est Reboul qui se trompe. Il n’est capable de saisir le fait religieux qu’à travers d’étroites lunettes rationalistes et athéistes, ce qui dans ce cas est une infirmité de la pensée tentée de mettre toutes les religions dans le même sac.

    Le Coran est bien la parole de Dieu en direct alors que la Bible et les Evangiles sont des récits faits par des prophètes (Bible) ou des témoins (Evangiles). Ce qui change tout d’un point de vue théologique.

    Houba houba !

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