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Robin Guilloux

Robin Guilloux

Je suis professeur de Lettres.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/10/2011
  • Modérateur depuis le 17/09/2012
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Derniers commentaires



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 février 13:25

    @Taverne


    Oui, il y a une « bonne » imitation, une imitation acquisitive (y compris chez les animaux) et une « mauvaise » imitation, non acquisitive, quand l’imitation se transforme en rivalité. Il faut distinguer le désir et le besoin. Le besoin est spontané, « naturel » et nous le partageons avec les animaux (boire, manger...) dès la petite enfance, les premières minutes de la vie. le désir, c’est le besoin en ce qu’il se parle (Roland Barthes), il est lié à la parole, à la représentation, il est structuré par autrui, par la culture, par l’intersubjectivité. Le phénomène de l’imitation dépasse la question du besoin, mais non la question du désir. Le désir et la rivalité sont intrinsèquement liés (consubstantiels) à partir du moment où autrui désire la même chose que moi. 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 février 13:15

    @JL


    OK. je vais y penser aussi ! smiley


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 février 12:48

    @Jean Roque


    J’ai mon bac, j’ai mon bac ! 
    Trop fastoche : les shadocks hollandais ont comme totem une soupière sur une table parce que les Gibies belges ont pour totem une frite sur une chaise : rivalité mimétique : les shadocks hollandais envient la plénitude ontologique supposée des Gibies belges (CQFD)
    On ne dénoncera jamais assez le sacrifice historial du haut clergé hégélien sur l’autel du bas clergé gauchiste, grâce à la complicité de Schopenhauer. 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 février 10:52

    @JL


    La théorie de René Girard est difficile à admettre parce que nous avons tendance à croire (en tant qu’adultes) que le désir est spontané, comme nous avons tendance à croire au « libre-arbitre » (au fait que nos décisions proviennent de notre volonté propre, de notre « conscience » claire). 
    L’idée que nous copions le désir des autres nous est intolérable, parce que nous croyons en notre auto-suffisance. 
    Comme il nous est insupportable d’admettre, nous autres modernes, le rôle de l’imitation dans notre vie personnelle (alors que nous la voyons très bien chez les autres... cf. la montre d’Emmanuel Macron ! smiley nous réinterprétons nos comportements en faveur de l’autosuffisance et de la spontanéité de nos désirs. 
    Ceci ne prête pas trop à conséquence s’il s’agit d’une imitation acquisitive, mais devient problématique dans les cas d’imitation non acquisitive, c’est-à-dire quand la médiation externe se transforme en médiation interne et en rivalité. 
    Je comprend aussi l’accusation de « réductionnisme ». Il faut essayer de démontrer comme on l’a fait pour Freud (au moins sur certains points) que la théorie de Girard est fausse (l’invalider ou la « falsifier » comme dit Popper), mais on ne peut pas accuser Girard d’avoir cherché une explication « unique », parce que c’est a démarche même de la science (par ex. la théorie de l’évolution, la théorie de la relativité générale). 
    Ce que propose Girard et qui explique le silence scandalisé qui entoure son oeuvre, du moins en France et dans la petite sphère universitaire (et la raison de son départ aux E.U.), c’est le fait qu’il propose dans les sciences humaines l’équivalent de la théorie de l’évolution (introduire la dimension synchronique dans le structuralisme et montrer « l’engendrement » des structures). 
    Les intellectuels (du moins une partie d’entre eux) tiennent mordicus à ce qu’il reste des « mystères insondables » parce qu’ils ont repris le rôle des prêtres (des « préposés aux choses vagues » comme dit Paul Valéry, avec tous les avantages en prestige et en « autosuffisance »qui vont avec) ; ils ne cherchent pas du tout la « vérité » (d’ailleurs ils n’y croient pas) et la confrontation au « réel » (cf. l’effacement du référent en linguistique moderne où il n’est question que de signifiés et de signifiants et jamais du réel), mais la perpétuation d’un discours de pouvoir, incompréhensible aux « profanes » (cf. Lacan)


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 février 05:27

    @Decouz


    Oui, c’est ça. Ça dépasse les clivages religieux. C’est une histoire humaine, une histoire d’amour et de haine.
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