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Peretz1

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Retraité, je fais dans la démocratie réelle avec une nouvelle constitution (www.citoyenreferent.fr) et dans l'économie avec "Pour une économie humaine, renversons la table (Amazon)", un livre qui vient de paraître vu par un informaticien diplômé de l'IAE, Paris I. Je réhabilite Keynes qu'on a eu tort de lâcher, si l'on en voit les conséquences mortifères actuelles. Vivant, il nous aurait permis de renflouer l'économie en la faisant revenir à une situation normale axée sur le plein emploi.

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  • Premier article le 07/09/2012
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  • Peretz1 Peretz1 4 mai 2015 17:07

    J’AI FAIT UN RÊVE : LA DETTE ? QUELLE DETTE ? ELLE A DISPARU !

    Moi, Président de la République, j’ai rêvé que je refaisais en quelque sorte ce que j’ai fait pour les banques, en 2008, un tour de passe-passe quand j’ai prêté de l’argent que je n’avais pas ! Si on m’avait obligé de faire un bilan à ce moment, on aurait constaté que j’avais créé cette créance « ex-nihilo » Donc un faux en écriture ! Comment était-ce possible ? Explication :

    Moi, Président de la République, je pourrai donc de la même façon effacer tranquillement la dette souveraine, par un simple jeu d’écriture. Magnanime, Je ferai en sorte que la somme due soit inscrite comme payée dans les comptes des prêteurs. Officiellement, rien ne s’était passé. Ce simple jeu d’écriture, reviendraient à la considérer la somme qui était inscrite comme une créance, qui réapparaîtrait ainsi réelle et disponible. Supposons donc que chaque Etat endetté invite les banques à réinscrire les sommes prêtées comme ayant été remboursées au moment de l’échéance. On reviendrait au bilan précédent l’emprunt. Les prêteurs, de leur côté inscriraient cette somme comme ayant été arithmétiquement et équitablement remboursée bien que sans mouvement de fonds réel. Le débiteur Il n’y aurait aucune perturbation dans le système. Le prêteur retrouve son argent nominal comme au moment de la transaction. Il a toutefois bénéficié des intérêts annuels, comme prévu dans le contrat initial. L’Etat débiteur, pendant ce temps s’en est servi depuis le moment où il l’a reçu.

    Faire des virements sans fonds propres (sauf un minimum de 8%) n’est pas interdit aux banques. Elles le font en permanence dans les échanges de gré  à gré. Cette technique consiste à prêter des sommes qu’elles empruntent aussitôt à d’autres banques. On ne sait rien de tous ces mouvements qui ont lieu sans provisions réelles, en permanence. La tactique consiste à trouver un nouveau prêteur, sans se préoccuper de son origine. Il fait de même à son tour. Ce système s’explique facilement par le droit que se sont accordée les banques  entre elles (Conventions de Bâle II et III) de se passer de la réalité de 92 % des sommes en circulation. Ce tour de passe-passe permet de maintenir l’équilibre (instable) entre l’actif et le passif de leurs comptes Il n’est pas sans risque, comme on l’a vu quand une « trappe à liquidités » s’ouvre. Les banques sont donc toujours sur le fil du rasoir. Dans le même ordre d’idées, le Trésor public en France, sur ordre venu d’en haut,  a sauvé de la faillite les grandes banques qu’y étaient exposée en 2008 à cause de la crise des « subprimes ». Pour combler ces trous, elle a prêté la bagatelle de 320 milliards d’euros…[1] qu’elle n’avait certainement pas : les caisses sont vides disent à juste titre les ministres responsables. Ce qui est vrai puisque le déficit est permanent. A moins que le Trésor public ait lui-même emprunté cette somme à d’autres prêteurs ? Peu probable étant donné son montant. Où aurait-il pris cette somme ?

    Faire un faux remboursement de dette souveraine pourrait donc se faire sans dommage si les deux parties sont d’accord. Refaire de cette façon, un bilan qui fait état de sommes non parvenues dans la réalité, par un simple jeu d’écritures serait un faux pour toute entreprise. Ce faux en écriture, à ce haut niveau ne peux être punissable pour un Etat qui a le droit de le faire si c’est pour le bénéfice de tous. Du côté banques elles réintègrent formellement leurs liquidités. N’étant donc pas lésées, elles n’auraient en toute équité, de raison de se plaindre. Chaque partie en a tiré profit, la banque par les intérêts perçus réellement, et l’Etat pour ses dépenses budgétaires qui ont réellement eu lieu. Un encouragement à emprunter n’importe quoi n’importe quand ? Pas vraiment puis qu’il y a toujours ces taux d’intérêt à payer. Une raison de ne plus prêter ? Au contraire, puisque ce système est sans risque. D’ailleurs les taux d’intérêt qui intègrent toujours le risque d’impayé, devraient diminuer. L’argent devenu scriptural depuis qu’on le compte, n’est plus concrétisé que par des chiffres anonymes.

    Effacer les dettes souveraines de cette façon, permettrait de retrouver exactement la situation qui prévalait avant la loi du 3 janvier 1973, votée sous le gouvernement Giscard où l’Etat faisait battre monnaie pour financer ses dépenses, chaque fois que les rentrées étaient insuffisantes. L’argent était tiré « ex nihilo » bien qu’avec le contrôle du Parlement. Mais trop facilement au gré des banques, qui estimaient, qu’augmenter la masse monétaire en circulation, engendrait l’inflation. Inflation honnie pour tout prêteur qui voit la valeur de ses créances s’amenuiser avec le temps. Les prêteurs savent que cela fait baisser la valeur de l’argent prêté. D’où la loi en question empêchant l’Etat français de battre monnaie, en laissant ce soin aux banquiers, qui créent 92 % des sommes en circulation.

    C’est de cette façon et depuis cette date que les banques ont pris le pouvoir sur l’Etat en le laissant s’endetter progressivement ! Cette technique s’est généralisé avec les traités européens qui ont fait adopter  une directive équivalente pour les pays membres de l’U.E.  Les banques ont réussi à persuader que l’inflation était toujours malsaine pour la population, ce qui est faux si l’on se réfère à la période des trente glorieuses où le pouvoir d’achat n’a cessé d’augmenter en France. Le lobby bancaire a réussi à persuader les dirigeants qu’il fallait supprimer la « planche à billets », responsable de l’augmentation de la masse monétaire, elle-même responsable de l’inflation. L’Etat, obligé de payer des intérêts devait ainsi se montrer raisonnable dans ses dépenses.

    On voit que cela n’a pas été le cas. Pourquoi ? Parce qu’un Etat normal doit satisfaire les besoins de la population, sans attendre. Il a la mission de maintenir l’activité du pays et même de la faire progresser. Nécessité fait loi. « Ils sont presque fous ceux qui croient qu’un pays se gère comme un ménage » a dit en son temps le premier des grands économistes, Adam Smith au 18 e siècle. Spécialité anglo-saxonne - à part Mme Thatcher qui a ignoré ce grand homme pourtant statufié dans son pays J.M Keynes en effet a dit la même chose : il ne faut pas trop hésiter à dépenser pour maintenir l’activité d’un pays. Or il y a cette nécessité en permanence pour la population dont les dirigeants ont la charge. Mais les fonds qui proviennent des impôts ne sont pas toujours en phase avec le moment de la dépense. Ce qui ne veut pas le faire cesser de dépenser. Ni dire qu’il faille dépenser sans compter. Mais que gérer un pays à la méthode purement comptable, n’est pas non plus la meilleure solution. Ralentir les dépenses aboutit à ralentir l’activité, avec mécaniquement les conséquences sur l’emploi. Préférer le risque du défaut et restructurer les dettes d’un petit pays comme la Grèce, dans la mesure où elles perdent un peu, mais qu’en contrepartie les prêteurs elles pourront acquérir des biens du débiteurs à très bas prix est une bonne compensation. Un Etat est toujours solvable dans ces conditions.

    C’est alors une véritable descente aux enfers appelée déflation. En effet en période déflationniste les prix ne cessent de baisser, apparemment à l’avantage de la population mais au détriment d’abord des entreprises. Celles-ci  en baisse de régime sont alors facilement rachetées par les financiers aux aguets qui n’hésiteront pas à faire baisser les salaires ou à licencier pour maintenir leurs bénéfices. Cette technique déflationniste, favorable aux banques et autres détenteurs de capitaux, a été pratiquée au Chili, après Allende, sous l’égide d’économistes américains avisés. D’autres cas de prédations néocolonialistes économiques, ont été décrits par Naomi Klein (La stratégie du choc). Effarent. A terme, après une période déflationniste, cet afflux d’argent vient à point rééquilibrer les comptes d’un Etat exsangue, et le rendre à nouveau solvable, mais à partir d’un très bas niveau qui lui a fait perdre son indépendance économique et son niveau de vie. C’est encore une façon d’établir la soumission financière du pays. Elles renforcent les souffrances sociales qui renforcent les déficits, que les banques sollicitées seront encore chargées de financer…avec intérêts.

    Bien sûr la technique du faux remboursement n’est qu’un raisonnement, mais qui a le mérite de montrer où se situent les responsabilités, des dirigeants qui ont accepté de perdre leur droit régalien de battre monnaie, au profit de la Banque centrale européenne.

    Ce remboursement, fictif, ne serait pas dicté par bonté d’âme envers les banques, loin s’en faut, mais éviterait tout le processus de descente vers la pauvreté. Il montre qu’au départ l’Etat doit maintenir sa fonction régalienne de battre monnaie. Il aurait l’avantage de supprimer sans douleur les dettes bancaires, quitte à supporter un certain niveau d’inflation. De préserver les populations des conséquences d’un véritable défaut parce que tôt ou tard les pertes d’argent situées au niveau national seront répercutées sur elles.

    La Grèce et autres Etats déficitaires qui adopteraient ce système du faux remboursement pourraient émerger et retrouver une situation saine en supprimant toute pression qui pèse sur la population qui dépend en réalité de chiffres irréels. Mais tout cela n’est qu’un rêve…

    Pourquoi ce scénario où la finance ne dominerait plus les Etats ne sera probablement jamais adopté ? Parce que des accords entre les pays au niveau européen ont eu lieu qui ont préféré le risque de non remboursement, plutôt que celui de perdre les intérêts. Quitte à mutualiser leurs propres dettes comme l’a accepté récemment l’U.E (MES). Cela leur parait être une solution plus favorable : leurs créances mutuelles sont garanties par la BCE en dernier ressort. Elles peuvent continuer à s’engraisser sans trop de risque sachant qu’en cas de grave problème dû à un manque de liquidités, les Etats, par l’intervention des banques centrales, s’obligeront à les sauver. Mais est-ce que la BCE a des fonds propres suffisants en cas de nouvelle grave crise financière ? Elle vient de commencer à racheter les actifs à ceux qui veulent s’en débarrasser, qu’ils soient pourris ou non. Mais au fait en a-elle-les moyens ? Les sommes sont faramineuses. Autrement dit, d’où prend-celle de la planche à billets. Les masses monétaires en circulation dans le monde, dont la majeure partie est en dollars, sont démesurées. Le risque d’une crise financière mondiale est donc toujours présent. Elle serait sans commune mesure avec celle qui vient de se produire, qui d’ailleurs n’est pas totalement finie, malgré les efforts de la B.C.E. Les pays qui ont conservé leur propre monnaie ne seront pas plus épargnés, parce qu’ils n’ont plus le droit régalien de la création monétaire apanage de la seule B.C.E. Traités européens obligent.

    Dans le même état d’esprit, pour aller au bout de cette fiction économique, pourquoi ne pas imaginer qu’un jour les Etats ne présenteraient plus leurs bilans comme une comptabilité d’entreprise (Adam Smith), actif comparé au passif ? A condition qu’ils battent encore leur propre monnaie, ils ne s’occuperaient que de comptabiliser à part les dépenses et leurs recettes budgétaires. Que se passerait-il ? C’est ce que certains économistes, dont Keynes qui  fait à nouveau référence depuis quelque temps, ont toujours préconisé : ne s’occuper en priorité que des dépenses pour la conduite économique d’un Etat. N’ayant pas de comptes à rendre par la comparaison entre les recettes et les dépenses, les Etats souverains n’auraient pas non plus de compte à rendre aux banques puisqu’ils n’auraient pas besoin de leur emprunter le moindre argent. Leur seule préoccupation serait de ne pas enclencher, par des dépenses excessives, une inflation exponentielle incontrôlable qui serait issue d’une augmentation trop importante de la masse monétaire en circulation. Trop d’activité n’est pas non plus très sain, un organisme indépendant serait chargé d’alerter la population et leurs dirigeants.

    En résumé,

    Ssupprimer simplement la valeur de la créance souveraine pour l’Etat, sans mouvements de fonds ne peut être illégal puisqu’un Etat ne peut se punir lui-même. Le prêteur ne peut rien réclamer car il ne subit aucun dommage. Quand la vie économique et sociale d’un pays est en jeu, il appartiendrait aux dirigeants de faire ce qu’il faut pour diminuer la pression des dettes. Ce scénario de politique fiction, permet de reconnaître que les dettes en questions auraient pu ne jamais exister. Ce qui était le cas quand chaque pays était maître de sa monnaie et de son budget. S’il avait besoin d’argent, il créait de la monnaie, mais sans frais annexes qui plombent chaque dette. Supprimer toute pertinence à un déficit permettrait de relancer la croissance et l’emploi. L’Etat doit gérer, l’emploi, l’inflation et les dettes souveraines. A la fin des années 70 l’inflation était forte en France, les dettes faibles, et le chômage quasi inexistant. Actuellement, les dettes sont fortes, l’inflation faible, et le chômage très important. Est-ce une simple coïncidence ? On pourrait mieux comprendre ces relations en lisant :

     « Pour une économie humaine, renversons la table, et « Economie, comment renverser la table ». Existe en numérique avec premières pages consultées gratuitement. (chez Amazon).

    [1] Le livre noir des banques. ATTAC (LLL)



  • Peretz1 Peretz1 3 avril 2015 17:45

    @Robert Bibeau Un début de solution (dans mon livre « Pour une économie humaine, renversons la table » (Amazon) consisterait à marquer différemment la monnaie, selon son origine. Par exemple la monnaie purement financière sera i libellée en Ecus. La monnaie commerciale en francs. La conversion de l’une vers l’autre se ferait grâce à des organismes de type Tracfin. les flux seraient contrôlés régulés selon leur importance et leur destination. Dans ces conditions les financiers pourraient se gonfler de sommes considérables et inconsidérées, peu importe s’ils ne peuvent s’en servir concrètement puisqu’elles ne sont pas libellées en franc. Bien entendu il faudrait que le Trésor public soit seul maître de la création monétaire nationale et non la BCE. Techniquement facile à faire avec des gros ordinateurs. Eventuellement nationaliser une grande banque pour le marché intérieur.



  • Peretz1 Peretz1 3 avril 2015 17:20

    Le fait de monter de 15 % le pris d’un livre numérique qui est vendu à quelques euros ne peut être considéré comme une véritable gêne.



  • Peretz1 Peretz1 18 mars 2015 07:56

    Baisse du prix du pétrole et baisse de l’euro sont contradictoires. Donc très peu de changement à attendre de ce côté là. Aucun espoir non plus sur une véritable croissance tant que la spéculation et la rentabilité financière sera plus intéressante que la rentabilité industrielle. Et surtout tant que l’on cherchera à faire des économies budgétaires. La seule solution c’est le fordisme.



  • Peretz1 Peretz1 6 février 2015 12:21

    On pourrait régler le problème des dettes souveraines facilement en autorisant les créanciers d’inscrire dans leur compte de bilan les dettes souveraines comme réglées, au moins celles venant à échéance à court terme. On supprimerait simplement la valeur de la créance de la colonne actif et on la remplacerait par la même valeur comme actif mais en réserve. Ce qui est un faux en écriture (pas de mouvements monétaires réels du compte d’exploitation) au niveau microéconomique peut ne pas l’être au niveau d’un Etat souverain. La banque perd ses intérêts en cours – tout se passe comme si rien n’avait été prêté - mais renforce ses fonds propres par ce jeu d’écriture. Alors qu’un simple effacement unilatéral, qui d’ailleurs a eu lieu quelquefois en faveur de pays surendettés en Afrique en particulier, lèse le prêteur qui perd son capital., dans ce cas il efface tout et revient à la case départ sans dommage pour les parties.


     Ce n’est pas pour favoriser les banques, mais pour supprimer une pression inhumaine du système capitaliste sur les populations concernées. Utopique mais pas irréaliste.

    Ce texte est extrait de « Pour une économie humaine, renversons la table » (Amazon.fr)
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