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En réponse à :


ibraluz 9 octobre 2006 19:14

Bonjour, Wrisya, En aucun cas, le waqf ne peut être obligatoire. Il procède d’une décision personnelle librement consentie. Il faudra, très certainement, que j’explique plus en détail cette institution. Disons pour l’instant ceci :

Le propriétaire d’un bien waqf (ou haboussé), s’il ne peut plus vendre, donner en héritage, etc., son bien, en demeure cependant le propriétaire, et, à ce titre, en organise les modalités de gestion, et d’attribution du fruit. C’est lui, en particulier, qui nomme le gestionnaire (en arabe : al nazirou), et les allocataires.

Lorsque plusieurs propriétaires conjuguent leurs dotations pour former un waqf spécifique - et ce serait le cas, justement, pour les financements de lieux de culte - ils forment deux conseils d’administration. L’un gérant les entreprises pourvoyeuses en fonds, l’autre, le lieu de culte utilisant ces fonds.

En chacun de ces conseils, les équilibres entre l’Etat, les institutions religieuses locales, nationales ou internationales, les capitaux privés, dépend de multiples facteurs variables, dont les nécessaires intégrité nationale et laïcité de l’Etat ne sont pas les moindres.

J’ai utilisé, à dessein, le mot « religieux », signifiant par là que le concept est utilisable pour toutes les confessions. Dans un prochain article, j’envisagerai même le dépassement du terme « religieux » par celui de « solidarités », à mon sens, infiniment plus lisibles, d’un point de vue laïc, et susceptibles d’un traitement plus serein au sein de la sphère associative...

Bien à vous, et bon courage en ce mois béni. Ici, cette année, c’est très chaud...




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