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En réponse à :


Pascal L 28 août 2014 21:03

@ Olivier Cabanel

Tout à fait d’accord avec vous.
Je voudrais préciser à propos du vote affectif que c’est peut-être un peu plus pervers que ça n’y paraît. Beaucoup de Français envient les personnes au pouvoir et rêvent d’être à leur place. Ils ne vont donc pas tenter de détruire leur rêve. Il est plus facile de dénigrer ceux qui ne comptent pas dans la société. De plus, ceux-là ne votent pas, il n’y donc aucun risques pour les politiques à caresser les électeurs dans ce sens là. La crise morale est probablement aussi importante que la crise financière.

Pour les énarques, j’ai fréquenté à l’époque de mes études beaucoup de candidats au concours et je dois dire qu’il n’ont pas appris à manipuler l’opinion. Ils ont été choisis parce qu’ils savaient le faire naturellement. J’ai toujours été étonné par la distance qu’ils avaient avec la vérité. Autant l’écrit et le premier oral servent à choisir des personnes ayant une grande capacité de mémoire et de synthèse, autant le grand oral sert à éliminer ceux qui ne leur ressemblent pas. L’ensemble a donc une très grande homogénéité. Une autre caractéristique importante est leur rapport avec le passé. L’énarque « standard » est comme un comptable. Il ne connaît que le passé qu’il observe et analyse pour en déduire un avenir par extrapolation. Il ne peut pas intégrer les mouvements qui secouent la société pour analyser en quoi cela peut changer cet avenir.
Comment diriger le pédalo si on ne regarde que le gouvernail ?



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