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En réponse à :


trevize trevize 16 octobre 2014 11:21

« [...] influencer la conscience des masses dans un sens négatif. »
C’est pour moi ça je crois smiley
Je n’ai pas répondu l’autre jour, c’est un manque de savoir vivre, je répare rapidement ici.
Chacun voit midi à sa porte comme vous dites. Pour moi, le sens négatif, c’est celui qui consiste à désigner un bouc émissaire, quel qu’il soit, quel que soit le nombre de preuves à charge contre ledit bouc émissaire.
Quand une société tourne mal, c’est la preuve de la faillite de son organisation. Le système est en cause, pas ses acteurs. C’est un échec collectif, et désigner un bouc émissaire c’est juste un moyen de se dédouaner de ses propres erreurs.
Je ne crois pas qu’on fondra une société vraiment pérenne par la purge des élites, ça ne suffit pas. Cette situation s’est déjà présentée de nombreuses fois au cours de l’histoire, et elle se répète toujours parce que nous, le peuple, ne tirons pas de leçons des erreurs que nous avons commises, celles de rester au chaud dans nos pantoufles et d’attendre le dernier moment pour s’attaquer aux problèmes communs.

Dans 1984 il y a 3 acteurs : le peuple abruti, les élites dégénérées, et... le système. On confond toujours les deux derniers, qui sont pourtant deux choses bien différentes. C’est le système qui établit et définit les rapports de force entre les deux classes. Ce livre montre ce qui se passe lorsqu’on laisse un système tourner en roue libre, sans mécanisme de rétroaction : il dévie toujours de sa trajectoire initiale. C’est alors que la situation naturelle s’inverse, l’esclave dépasse le maître, le système prend les commandes pour assurer sa survie et l’humain devient la variable qui s’adapte.
Le danger dénoncé dans 1984 est là, pas dans la propagande, l’hypersurveillance ou la novlangue qui ne sont que des effets secondaires.




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