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Aldous Aldous 23 avril 2015 19:12


« les religions » ça n’existe pas. Chaque religion est différente. En tous cas il existe au moins deux grand types de religions, celle qui confortent la domination politique et celles qui la contrecarrent.

Dans sa relation avec le pouvoir, l’athéisme conforte la domination pour deux raisons : Aucune référence morale absolue ne peut être opposée au discours politique. Ainsi les « ennemis du peuple » ; les « ennemis de classe » ; les « ennemis de la révolution » ; les « terroristes » ou toute autre épithète de circonstance permet de dénier a une partie des gens leurs droits fondammentaux, comme ce fut le cas sous la terreur ; sous la terreur rouge ; sous Staline ; sous Mao ; sous Hitler ; sous Pol Pot etc.
 
Parmi les religions soutenant la domination politique ; il faut citer l’Islam (le nom Islam signifie carrément soumission), le Judaïsme et le Catholicisme Romain du schisme de 1054 à Garibaldi.

Toutes ces religions impose la soumission à un souverain au nom de Dieu.

Le christianisme est la seule religion qui se pose dès le départ comme un contre pouvoir et dont les valeurs spirituelle se définissent comme étant l’exact inverse des valeurs de domination en vigueur dans le monde temporel. Trois évangélistes le rapportent dans des termes semblables.

Voici ce qu’en dit saint Luc (22:24)

"Il s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand ?
Jésus leur dit : Les rois des nations les soumettent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert
.« 

Jésus confirmera cette opposition entre hiérarchie temporelle et spirituelle en explicitant que son royaume n’est pas de ce monde, que ce qui revient à César est séparé de ce qui revient à Dieu.

Enfin il établira une nouvelle échelle de valeurs par ce commandement iinédit d’aimer son prochain. De l’aimer inconditionnellement ; et non en reconnaissance de ce qu’il vous apporte ou de sa proximité familiale, ethnique ou religieuse. De l’aimer même s’il est votre ennemi.

On m’objectera »croisades, inquisition, saint Barthélémy...« 

Comme j’ai expliqué je ne parle pas du Catholicisme Romain. Le Catholicisme Romain était destiné à renier le christ par trois fois. C’est le sens du triple reniement de Saint Pierre. Le dogme de la soumission au pape (lequel contrevient manifestement à Luc 22:24) est l’un de ces reniements. Le fait de tirer les glaive (croisades) comme le fit Saint Pierre, en fut un autre.
Je parle du christianisme fidèle aux enseignement, le christianisme orthodoxe, qui n’a jamais prêché la guerre sainte, ni établit d’inquisition, mais qui surtout a toujours eu le souci de maintenir une hiérarchie séparée du pouvoir politique et dans laquelle les hiérarques n’ont guère de pouvoirs dogmatiques.

Et Rome ? Je pense que deux paraboles nous disent ce qui lui arrive en ce moment.
Le christ à prédit à saint Pierre »quand tu sera vieux un autre te ceindra de ta ceinture et te mènera où tu ne veux pas"
Enfin il y a la marche sur les eaux qui symbolise la volonté de Rome de faire cavalier seul. Saint Pierre quitte la barque (l’orthodoxie) où demeurent prudemment les autres apôtres (les autres sièges apostoliques). Il parvient à marcher sur les eaux (les peuples) à l’image du christ (se proclame unique chef de l’Eglise universelle c’est à dire catholique).

Mais un vent mauvais se lève (le modernisme) et il coule. Jésus l’attrape et le ramène à bord.




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