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SEPH SEPH 19 février 11:16

@Jonas

Dans un article dédié au 40e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique de 1979 en Iran, le général en retraite de l’armée libanaise et analyste des questions politiques, Amin Hoteit, a décrit le chemin parcouru par l’Iran durant ces quarante dernières années.

Dans ce texte publié sur le site du journal Al-Binaa, l’analyste libanais a d’abord affirmé que les Iraniens n’ont pas renversé le régime du Shah non pas par un coup d’État militaire ou par le soutien des puissances étrangères, mais par un mouvement de libération populaire s’appuyant sur les éléments identitaires nationaux et religieux.

Amin Hoteit a expliqué ensuite que le régime déchu de l’ancien dictateur irakien, Saddam Hussein, avait imposé une longue guerre à l’Iran de 1980 à 1988 avec le soutien politique, financier et militaire d’un Occident qui instrumentalisait le Conseil de sécurité de l’ONU à l’encontre de la révolution iranienne.

« Le but de l’Occident était de mener à l’échec une révolution populaire dont l’un des principaux objectifs était d’assurer la souveraineté et l’indépendance du pays pour que les Iraniens profitent de leurs richesses nationales sans la mainmise des puissances étrangères », a écrit Amin Hoteit rappelant qu’après la défaite de ce projet militaire contre la Révolution islamique, l’Occident a favorisé une offensive économique et financier contre l’Iran qui n’a d’ailleurs pas apporté le fruit qu’attendaient les puissances occidentales, c’est-à-dire le renversement de l’ordre politique iranien.

D’après Amin Hoteit, pendant toutes ces années, l’Iran a réussi à prendre des mesures qui ont assuré le développement de sa puissance malgré l’animosité de ses adversaires occidentaux :

Puissance politique :

« Dès le début de sa victoire, la Révolution islamique a fondé une République fondée sur le soufrage universel et la participation des citoyens à la vie politique. Ce fondement populaire est donc le premier élément de la puissance iranienne », a écrit Amin Hoteit.

 

Puissance militaire :

« Conscient des réalités du monde contemporain, l’Iran a pris des mesures nécessaires pour assurer sa puissance militaire et défensive, pour protéger ses citoyens et sa révolution », a estimé l’analyste libanais en ajoutant que l’Iran ne s’est pas limité à ses importations d’armements et d’équipements militaires, mais qu’il a préféré développer ses capacités internes pour se doter d’une haute technologie militaire afin de réduire sa dépendance à l’étranger en matière de défense.

Puissance économique :

Amin Hoteit souligne que la politique d’endiguement (« containment ») et les sanctions que les États-Unis et d’autres puissances occidentales ont imposées à l’Iran depuis de longues années, ont donné plus de motivation et plus de volonté aux Iraniens pour renforcer leur indépendance économique. « L’Iran est allé au-delà des sanctions pour exploiter ses richesses nationales en faveur des citoyens et de la révolution », a-t-il écrit en ajoutant que « le pays a essayé de transformer son système économique pour passer du statut d’une société de consommation à celui d’un système de productivité et d’investissements ».

Puissance scientifique et technologique :

Amin Hoteit a insisté ensuite sur l’importance que l’Iran a accordé au développement scientifique et technologique conformément aux enseignements de la religion musulmane. « L’Iran a développé ses projets dans le domaine de recherche et de technologie pour assurer son progrès dans l’usage pacifique de la technologie nucléaire, de l’aérospatiale, de la nanotechnologie et d’autres sciences modernes pour assurer son développement national et donner un exemple de la compatibilité entre l’Islam et le progrès », écrit l’analyste libanais.

Cohésion sociale : 

Amin Hoteit souligne que pendant ces quarante dernières années, « la société iranienne a fait preuve d’une cohésion exemplaire face aux menaces et aux interventions étrangères, dotée d’une foi religieuse, d’un engagement national et d’un mouvement d’idées ».

Alliances stratégiques :

L’analyste libanais rappelle que la République islamique d’Iran a réussi à former d’importants partenariats et alliances au niveau régional appelés communément « axe de la Résistance » afin de créer un bloc capable de jouer un rôle de premier plan dans les équations géopolitiques tant au niveau régional qu’international.




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