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emile wolf 26 novembre 2010 12:53

Bonjour Catherine Segurane

Vous me surprenez . Votre affirmation frise l’inexactitude le peuple qui dispose de la souveraineté nationale l’exerce dans le cadre de sa Constitution. Sans vous conseiller, vous devriez lire l’article 55, le titre 15 de la constitution et les décisions du conseil constitutionnel par exemple celle-ci : http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/1992/92308dc.htm. Vous saurez quels pans entiers de la souveraineté nationale ont été transférés à l’Union Européenne.

Les prétendus cavaliers seuls qui sont exposés dans certaines interventions de nos gentils participants ne sont pas l’exemple serein de la responsabilité politique de leur auteur respectif. Il convient sur une telle question d’être adulte, calme et de respecter, qu’ils nous plaisent ou non, les accords ou traités apparemment régulièrement passés par nos représentants. La fuite de cette responsabilité est tout aussi honteuse que la médiocrité ou l’hypocrisie des dirigeants qui ont conduit à l’adoption du traité de Lisbonne.

Décidément ce mépris de la loi semble la caractéristique d’un grand nombre d’entre nous. Voilà une révélation bien décevante. Un peuple irresponsable qui viole ses engagements est un peuple qui s’exclut de la communauté internationale. A vous lire, le peuple aurait les dirigeants nuls qu’il mérite, ce dont personnelllement je ne suis pas convaincu du tout.

Faites parler vos sentiments, mais respectez votre pays et ne le déshonorez pas davantage, par des conclusions sentimentales hâtives qui obèrent la réflexion.

La Nomenklatura UMPS comme le dîtes a été élue par le peuple et l’a trompé certes. Ceci n’est pas du ressort des partenaires à un traité. C’est une question interne et constitutionnelle. En laissant agir des Mitterrand, Chirac et Sarkozy à leur guise, avec la Constitution et la séparation des pouvoirs, le peuple et ses représentants parlementaires ont conduit la France dans l’état où elle se trouve. Aujourd’hui il lui faut enfin réaliser dans quel pétrin cette inconséquence populaire le place et en accepter les effets en tentant calmement d’y remédier.

Ce que vous proposez est une révolution. Je ne peux vous suivre. Les conditions ne sont pas celles de 1789. La bourgeoisie est aujourd’hui aux commandes de l’état et le ruine. La France n’a pas la capacité intrinsèque de vivre mieux par le biais d’une révolution .
Il est de loin plus efficace et rapide de corriger cette situation par les urnes dans à peine 18 mois. Balayons le système des partis et imposons une réforme sérieuse de la Constitution. Quand la situation économique et sociale sera meilleure il sera temps d’imposer la réforme du concept peu démocratique de l’Union européenne ou d’en sortir honorablement et sans trop de dommages.

L’hystérie collective ne mène à rien qu’à changer de profiteurs sans améliorer la condition des citoyens. Réflechissons !

Bonne journée     
       




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