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En réponse à :


Ferdinand_Pecora 31 décembre 2010 12:05

@Le Péripate

Dommages que vous preniez mes propos au premier degré et que vous en fassiez fi d’un revers. Mais je vous invite à comprendre mon ironie, mordante je vous le concède.

@jaja

Vous dites : "On sait comment ces contradictions entre les Nations finissent. Par la guerre entre les requins de la finance des différents blocs rivaux qui ne se font aucun cadeau entre eux ! L’impérialisme des puissantes Nations et leur rivalité est loin d’être en voie de disparition. "

Il y a de la fatalité dans votre conclusion, d’où ma réflexion dont je vous remercie de m’en demander un développement. Mon idée était effectivement d’être ironique. Cinglant peut-être aussi, vous m’en excuserez je n’en doute pas si notre dialogue nous élève tous deux.

Le combat des empires contre les républiques est l’histoire de l’humanité depuis Platon. Mais il n’a rien d’éternel et peut s’arrêter dès demain matin. Je m’explique. En 1933, le pouvoir financier de Wall Street était tout puissant, puisqu’ils avaient causé la Grande Dépression. Or Wall Street est le bras, sur le sol américain, de la City de Londres qui est, historiquement l’empire britannique de Lord Parlmeston (qui n’est ni l’Angleterre, ni la Grande-Bretagne). Sachez que la Constitution des Etats-Unis a été rédigée en OPPOSITION à cet empire britannique qui s’est bâti sur la notion de libre-échange.

C’est à cette mentalité d’empire (britannique) que les Etats-Unis, sous la plume d’Alexander Hamilton, a créé le véritable système d’économie politique américain : le crédit productif public. La Constitution des Etats-Unis est le seul document de la seule République au monde qui stipule que le mode de fonctionnement économique du pays N’EST PAS le libre-échange, mais le crédit productif public.

En 1933, l’empire britannique avait (presque) réussi, en installant ses pions tories sur le sol américain, à tuer dans l’œuf son ennemi ontologique : la seule République au monde qui ne fonctionnât point sur le mode du libre-échange, mais du crédit productif public.

A ce moment-là, qui eut pu croire qu’un pauvre italien de Sicile, issu de la première vague d’immigration vers les Etats-Unis, habitant les quartiers pauvres de New-York et né d’un modeste père cordonnier allait faire tomber, purement et simplement, cet empire ? Ce fut pourtant le cas. F.D.ROOSEVELT réalisa l’impossible : il missionna celui qui était devenu un petit procureur de New-York, Ferdinand Pecora, pour faire juger, en public et sous les yeux du monde entier, la fine fleur de Wall Street. Ce fut un tel « show », dirait-on aujourd’hui, que cet événement est désormais connu (sauf dans nos livres d’histoire) comme la Commission PECORA.

Mais il faut bien savoir une chose : la veille où Wall Street tomba, où F. Pecora fit savoir au monde entier que Wall Street avait effectivement créé la crise de 29 et avait financé les régimes fascistes en Europe, la veille même de la mise en route de la Commission Pécora, personne n’imaginait cela possible.

Aujourd’hui, nous en sommes au même point, sauf que cet empire britannique, qui a pris aujourd’hui la forme du groupe bancaire (11 banques) britannique Inter-Alpha fondé par François Garelli, est le plus gros empire financier de l’histoire de l’humanité. Et à problème mondial, solution mondiale : il faut des hommes qui risquent leur vie, leur réputation, leur honneur, leur carrière pour s’attaquer frontalement, ouvertement et publiquement aux plus gros intérêts financiers de tous les temps. En France, Jacques CHEMINADE a pris ce risque lors de la campagne présidentielle de 1995.

Maintenant que vous connaissez ce modeste petit bout d’histoire, vous avez la possibilité d’étudier ce qu’implique une mentalité de crédit productif public… et de prendre les armes !

En espérant approfondir ensemble cette discussion, telle, peut-être, la fameuse correspondance Leibniz-Clarke…




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