Pour servir la croissance, la confiance dans la monnaie est un facteur absolument essentiel. Aujourd’hui, la France emprunte sur les marchés financiers, pour financer sa dette, à 3,85 % à cinquante ans. (C’est la) confiance dans la monnaie (qui) entraîne (la) modicité des taux d’intérêt et, donc, (le) soutien à l’investissement. Ceci est extrêmement puissant comme levier pour la croissance et, donc, je ne participe pas à (la) recherche de bouc émissaire du côté de la Banque centrale européenne.
En revanche, en matière monétaire, il y a en effet des impératifs que l’Europe, pour l’instant, n’assume pas (en faisant) silence sur le déséquilibre dans les monnaies de la planète notamment le taux actuel du Yuan.
(La) concurrence (chinoise) repose naturellement sur le coût du travail qui est très bas, sur des contraintes écologiques qui n’existent pas, mais elle repose principalement sur la sous-évaluation de la monnaie chinoise.
L’Amérique est empêchée (de s’y opposer, parce) que la puissance chinoise détient plus de mille milliards de dollars de titres sur le Trésor américain et que, donc, la menace d’ouvrir le robinet et de commencer à lâcher des titres libellés en dollars sur les marchés internationaux fait peser sur les décideurs américains un risque (d’) l’effondrement de leur monnaie.