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easy easy 13 février 2012 16:56

«  »«  » l’impossible politique sociale «  »«  »

Impossible pour quiconque alors.
Au sens suivant :

A l’exception de l’évocation de la Fraternité en devise, rien dans les constitutions de nos 5 républiques successives n’a visé le social. Rien.

Malgré ce vide si manifeste qu’il ne pouvait être que volontaire et dénié, nos républiques sont devenues tout de même de plus en plus sociales.

Dieu seul sait si nous pourrons poursuivre vers plus de social encore mais il est important que nous réalisions que ce que nous avons de déjà social n’est venu que par-dessus des constitutions qui ne l’étaient pas et qui étaient donc nettement libérales au sens où ce mot est entendu de nos jours.

Le socialisme que nous vivons depuis 170 ans a dû tracer ses berges dans le socle libéral des constitutions. C’est un socialisme greffé de force et de mieux en mieux toléré, intégré, au fil du temps, des tiraillements, des allergies et des rejets
 

Il arrivera forcément un moment, peut-être maintenant, où nous ne pourrons plus cultiver davantage le socialisme sans commencer à l’inscrire dans la constitution.
Cela fait, la Fraternité apparaîtra alors aussi bien dans notre devise que dans notre constitution que dans nos lois que dans les faits, sans discontinuité ni ambigüité



Paradoxalement peut-être, nos constitutions étaient dès le départ bien plus favorables à l’aristocratie qu’on pourrait le penser. Certes, elle interdisait une aristocratie de sang mais à cette restriction près, toute autre forme d’aristocratie était favorisée et l’héritage maintenu. Comme ce sont toujours des néo aristocrates qui ont réécrit les constitutions successives, leur fondamentaux ont toujours été bien plus aristocratiques que socialistes.


A citer alors un nom facile à retenir mais pourtant méconnu, celui de Georges Humann. Sous la Monarchie de Juillet, il avait été un ministre libéral à bien des égards mais, modéré, il avait structuré le principe des mutuelles, prémices de notre Sécurité Sociale. Car en 1791, les révolutionnaires, refusant que quoi que ce soit échappe à leur contrôle, avaient interdit les principes d’entraide intra corporatistes.


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