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Pierre Pierre 28 mars 2012 11:07

@ l’auteur,

Votre article résume bien les conséquences d’une dislocation de l’Union Européenne mais sous-estime fortement le nationalisme qui monte dans presque toutes les régions d’Europe.
Aujourd’hui, c’est l’Europe, à travers les orientations économiques uniquement libérales de ses dirigeants non-élus, qui est jugée responsable de la faillite des États.

Une dislocation de l’Europe entrainerait immanquablement une rancœur de certaines nations qui y auront perdu des intérêts et elle mènerait au chaos, voire à des guerres locales.

Une boîte de Pandore a été ouverte avec le démantèlement de la Yougoslavie et, comme vous le soulignez bien dans l’article, des régions riches voudront se détacher de régions plus pauvres.

De plus, les frontières des États européens ont été fixées par les vainqueurs des deux guerres mondiales, à Versailles et à Yalta sans la participation des vaincus. 

Prenons un exemple entre mille. On a ressuscité la Pologne à Versailles sans en définir la limite orientale. La ligne Curzon avait été proposée par l’Angleterre. La Pologne, nouvellement indépendante, ne la reconnut pas et une guerre se déclencha avec la Russie alors en pleine guerre civile. La Russie perdit ainsi une partie de ses territoires que Staline s’empressa de reprendre en 1939 avec quelques gains supplémentaires comme la région de Lvov par exemple. Ces territoires font aujourd’hui partie de l’Ukraine et de la Biélorussie mais de fortes minorités polonaises y subsistent encore. Tout ce qu’il faut pour enclencher des revendications territoriales. Et il en est ainsi dans toute l’Europe centrale.

N’oublions pas que ces pays ont aussi été intégrés à l’Europe pour éviter des conflits entre eux lors du retrait de l’Union Soviétique.
Il est très difficile de définir des frontières d’États après le démembrement d’empires. L’intangibilité des frontières fixées après la deuxième guerre mondiale a été un énorme facteur de stabilité en Europe jusqu’en 1992 et il n’y a pas eu de guerre entre États durant cette période.

Personnellement, je pense qu’il faut réformer l’Europe de l’intérieur avec des structures en « pelures d’oignon ». Il y aurait un noyau central avec une économie totalement intégrée, une monnaie commune, une même approche sociale et une politique étrangère et de défense commune et tout-à-fait indépendante des États-Unis. 
Une première pelure serait composée d’États aspirant à cette adhésion mais qui ne remplissent pas encore tous les critères. 
La deuxième pelure serait composée d’États qui ne désirent que le libre-échange économique sans concurrence sociale avec le noyau dur. 
Une troisième serait composée d’États associés.
La Russie, la Turquie et d’autres États voisins pourrait très bien adhérer à la deuxième ou à la troisième pelure.
Les conditions d’adhésion à une de ces pelures de l’Europe ne seraient pas négociables. On y adhèrerait sans conditions particulières que si on le désire, après un référendum aux 2/3 par exemple pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité.
Et il faut trouver la formule pour réindustrialiser l’Europe. C’est possible, l’Allemagne y arrive bien !






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