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Philippe Sage Philippe Sage 3 mai 2012 17:20

Je suis d’accord avec vous. Les sondages sont devenus, effectivement, « un outil d’influence » sur l’opinion (et je suis pour leur suppression pure et simple).
Sans cet outil, je ne suis pas certain que Ségolène Royal aurait été, finalement, désignée candidate par les militants du PS, le 16 novembre 2006. Bon sang, ce qu’elle était mauvaise !
Je suis encore bien étonné qu’elle ait pu réunir près de 47% des suffrages au second tour de la présidentielle de 2007. Sans doute dut-elle son score à un anti-sarkozysme déjà vivace. Il y avait aussi (pour ce qu’on nomme un peu trop hâtivement) le « peuple de gauche », l’envie d’effacer (en partie) le 21 avril 2002, et 2002 d’une manière générale.

Vous dites le 1er tour. C’était là qu’il fallait faire un vrai choix.
Mais, il a été fait. Près de 18% des suffrages exprimés se sont portés sur le FN, plus de 11 sur le Front de Gauche ! C’est pas rien ! Si on y ajoute les scores de Poutou, Arthaud, NDA, ça vous donne plus de 40%. C’est pas négligeable.
Ne croyez pas que je les mette tous dans le même sac - pas du tout ! - mais c’est tous des anciens représentants du non au TCE de 2005.

De toutes les façons, vous le savez fort bien, une élection au suffrage universel à DEUX TOURS ne peut pas échapper aux partis dominants. Vous prenez de Gaulle pour un amateur ? Vous pensez bien qu’il a verrouillé cette affaire, et copieux !
Il en va - malheureusement - de même pour les Législatives. Même si, cette année, elles vont être sportives pour l’UMP...

Pour le reste, le programme de Hollande est insuffisant. C’est clair. Et le plus dur nous attend. C’est l’évidence même.
Mais voyez-vous, je préfère un type qui assume ses convictions (Hollande) que celui (Sarkozy) qui n’en a pas. Car il n’en a pas ! Il suit d’abord le modèle anglo-saxon, vante l’Espagne, puis, hop, il change de position, se tourne vers l’Allemagne. Ce type est un suiveur. Il n’innove pas. Il ne crée pas. Ce n’est pas une locomotive. Or, en temps de crises (rappelons que nous sommes en crise depuis 1973, pas depuis 2008) il faut, à la tête de la 5ème puissance mondiale, non un suiveur, mais quelqu’un qui donne une direction, qui impulse, etc.
Et non quelqu’un qui nous dit : « Ça ne se fait dans aucun pays du monde ! ». C’est indigent. Ce n’est pas au niveau. (à ce propos, les 35 heures n’ont pas été « inventées » par la France, mais ... par les Allemands. A la fin des années 80 et au début des années 90, notamment dans la sidérurgie ..)

En fait, le sarkozysme n’a jamais existé. Le gaullisme, oui. Le gaullisme, c’était une vision, une idée précise de la France, un moteur. Mais le sarkozysme, non. Et vous verrez qu’une fois qu’il sera « parti », personne ne s’en réclamera. Personne !
Déjà, c’est un « accident », Sarkozy. Si Juppé n’était pas « tombé » en 2004 (les emplois fictifs, un an d’inéligibilité - 10 en première instance - et 14 mois de prison avec sursis - Game over, Alain !) jamais Sarkozy n’aurait pu avoir sa chance en 2007. Jamais !
Mais vous me direz, de l’autre côté, pareil. Si DSK n’était pas « tombé » en mai 2011....

NB : je précise que ce billet est volontairement léger. Il est au second degré. Au minimum.


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