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chapoutier 31 mai 2012 10:26
A une époque où démarre la révolution dans certains pays Arabes, qui n’est pas une révolution spécifique aux pays arabes contrairement à ce que voudraient faire croire une certaine presse proche de la réaction, il y a des réactions multiples face aux morts que ces révolutions engendrent. On retrouve dans un certain nombre de bouche que ces révolutions sont affreuses car elles provoquent un certain nombre de morts et la réaction la plus immédiate de la part des moralisateurs bon tains est qu’il faut stopper cela car l’homme ne doit pas tuer son prochain. D’abord on pourrait s’interroger sur l’origine de ces morts mais au-delà ce masque une morale qui est toujours prétexte à démanteler toute révolution car on ne sait jamais jusqu’où cela pourrait aboutir. Et s’il s’agissait tout simplement de remettre en cause tout le système sur lequel a été bâti l’ordre mondial depuis les origines de la civilisation qui n’a toujours su défendre que les propriétaires des moyens de production contre ceux qu’ils exploitent et qu’ils oppriment. Il s’agit encore de volonté de tuer la révolution dans l’oeuf à coup de leçon de morale.

La classe dominante impose ses fins à la société et l’accoutume à considérer comme immoraux les moyens qui vont à l’encontre de ces fins. Telle est la mission essentielle de la morale officielle

À ceux qui lui reprochent d’avoir pris des otages en 1919, Trotsky répond que si la révolution avait fait preuve de moins d’inutile générosité au début, des milliers de vies auraient été épargnées par la suite. Il rappelle que Karl Marx avait soutenu la Commune de Paris en 1871 alors qu’on lui reprochait d’avoir fusillé quelques dizaines d’otages pendant la Semaine sanglante. Selon Trotsky, de même que la violence, le mensonge peut être nécessaire. Que dirait-on d’un ouvrier qui révèlerait les intentions des grévistes au patron ou d’un soldat qui ne cacherait rien à l’ennemi ? À propos de l’immoralité supposée des bolcheviks, Trotsky écrit : « L’ « amoralisme » de Lénine, c’est-à-dire son refus d’admettre une morale supérieure aux classes, ne l’empêcha pas de demeurer toute sa vie fidèle au même idéal ; de se montrer hautement scrupuleux dans la sphère des idées et intrépide dans l’action ; de n’avoir pas la moindre suffisance à l’égard du « simple ouvrier », de la femme sans défense et de l’enfant. Ne semble-t-il pas que l’amoralisme n’est dans ce cas que le synonyme d’une morale humaine plus élevée


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