• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


Sylvain Reboul Sylvain Reboul 11 octobre 2012 16:31

L’amitié telle que l’entendait Aristote supposait au moins deux conditions :

1) que chacun connaisse personnellement chacun, ce qui était théoriquement possible dans un petite cité où seuls les hommes reconnus comme supérieurs aux autres lesquels sont les femmes, les étrangers, les handicapés et les esclaves seraient considérés comme des citoyens actifs ; ce qui leur permettrait de manger et de discuter directement et valablement ensemble (convivialité)

2) que les amis soit dignes d’estime et que leurs intérêts soient reconnus par eux comme communs ou tout au moins mutuels.

Ce qui, on le voit, est inapplicable dans nos sociétés et l’était déjà dans les cités grecques profondément divisées entre elles et en elles même.

Il s’agit donc d’un idéal philosophique inaccessible voire dangereux pour la démocratie universaliste, sauf à confondre l’amitié et le copinage avec la justice...Ce qu’Aristote du reste reconnait lui-même, en analyste lucide qu’il était.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès