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ffi ffi 15 novembre 2012 11:06

Croire le suffrage universel pour une traduction d’une philosophie "d’action sur la vie, de la maîtrise par l’Homme de son propre destin« , est faux, il me semble.
 
En effet, il s’agit d’un mécanisme de prise de décision, où la computation des voix de la collectivité (l’Homme, en tant qu’espèce), oblige chacun (l’homme en tant que Personne singulière), ce qui n’est rien d’autre qu’une forme de dictature, une dictature sociale, de la multitude sur l’individu.
 
Le suffrage »universel« découle d’une confusion entre l’espèce (la pluralité des hommes) et l’accident (la singularité d’un homme). Il devrait d’ailleurs être dénommé suffrage uniformel, car ce mécanisme consiste à uniformiser la multiplicité des opinions en une seule, par l’artéfact de la computation des votes (du latin votum = un voeu).
 
L’universel, comme l’étymologie le montre, (unus -> un ; vertere, versus : tourner), consiste plutôt réunir la pluralité des vues par la concorde, afin d’orienter chacun, reconnu dans sa singularité, à participer d’une fin commune.
 
Une politique »universelle« devrait donc »verser le peuple à l’unité". Or ce suffrage, ce mécanisme computationnel, est faussement universel, il ne verse pas le peuple à l’unité, mais le verse à se diviser. Et donc les problèmes demeurent.
 
Le suffrage universel pose donc les mêmes problèmes que le tirage au sort, car il substitue à la recherche de concorde, seule véritable fin du Politique, un mécanisme computationnel.


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