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Soi même Soi même 17 novembre 2012 13:02

@ elec le problème n’est pas ce gaz, c’est l’eau !
 Il y a d’autre projet en cours qui sont en train d’être mis en place, il y de temps en temps des articles dans les journaux et peut de réaction à ce sujet !

En en apprenant la nouvelle que le Sénat qui rouvre le débat sur le gaz de schistes, et si tous cela était du flan pour la France, et en réalité il mise sur le gaz des hydrates de méthane beaucoup plus abondant.

Et que cette affaire serait en réalité une intoxication politique, ce qui permettrait ne nous préparer à accepter cette solution !

C’est une hypothèse, qui se fonde sur une recherche de document.

La tentation du gaz de schiste et des hydrates de méthane en France

04 avril 2012

« Pour l’instant, il n’existe qu’une seule exploitation commerciale d’hydrate de méthane au monde. Elle fonctionne depuis 1978 et est située sur le champ de Messoyakha au nord de la Sibérie. Dans ce site d’exploitation, les hydrates de méthane se sont décomposés mais sont restés prisonniers d’une poche imperméable située sous le permafrost. Mais dans la majorité des autres sites potentiels exploitables, la situation est toute différente et les hydrates de gaz se trouvent dans des couches sédimentaires poreuses. Leur exploitation par liquéfaction provoquerait une remontée très dangereuse de méthane vers la surface. Tous les grands pays industrialisés tentent donc de mettre au point des techniques d’extraction fiables et adaptées à la nature très instable des hydrates de méthane. Il faut en effet savoir que la moindre modification de température ou de pression risque de provoquer la fonte de la poche de glace et de libérer le méthane dans l’atmosphère. Or, l’impact de ce gaz en matière d’effet de serre est de 25 fois celui du CO2 à quantité égale ! »

 

Parmi les grands pays pouvant accéder aux hydrates de méthane, le Japon est sans conteste le pays le plus avancé dans la recherche de moyens d’extraction fiables et industriels des hydrates de méthane. Ce pays mise sur cette ressource pour faire face à sa demande croissante d’énergie et renforcer de manière décisive son niveau d’indépendance énergétique sans recourir à une augmentation de la part du nucléaire, une énergie de plus en plus rejetée par l’opinion publique nippone depuis la catastrophe de Fukushima. Selon les prévisions des scientifiques et du gouvernement japonais, cette nouvelle source d’énergie pourrait couvrir, au rythme actuel de la consommation, les besoins énergétiques de l’archipel nippon pendant plus d’un siècle ! Après plus de 10 ans de recherche, le Japon va commencer ses premiers tests d’extraction d’hydrates de méthane en 2013 et vise l’exploitation commerciale à grande échelle d’ici 2016. »

« Grâce à ses territoires d’outre-mer, la France regroupe 11 millions de km² de zone marine et possède le second domaine maritime mondial, derrière les Etats-Unis. Elle a en outre entamé une procédure judiciaire internationale pour agrandir d’encore un million de km2 son domaine maritime.

 

En France, le projet expérimental Fordimhys (Formation and Dissociation of Methane Hydrates in Sediments) de production sous pression d’hydrate de méthane, sponsorisé par Gaz de France, Total et l’Institut français du pétrole et conduit par Jean-Michel Herri et Olivier Bonnefoy, du Laboratoire des procédés en milieux granulaires, devrait permettre de mieux évaluer, d’ici quelques mois, la faisabilité d’une exploitation à grand échelle des hydrates de méthane par notre pays.

 

On comprend mieux cet enjeu technologique, économique et énergétique quand on sait que l’exploitation des hydrates de méthane ne se limite pas aux immenses réserves qui tapissent les fonds sous-marins. En effet, les hydrates de méthane pourraient également à terme constituer une voie alternative tout à fait rentable pour le transport du méthane sur des distances relativement longues (jusqu’à 6000 km). Le transport des hydrates par bateau pourrait donc se substituer pour une large part à l’acheminement du gaz naturel liquéfié par gazoduc.

 

Deux siècles après leur découverte par le chimiste britannique Humphrey Davy, la récupération et l’exploitation à grande échelle des hydrates de méthane et l’exploitation massive du gaz de schiste à l’aide de méthodes respectueuses de l’environnement et intégrant systématiquement des systèmes de capture et de séquestration de carbone, pourraient donc révolutionner le paysage énergétique mondial au cours de ces vingt prochaines années. La France, qui a la chance de posséder en grande quantité ces ressources énergétiques précieuses, tant dans son sous-sol que dans son immense domaine maritime, doit, dans un cadre de coopération européenne et internationale renforcée, tout mettre en œuvre pour devenir un pays pionnier dans l’exploitation propre et durable de ce nouvel “or bleu”. »

 

 

René TREGOUËT (www.tregouet.org), sénateur honoraire, fondateur du groupe Prospective du Sénat

Parlement européen

Questions parlementaires 5 juillet 2012

E-005222/2012 Réponse donnée par M. Oettinger au nom de la Commission

Les hydrates de méthane ont été étudiés dans le cadre de programmes de recherche soutenus par l’Union européenne(1). Cependant, et même si elle suit les recherches en cours, telles que celles entreprises dans le cadre d’un projet du programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)(2), la Commission ne dispose pas d’informations détaillées concernant le potentiel de ces hydrates dans les eaux européennes. La prospection et l’exploration des sources de gaz naturel en Europe, de même que la production éventuelle ainsi que les développements technologiques qui y sont rattachés devraient, en premier lieu, être financés par des entreprises commerciales. Le travail de la Commission vise à assurer l’intégrité environnementale de toute opération d’une telle nature ainsi qu’à encore améliorer l’infrastructure et les conditions qui prévalent sur ce marché, ce qui faciliterait également la commercialisation de gaz naturel provenant de sources alternatives.

L’ONU encourage l’exploration des hydrates de gaz

http://www.enerzine.com/12/10239+lo...

D’ici quelques mois voir un où deux ans, ils posséderont le résultat ses premiers tests d’extraction d’hydrates de méthane en 2013 fait par le Japon avant de se lancer dans l’aventure.


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