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Walid Haïdar 30 janvier 2013 20:23

J’aimerais bien pouvoir lire ce bouquin.


D’après mes dernières lectures, j’avais cru comprendre de la part de généticiens que l’état de maîtrise technique actuelle était suffisante pour produire des micro-organismes (ou protéines en étant issues) génétiquement modifiées à des fins thérapeutiques, mais que la grossièreté de nos connaissances et technologies concernant le matériel génétique faisait de nos aventures agro-alimentaires de vastes aventures de goinfrage industriel pas très sérieuses d’un point de vue scientifico-écologique.

Bref, on aurait une conception fort réductionniste du génome, conçu comme un grand bordel dans le quel il y aura des gènes utiles qui font ceci ou cela, et des gènes inutiles qui ne font pas grand chose, voire rien du tout.

Et niveau technique, les manipulations génétiques actuelles seraient plutôt assimilables à de la charcuterie qu’à de la chirurgie, relativement à la finesse du matériau manipulé.

J’ai une question : si par hasard, le génome était autre chose de bien plus complexe que la somme de ses parties (inutiles/utiles) et formait un tout aux interactions bien plus subtiles, de quoi aurions-nous l’air avec nos outils, conceptions, et chimères ?

Je vois en l’état actuel de mes connaissances, une différence de douceur stratosphérique entre le fait de sélectionner le fruit des accouplements de graines naturelles, et le fait de charcuter des génomes pour obtenir des attributs exotiques à souhait. Ce n’est pas du tout de même nature, dans un cas on utilise un procédé naturel, dans l’autre fait le pari que la charcuterie et l’accouplement c’est grosso-modo la même chose, d’un point de vue génétique.

Mais il y a aussi l’urgence démocratique appelée par de tels horizons techniques, on est à des années lumières d’une société assez démocratique pour mettre entre les mains de qui que ce soit des techniques pareilles (de même que les armes nucléaires ou bactériologiques me direz-vous).

Et enfin, la question de la nécessité : avant de dépasser l’humain, ce serait bien de l’atteindre.

Je propose l’outil technique le plus puissant du monde pour Vivre : l’amour. Avec ça et un poil de bon sens on devient tous humains. Ensuite on aura le temps de se tâter pour dépasser ce stade.

Plus sérieusement, je trouve dommage qu’il n’y ait aucune réflexion sur le rapport entre vitesse d’évolution technique et vitesse d’évolution socio-culturelle. Vous semblez avoir la croyance d’une synchronicité magique entre les deux, ou considérer que cette question ne se pose pas. Il est certain que le jour où les surhommes décideront d’exterminer les hommes simples, la question ne se posera plus, et me direz-vous, on a bien les USA aujourd’hui, grâce à l’extermination des indiens d’Amérique, alors bon...

Vous avez peut-être pas tord, en tant qu’inhumain pensant.

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