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Philippe VERGNES 21 février 2013 14:50

@ ffi,

« Parent malveillant... »

Ce ne sont pas les termes que j’ai employés. Si j’ai pris soin de mettre ce concept entre guillemet, c’est bien parce qu’il nécessite des précisions qui dépassent de loin le cadre de cet article et dont le développement serait bien trop long (mais pourtant utile). Par contre, lisez bien la suite, vous comprendrez mieux votre méprise.

« Vous pensez vraiment qu’un parent puisse être considéré comme par « essence » malveillant ? »

« Malveillant par essence », non ! Je vous préciserais toutefois que c’est vous qui employez le mot « malveillance » et non moi. En témoigne le fait que j’ai opposé la « bienveillance » à la « maltraitance » et non pas à la « malveillance » (ne serait-ce que pour « casser » la vision dichotomique que nous avons de toutes problématiques). Même si elle vous a échappé, la nuance me paraît importante (et si j’utilise parfois le terme de « malveillant », par erreur faut-il le souligner, c’est toujours dans le sens de « maltraitant »). Par contre, un parent peut tout à fait être « maltraitant » à son insu et ne pas tenir compte des besoins fondamentaux nécessaires au développement psychoaffectif de son(ses) enfant(s). Cela tient en grande majorité aux « programmations » (ses schémas comportementaux) que le parent « maltraitant » à lui-même acquis dès le plus jeune âge de ses parents, etc. C’est cette forme d’éducation qu’il convient de rompre de nos jours si nous voulons briser le cycle infernal de la violence (cf. Convention Internationale des Droits de l’Enfant). Ni plus, ni moins (mais c’est déjà trop demander semble-t-il) !

« Drôle de logique. Si un parent a fait un crime, cela doit être condamné comme tel. »

C’est apparemment le cas de ce père « qui a fait le boulot » (selon ses propres paroles) pour les mouvements masculinistes qu’il représente.

"Mais je ne vois pas pourquoi un parent devrait être condamné à perpétuité à ne pas voir son enfant... Surtout sur ce critère assez nébuleux de distinction de l’essence bienveillante ou malveillante de l’adulte.« 

Bhein... il n’y a pas de raison à condamner qui que ce soit à ne pas voir son enfant à perpétuité, à condition que les droits des enfants soient respectés. Dans le cas d’un »parent maltraitant« , si ce parent ne prend pas conscience de sa »maltraitance« , il est préférable de protéger ses enfants par l’imposition d’un droit de visite surveillé. Aussi »cruel« que cela paraisse pour le parent »maltraitant« , c’est la seule façon de protéger »l’intérêt supérieur de l’enfant" tel qu’il nous est bassiné par tous les textes de lois.

« Qui voudrait du mal à son propre enfant ? C’est stupide. »

Dans un monde de « bisounours » cela peut effectivement paraître stupide, dans la société d’aujourd’hui : NON !

« En réalité, voici comment cela se passe :
Un père, qui aime son enfant, est déçu de la décision à l’égard de la garde de son môme.
Bon, il s’énerve un peu face au juge.
Et après le juge se venge en lui retirant tout droit de visite...
Le juge est un petit tyran (car il oblige à obéir).
Si la loi n’est pas fondée sur un règle claire, c’est l’arbitraire.
Or ici, cette règle n’est pas claire. »

En fait, ce ne sont pas les règles qui ne sont pas claires. Même si elles ne sont pas parfaites, elles sont au contraire très claire : toutes décisions de justices doivent être prises dans « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Dans la réalité, les choses sont très loin de se passer comme vous l’indiquez. Encore faut-il pour cela y être confronté (à cette réalité-là), c’est pourquoi je suis, sous les réserves déjà formulées, plutôt favorable à la médiation pour les séparations difficiles.

"C’est bien plus souvent le sentiment du juge à l’égard du parent, mais dans la relation du juge au parent, qui est le critère du jugement... Cela n’a hélas que bien peu de rapport avec la relation du parent avec l’enfant."

Je suis plutôt d’accord avec ce que vous affirmez là, c’est bien pour cela qu’il faut des professionnels correctement formés pour entendre la paroles des deux parents (et celle des enfants) et déterminer s’il n’y a aucun risque de maltraitance pour l’enfant de la part de l’un ou l’autre des parents (ou parfois même des deux, mais ceci est encore une autre histoire).

« On ne peut juger quelqu’un que par rapport à ses propres relations avec lui.
Le juge se substitue donc à l’enfant. »

Oui... mais alors pourquoi dans ces conditions, ces mêmes mouvements masculinistes, tel que pointé du doigt dans cet article, se croient obliger de nier la parole de l’enfant en invoquant le SAP à tout bout de champ ???

« Si c’était vraiment l’intérêt de l’enfant qui était en jeu,
ce serait l’enfant qui jugerait par lui-même, pas le juge des enfants... »

Oui... Idem précédemment.

La définition de la maltraitance infantile est évidemment importante pour comprendre de quoi il en retourne.


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