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Geneste 22 mai 2013 20:59

Je vais me permettre plusieurs niveaux de réponse. Concernant le score olympique dont vous parlez, je vous renvoie à l’émission hébdomadaire sur France Info de Michelle Serre qui a lieu les dimanche. Dans la dernière à ce jour, il a expliqué, dans son discours sur la compétition, pourquoi le nombre de médailles aux J.O. ne représente non pas le pourcentage de population, mais exactement l’ordre du PIB des nations. La France est donc bien souvent sur le podium contrairement à vos affirmations non fondées.

Ensuite, vous faites référence aux facs des années 70 qui, si je comprends bien votre prose, qui est quand même difficile à suivre, auraient été de bonnes facs. Vous reconnaissez donc que donner un bon niveau à des élèves est possible et cela en français, car dans les années 70, on parlait beaucoup moins l’anglais qu’aujourd’hui. Là encore, il y a contradiction dans votre discours.

Ensuite, vous vous égarez dans une diatribe que j’ai quelque difficulté à déchiffrer tant votre pensée est floue. Néanmoins, je me permets cette remarque : mieux vaut ne pas être entendu si l’on n’a pas de choses intelligentes à dire. Déjà, pas mal de français en français n’ont pas grand-chose d’intéressant à dire, alors en anglais, avec l’appauvrissement de la pensée lors du passage à la langue de Shakespeare, voilà de la pensée profonde ! Ne croyez d’ailleurs pas que je critique l’anglais, il en serait de même dans toute autre langue... étrangère !

Ce qui m’amuse, ce sont ces personnes qui défendent l’expression anglaise alors qu’en réalité elles ne savent pas parler l’anglais réellement. Tout au plus connaissent-elles quelques notions de « globish » ! Si elles allaient quelque peu dans la campagne anglaise ou si elles fréquentaient les quartiers populaires du nord de l’Angleterre, elles verraient le fossé qui les sépare de ce que peut être la culture d’un peuple dont la langue évoluée, qu’on le veuille ou non, n’est que le reflet in fine. D’ailleurs, n’est-ce pas Shakespeare lui-même qui a rendu la littérature populaire dans son expression écrite ?

Je terminerai par le latin. On estime aujourd’hui à 3000 le nombre de personnes qui parlent le latin couramment dans le monde. On peut raisonnablement considérer cette langue comme morte, car 3000 personnes disséminées ne peuvent constituer un noyau de progrès. Ce ne peut être que le progrès réalisé par une culture qui permettra à sa langue de survivre, voire de devenir dominante. J’étais en Chine il y a quelques années et clairement le gouvernement chinois avait décidé que certains travaux ne seraient pas traduits ni publiés en anglais. J’étais au Japon il y a 2 mois et j’ai pu y constater le même phénomène. Manifestement, certains peuples n’ont pas les mêmes vues que vous. Et il y a une raison très simple à cela : le progrès, certains progrès, sont avant tout liés à une culture et la base de la culture est la langue. Encore faut-il maîtriser cette dernière pour avoir accès à la première. Mais, à part quelques bilingues de naissance (parents ayant deux nationalités ou voyage de longue durée des parents à l’étranger), cette acquisition culturelle nécessairement totale n’est pas accessible à plus de 99% de la population dans une langue qui lui est étrangère. La question se pose donc aussi brutalement que cela : culture ou rien ?
Et le jour où les Chinois auront une connaissance que n’ont pas les autres peuples, parce que, par exemple, ils auront travaillé davantage, il faudra alors passer au chinois et l’on créera alors des enseignements en chinois dans les écoles et universités françaises pour être écoutés des chinois paraît-il... Tout cela est pathétique !


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