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Henrique Diaz Henrique Diaz 7 juillet 2013 14:48

Aladeen,
Je ne sais ce que tu entends par « hard-rock » mais voter blanc n’a jamais rien changé et ne changera jamais rien. Le capitalisme ultralibéral a intérêt pour sa santé à ce que les populations soient aphones et ainsi inconscientes politiquement. Et quand cela donne un peu trop d’agitation sociale dans la rue, cela permet de mettre au pouvoir les molosses du capitalisme que sont les partis nationalistes. En Bolivie, en Equateur et au Vénézuela, il y a des gouvernements internationalistes et socialistes au sens propre du terme, donc dangereux pour le capitalisme qui est partout d’essence antidémocratique puisque son but n’est pas le pouvoir des peuples mais de l’argent. Ces gouvernements ne sont pas sortis du chapeau soit disant « ni droite ni gauche » des Asselineau et autres Chouard, mais bien des Fronts de gauche de là bas. Mais peut-être que pour toi, le Front de gauche, qui n’a de fait jamais gouverné en France et qu’on ne peut donc accuser d’avoir déçu, c’est ça le hard-rock !

Dans les années 40, avec le CNR majoritairement communiste, on a eu la retraite, la sécurité sociale, le vote des femmes, la confirmation des avancées sociales du Front populaire etc. Cela a servi de base sociale et économique pour les trente glorieuses. Dans les années 70, avec plus de 20% de voix communistes, même les gouvernement de droite étaient obligés de valoriser le bien public pour faire rempart à une prise de pouvoir de la gauche. Depuis le mitterandisme, faussement appelé expérience de la gauche au pouvoir, puisque Mitterand n’a jamais vraiment été de gauche (il voulait surtout être un monarque), ces voix sont passées à 10-12% en gros (en comptant les autres gauches authentiques) : où sont partis les autres ? Au FN et dans l’abstention/vote blanc. Et c’est ça et rien d’autre qui nous a mené où nous en sommes aujourd’hui : plus de perspective de justice sociale, uniquement le chacun pour soi à tous les niveaux (du plus bas au plus haut), dérégulation massive, affaiblissement de plus en plus important de la puissance publique, de crises systémiques de surproduction en politiques d’austérité les agravant. L’UMP, comme le PS ou encore le centre-droit, qui sont tous des partis au service de la finance internationale, peuvent s’en donner à coeur joie quand ils arrivent au pouvoir : manifestement les gens en redemandent, soit par leur abstention qui est un soutien tacite, soit par le vote FN.


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