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 C BARRATIER C BARRATIER 27 août 2013 13:37

C’est le niveau de vie qu’il convient de juger, les paysans, parents de leurs élèves étaient eux mêmes très pauvres. L’institutrice de 1945 n’avait pas l’eau sur l’évier, mais personne ne l’avait au village. J’ai vécu cela dans les années 50. Ni l’eau ni le WC dans l’appartement, pas de vrai WC pour les enfants non plus, une cabane avec deux planches sur un trou...
Le luxe était le savoir, la considération. Après Jules FERRY et l’école laïque obligatoire. Car avant et après il y avait les écoles confessionnelles sous la férule du curé.
Les enseignants étaient parfaitement formés dans les Ecoles Normales d’Instituteurs et d’institutrices que PETAIN fema pour rétablir l’enseignement obligatoire des devoirs envers dieu, même à l’époque publique, en 1945 elles rouvrirent. Les résultats au Certificat d’études primaires, à 13 ou 14 ans, étaient mauvais à l’école privée et excellent à l’école publique, les parents s’en aperçurent très vite.
Les enseignants travaillaient le soir pour des rattrapages non payés, le jeudi ils s’occupaient du sport (USEP/UFOLEP) gratuitement, ils organisaient des conférences et apprenaient dans leur formation l’anlyse des sols pour les plantations, la fécondation articicielle des vaches, ils passaient des films avec du matériel prêté par leur Fédération des Oeuvres laïques, avec même les « actualités », ils prêtaient des livres aux parents et aux enfants. L’Ecole était un centre d’éducation populaire.
Le secrétariat de mairie était rétribué et précieux pour la population
Les postes doubles avec deux salaires apportaient une aisance relative, dès avant 1950, une petite automobile.
Pendant les vacances beaucoup d’enseignants encadraient des colonies de vacances et des centres pour adolescents.
La suppression des écoles normales dans les années 1990, remplacées par des IUFM (universitaires) a sonné le glas de l’école publique. Formation théorique élevée certes mais sans capacité pédagogique.
les instituteurs ont dès les années 70 été appelés à devenir professeurs du second degré, reprenant des études et passant le CAPES. Facilement car pour entrer à l’école normale il fallait être très fort au collège (on entrait en formation à 15 ans, on préparait les bacs, les pratiques pédagogiques en même temps, on terminait après le bac par une année totalement pédagogique à temps plein, avec stages en responsabilité dans des classes. Les instituteurs avaient des bases extraordinaires.
J’ai baigné toute ma vie dans ce milieu, je n’ai pas épousé une institutrice car j’avais déjà mon amie devenue mon épouse. Mais je m’en suis bien sorti avec un seul salaire.


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