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En réponse à :


philouie 16 septembre 2013 20:34

Bonsoir,

Je suis très surpris de vos réponses. Le sentiment que j’ai c’est que vous vous enfermez dans cette théorie du mimétisme au point de vouloir faire rentrer dedans tout le réel quitte à faire fi de la réalité.

Je vous l’ai dit, pour moi, on ne peut penser le mimétisme sans penser l’altérité. Comment ne pas voir que le juif, quand il est ostracisé, c’est sous la figure de l’étranger ?
Comment comprendre la parole du christ « j’étais un étranger et vous m’avez accueilli » ? que faire de celle de jean marie Lepen lorsqu’il déclare « je préfère mes soeurs à mes cousines, mes cousines à mes voisines ? » J’ai l’impression que vous ne le pouvez pas ou que vous le refusez.

Pour moi, il y a une réelle dynamique, qui va de l’état fusionnel à l’individuation et qui passe par la castration et que justement le stade de l’état fusionnel , qui fonde le mimétisme, entraine le refus, le rejet de l’autre et que l’altérité, l’acceptation de l’altérité passe par l’individuation, c’est à dire que, c’est seulement en devenant un individu à part entière, c’est à dire un autre vis à vis de mes semblables que j’aurais la capacité d’accepter l’autre dans sa différence.

Ainsi, si le mimétisme a à voir avec le bouc émissaire, c’est bien parce qu’il y a refus de l’autre. En ce sens, c’est parce que l’autre détruit le replis sur soi du bien être ensemble comme collectif, que le bouc émissaire est rejeté par la communauté.

Penser le mimétisme, sans penser l’altérité ne vous mènera à rien.


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