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philouie 17 septembre 2013 21:41

Bonsoir,

M’enfin. que nous soyons tous frères, que sommes d’une même humanité personne ne le conteste, mais voir l’homme comme un troupeau de mêmes, ce ne peut être vrai que vu de la lune et si aujourd’hui il y a des gens qui pensent ce que vous pensez, c’est que la révolution copernicienne à fait plus de mal que je ne craignais.

Du point de vu de la psychologie, la base c’est le sujet, là où il y a un JE qui pense, ce qui définit instantanément l’altérité : il n’y a pas d’alter-égo, il n’y a que des égos et partant des conflits d’égo.

Du point de vue du sujet, il n’y a que MOI.

et les autres ou le grand Autre disait Lacan.

On ne peut pas sortir de ça, on ne peut pas le contourner, faire comme si ça n’existait pas. c’est la réalité humaine.
Alors oui, peut-être du mimétisme, mais si il y a du mimétisme, il fonde les cercles concentriques à la Lepen. mMais ces cercles concentriques définissent toujours un au-delà du cercle, c’est à dire d’autres qui ne font pas partie du cercle parce que la base de l’égo dans sa relation à l’autre, c’est l’exclusion et quand JMLP dit, j’aime mieux ma soeur que ma cousine , il faut bien comprendre, j’aime moins ma cousine que ma soeur et in fine je déteste plus l’étranger que mon voisin.
Il n’y a pas de communauté humaine, il n’y a que des communautés humaines, et ces communautés humaines, qui se fondent sans doute sur le mimétisme parce que j’ai néanmoins besoin des autres, ceux qui sont au plus près des autres moi-même dont vous parlez, sont au collectif ce que le moi est aux autres. elles définissent des limites et partant de l’altérité.
Rappelez vous ce que j’ai proposé : oui nous partageons le même désir, mais pour moi c’est le désir d’être Dieu en se souvenant qu’en Dieu, il n ’y a pas de place pour l’autre, ce qui veut dire, que le désir est aussi un désir d’exclusion.
Vous pouvez dire nous sommes tous frères, aimez vous les uns les autres et blabla et blabla, c’est du flan et ça ne veut rien dire, parce que le fond du problème ce n’est pas que les autres sont mes semblables mais bien que les autres sont des autres et que parce qu’ils sont autres, ils sont un obstacle à mon moi à moi. L’enfer c’est les autres disait Sartre.

Et si les victimes afghanes des guerres américaines n’existent pas aux yeux des américains, c’est parce qu’elles sont tellement autre qu’il n’y a plus aucune identification au moi américain.

parler du conflit à partir du semblable, sans introduire la question de l’altérité n’a aucun sens, aucun intérêt. je ne vois pas où ça peut mener. pour moi vous êtes dans une impasse.


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