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En réponse à :


philouie 19 septembre 2013 21:24

Comme j’ai le sentiment que vous avez aimablement glissé sur mon argumentaire, pour faire bonne mesure, je recommence... :

Bonsoir,

A vrai dire quand j’ai lu vos arguments, et en particulier celui qui dit « qu’en vouloir un autre signifie vouloir le même », j’ai souri, au point d’avoir pensé qu’il n’était pas utile d’en débattre.

Pourtant je crois vous avoir répondu clairement, mais moi même j’ai le sentiment que vous avez aimablement glissé sur mon argumentaire, pour faire bonne mesure, je recommence... :.

Je vais essayer d’être plus clair, parce que peut-être ne m’avez vous pas compris et vous verrez alors que nos points de vue ne risquent ni de se croiser et encore moins de se rencontrer : nous ne sommes pas dans le même plan.

Sans doute n’avez vous pas compris ce que venait faire là l’allusion à Copernic, et pourtant, lorsque nos aïeux mettaient le totem au centre du village, ce n’était pas seulement en signe de vénération mais parce que le totem représentait le centre du monde.
Le centre du monde était au centre du village et ce fait ne faisait que rendre compte de cette réalité humaine que d’un point de vue subjectif , le centre du monde c’est le moi.

Avec Copernic, et l’esprit scientifique qui va avec, le centre du monde n’est même plus sur terre et on trouve des gens qui comme vous, à la manière d’un scientifique qui étudierait les puces ou les abeilles, pense qu’on peut comprendre l’homme en le regardant de haut et vous en arrivez à cet argument qui en revient à analyser l’être humain comme le ferait un enfant convoitant deux twiks.

mais nous ne sommes pas des twiks, nous sommes des sujets pensants et il semble que vous achopper sur cette vérité humaine, très humaine, simple et même évidente, que le fait d’être un sujet pensant défini instantanément l’altérité. Que cette altérité est radicale en ce qu’elle défini une béance entre le moi et le toi.

Vous argumentez sur la question de la différence et du semblable, sans même voir que la question de l’altérité n’a strictement rien à voir avec ces questions.

L’altérité est radicale, même avec mon frère jumeau le plus proche et le plus similaire possible.

Pour discuter de la différence et de la similitude il faut observer l’homme depuis la lune, pas depuis l’intérieur de l’homme, pas depuis le sujet pensant : votre science fait de l’homme un objet qui oubli l’homme comme sujet.

Vous dites qu’avec l’altérité il n’y a pas de gradation, ce qui est faux et l’exemple de JMLP le montre bien : les cercles concentriques de ses affinités définissent bien une gradation, et ce n’est pas parce que l’altérité est radicale que cette gradation n’est pas manifeste.

Remarquons d’abord qu’au centre des cercles il y a un « JE », ici JMLP, qui aime. Et si JMLP aime selon un gradation qui s’estompe avec l’éloignement, c’est parce qu’il le fait par identification. Mais attention, ne vous méprenez pas, l’identification n’a rien à voir, mais alors rien de chez rien, avec la similitude, pas plus que l’altérité n’a à voir avec la différence.
l’identification consiste à reconnaitre en l’autre une part de soi. C’est avant tout un phénomène projectif. Si les afghans n’existent pas aux yeux des américains c’est que les américains ne s’identifient pas à eux, c’est à dire qu’ils ne retrouvent pas en eux l’image de leur moi.

ce point pourrait ressembler à ce que vous dites là :

Ainsi c’est la capacité à mesurer le degré de similitude à soi ou à un idéal de soi qui, en fonction de son résultat (très semblable, assez semblable, peu ou pas semblable) crée la différence qui est à l’origine de tous les conflits inter-groupe.

Pourquoi pas, sauf que moi la « capacité de mesurer » devrait se référer à un processus conscient alors que l’identification est un processus inconscient.

Mais surtout, là où je ne peux absolument pas vous suivre, c’est que vous voulez apporter comme réponse à cette question le fait qu’« il n’y a pas de différence » alors que la différence n’est pas le problème, le problème c’est l’altérité ( ce qui n’a rien à voir, je répète) et que l’altérité est radicale et irréductible.

lorsque je dis que vous êtes dans une impasse, c’est que par votre façon d’observer l’être humain, de façon copernicienne depuis le haut de la lune, sans même tenir compte du sujet pensant, c’est à dire de l’altérité, vous êtes en dehors de la réalité humaine, vous pouvez forger des concepts mais ils resteront creux.


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