• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


Onecinikiou 12 octobre 2013 02:50

Malheureusement mon cher tout n’est pas si simple. Derrière votre discours en effet simpliste, comme de prévisible, vous faites abstraction de considérations majeurs. 


Commençons par vous rappeler que les allemands réalisent actuellement, du fait notamment de leur décision d’arrêter la filière nucléaire, un effort considérable d’investissement dans les énergies renouvelables (on parle de 500 milliards d’€ dors et déjà dépensés), qu’il sont en passe d’avoir près du quart de l’électricité produite à partir de ces énergies, mais que dans le même temps, ceci expliquant cela, leur facture énergétique à bondi au point de voir le prix du KW allemand être le double de celui français.

De surcroit, sans que dans le même temps nous observions une baisse sensible des émissions de CO2 puisque les allemands en ont rejeté l’année dernière 2% de plus que l’année précédente ! Ce qui confine à l’aberration la plus totale.

Cela pour une simple et bonne raison mon cher, que vous sauriez si vous connaissiez un tant soit peu vos dossiers : les énergies dites renouvelables type éolien et photovoltaïque, de loin les plus développées à l’heure actuelle (hydroélectricité mise à part), sont des énergies par nature intermittentes dont la production est par conséquent aléatoire. Que cela nécessite de doubler les infrastructures de production par du fossile à démarrage rapide (gaz principalement) afin de palier cette intermittence. Que cela coûte un pognon pas possible et va qui plus est d’évidence à l’encontre du but recherché prétendument par nos écolos de salon : la baisse des émissions de CO2. 

Que le facteur de charge de ces renouvelables est ridiculement bas (au mieux 25% pour l’éolien, 15% pour le photovoltaïque) comparativement aux centrales thermiques et singulièrement à celles nucléaires (80%), ce qui veut dire que pour un même volume d’électricité produit il faut installer une capacité en puissance nominale 3 à 5 fois supérieur. Ce qui la encore surenchérit gravement le coût des infrastructures et explique les dérapages budgétaires allemands qui n’en sont qu’au début, et vont aller croissants. 

Savez-vous par exemple que le champ d’éoliennes offshore de 3000 MW de puissance nominale et dont la concession à été accordée l’année dernière en Bretagne/Normandie est prévu de coûter 10 milliards d’€ ? Soit plus que l’EPR de Flamanville ? Sans compter le facteur de charge bien évidemment, ce dont se garde de faire généralement nos journalistes stipendies et fanatises sur ces questions ! 

Cela veut dire qu’en réalité ce champ éolien va débiter sur une année le quart de sa puissance nominale, soit aux alentours de 750 MW. Quant l’EPR toujours sera, lui, près de 1300 MW (80% de 1600 MW, soit sa puissance nominale), et ce pour un coût inférieur ! Avec pratiquement 0 tonnes de CO2 d’émission !

Mais ou sont nos tartuffes d’escroclogistes pour dénoncer cette gabegie financière, industrielle et finalement écologique !!!

Il va sans dire que je vous mets au défi, vous ou n’importe qui d’autres, de démontrer que mes assertions sont fausses ou approximatives... Auquel cas il faudra bien admettre un jour la supercherie integrale du discours écologiste officiel.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès