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Marsupilami (---.---.172.133) 12 octobre 2006 10:00

@ Patric Adam

« Je continue de penser qu’il ne faut SURTOUT PAS se laisser entraîner sur ce terrain. Le droit musulman regarde les musulmans dans la pratique personnelle de leur relagion, la société française n’a pas à s’en mêler ».

Tout à fait d’accord. Cet article de Daniel Pipes paru dans le New-York Sun du 10 octobre 2006 illustre parfaitement les dérives de ce genre de concession :

Pas d’alcool dans mon taxi !

Une affaire mineure affectant l’aéroport international de Minneapolis-St-Paul (MSP) pourrait avoir des implications majeures pour l’avenir de l’Islam aux États-Unis.

Depuis une dizaine d’années, certains chauffeurs de taxi desservant l’aéroport refusent de prendre des clients transportant visiblement de l’alcool, par exemple dans les sacs en plastique transparents des boutiques de l’aéroport. Cette attitude est dérivée de leur interprétation de l’interdiction coranique frappant l’alcool. Un chauffeur, Fuad Omar, s’en explique : « C’est notre religion. Nous pourrions être punis dans l’au-delà si nous acceptions [de transporter de l’alcool]. C’est une clause coranique. Cela vient du paradis. » Un autre chauffeur, Muhamed Mursal, lui fait écho : « C’est interdit dans l’Islam, de transporter de l’alcool. »

Le problème a émergé publiquement en 2000. Il arriva alors qu’un client transportant des bouteilles d’alcool se voie refuser successivement l’utilisation de 16 taxis, une expérience qui le laissa avec l’impression d’être un criminel, alors qu’il n’avait commis aucun délit. De leur côté, les 16 chauffeurs perdirent de l’argent. Pour reprendre les termes de Josh L. Dickey, d’Associated Press, lorsque des chauffeurs refusent une course pour une raison quelconque, « ils retournent faire la queue, trèèèès loin derrière. Avant le terminal, au bout d’une longue route de service, jusque dans un immense parking encombré de taxis, à Bloomington, où ils attendent plusieurs heures le prochain appel. »

Pour éviter cette situation pénible, les chauffeurs de taxi musulmans demandèrent à la Commission des aéroports métropolitains (Metropolitan Airports Commission, MAC) la permission de refuser des clients transportant de l’alcool, voire suspectés de transporter de l’alcool, sans être pour autant renvoyés en queue de file. La MAC rejeta la requête, craignant que les chauffeurs n’invoquent leur religion comme prétexte pour refuser des courses à faible distance.

Entre-temps, le nombre de chauffeurs de taxis musulmans a augmenté, au point qu’ils constitueraient les trois quarts des 900 taxis du MSP. En septembre 2006, les Musulmans refusèrent en moyenne trois courses par jour pour des raisons liées à l’alcool. Le porte-parole de l’aéroport, Patrick Hogan, explique que le phénomène s’est « lentement amplifié avec les années jusqu’à devenir un problème important de service à la clientèle ».

« Les voyageurs se sentent souvent surpris et insultés », déclara Hogan à USA Today.

Sur ce, la MAC proposa une solution pragmatique : les chauffeurs refusant de transporter de l’alcool recevraient une enseigne lumineuse d’une autre couleur à placer sur le toit de leur véhicule, signalant ainsi leur attitude à cet égard à tous les usagers. Du point de vue de l’aéroport, cette idée constitue un moyen judicieux et efficace de résoudre un problème agaçant - on évite ainsi que des passagers ne se sentent offensés et que des chauffeurs ne perdent trop de chiffre d’affaires. « Les autorités de l’aéroport n’ont pas pour mission d’interpréter des textes sacrés ou de dicter des choix religieux à qui que ce soit », souligne Hogan. « Notre objectif consiste simplement à assurer aux voyageurs un service de qualité [à l’aéroport]. » La proposition des deux enseignes lumineuses n’attend plus que l’approbation du comité consultatif des taxis de l’aéroport, si bien qu’il sera probablement mis en application à la fin de cette année.

Mais à un niveau sociétal, la solution proposée a des implications massives et inquiétantes. Par exemple : le projet des deux enseignes lumineuses a pour effet d’imposer la charia, la loi islamique, avec le consentement étatique, dans une banale transaction commerciale, au Minnesota. Une autorité gouvernementale approuve ainsi un signal indiquant qui respecte ou ne respecte pas la loi islamique.

Qu’en est-il des autres chauffeurs de taxis ? Dès lors, d’autres taxis de Minneapolis-St-Paul et d’ailleurs dans le pays pourraient fort bien exiger le même privilège. Les chauffeurs de bus pourraient leur emboîter le pas. Le système de transport entier pourrait ainsi se trouver divisé en fonction de l’observance islamique.

Et pourquoi se limiter à l’alcool ? Des chauffeurs de taxi musulmans de plusieurs pays refusent déjà les chiens d’aveugle dans leur voiture. On pourrait aussi voir apparaître des refus de transporter des femmes dont les bras ou la chevelure sont visibles, ou les homosexuels et les couples non mariés. En suivant cette logique, les taxis musulmans pourraient aussi refuser les hommes portant la kippa de même que les Hindous, les athéistes, les tenanciers de bars, les croupiers, les astrologues, les banquiers et les quarterbacks.

Pour fonder sa décision, la MAC a consulté la section du Minnesota de la Muslim American Society, une organisation que le Chicago Tribune a révélée être consacrée à la transformation des États-Unis en un pays placé sous la loi islamique. Par exemple, l’épouse d’un ex-directeur de l’organisation a expliqué que son but consistait à « instruire chacune et chacun sur l’Islam et à suivre les enseignements de l’Islam, dans l’espoir d’établir ainsi un État islamique ».

C’est justement la nature inoffensive de la solution des deux enseignes lumineuses qui la rend si insidieuse. Et c’est pourquoi la Commission des aéroports métropolitains devrait revenir sur cette décision déraisonnable.


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