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Ark EvoluVeur Ark EvoluVeur 24 octobre 2006 03:00

Je vais tenter une petite traduction, puisque j’ai eut aussi à « subir » les auteurs de débats où je n’étais pas invité. Ce texte est clair bien qu’un peu lourd sur certaines formules : je vous invite à le visiter ensemble...

Après une intro longue stigmatisant le capitalisme intellectuel et son absurdité pratique. la question est :

Pourquoi la gauche intellectuelle se fourvoie-t-elle, aujourd’hui comme dans les années 1930 et 1940 ?

...nan, celle-ci est un interlude dénonciateur : Là on pensait à un débat de fond, et bien non : on va savoir pourquoi la gauche n’est plus aussi sociale qu’elle le laisse entendre ?

La question est donc : « que nous sommes à la fin de la culture ? » (gros titre)

L’éducation est le moteur de la tradition (de la reproduction sociale), elle assure sa constance. Vous verrez ici un concept interessant de « haute culture » élitiste qui change suivant les époques, mais toujours au profit de ceux qui les instituent ( « dirigeants » (dois-je rappeler qu’hypocritement nous les avons élus ?)).

Ces « comiques » utiliseraient la culture dans leur médiatisation. Et puis Sonia avoue son incapacité à dire comment l’éducation a bien pu prendre le rôle de « culturation » ? Elle (la cult...)n’a pas de but déclaré visible : non plus celui de transformer celui qui l’apprend.

Mais aussi la culture peut être un choix personnel, une façon de voir autrement. Elle devient alors une curiosité puisque désincarnée.

Vous rettiendrez ce « L’efficacité morale » qui soutend directement que la culture a un lien direct avec le dirigisme. Et que la Culture...est donc insoumise à la morale, cependant (là la phrase ...est assez tortueusequant même hein..), que le soi (nous aussi quoi ?), est tellement individué ou perfectioniste qu’il peut lui aussi se noyer dans l’ammoralité (sans morale parce que c’est pas la même chose).

Et oui, (je lisais la suite...), et bien nous passons à qui est cet auditeur parfait ? :

l’élite : un sage ? pour certaine..., qui malgré sa volonté de bien faire, ne peut assurer une action réelle à partir de la culture.

Solution ensuite : « entendue » comme avis perso., se cultiver peut servir dès qu’on y attache des valeurs qui y sont supérieures. (d’ailleurs, Sonia y ajoute un facteur « jouissance » assez savoureuse qui dépasse le cadre individuel pour rejoindre l’ensemble collectif : partager ses concepts).

Le mixage de la culture aux valeurs « supérieures » crée une conscience effectivement universelle et altruiste, voire simplement humaniste (heu si ce n’est philantrope ... ?)

Ah ! Sonia aborde alors, et emportée par son fleuve, l’individu primaire, égoïste et lâche. Il est soumis à ses pulsions le pauvre. Et ce n’est pas parce que vous allez vous cultiver que vous les perdrez ! (d’après Freud : voir inhibition et (sublimation)).

Là je cite : « Aussi nous faut-il reconnaître que la culture n’étant pas encore moralité, ne peut pas la produire d’elle-même. » : c’est clair ça non ?

Et la voila partie dans des divagations sur l’investissement culturel, devenu passionnel, reste finalement tout de même visiblement des pratiques assez ammorales, voire d’exhibitionnisme attardé (heu, c’est ça, en gros...). Mais je goute aussi à son imprécision : « toutes sortes d’impulsions provenant des couches primaires de nos personnalités. » et j’aime bien savoir qu’on a évolué à partir de cellules embryonnaires et d’amibes magnifiques et avec plein de tentacules aussi...oui, moi j’aime cette idée là...on est tous pareil au début primitivement parlant.

Et puis soudain Sonia stoppe là sur la partie morale, comme si un éclair de lucidité l’avait détourné ? Question : la culture n’a donc pas de morale et chacun cultivant son esprit est en droit de faire ce qui lui plait ? Mais aussi de prétexter être de l’élite pour en plus faire des choses ammorales ?

Nous retournons au début : la « haute culture »(HC), (et oui, la plupart d’entre nous goutons donc à du jus de raisin...) D’après ce que je lis là, Sonia a une haute considération pour le côté individuel de la jouissance fine. Sachant combien quelqu’un de cultivé et qui s’exprime ; est aussi un unique être talentueux, de jouissance (de lui-même). La HC est donc l’individualisme forcené. (rappelez-vous le côté valeurs universelles pourtant...).

Deux conséquences à la diffusion culturelle : ( c’est l’institution qui choisi les chapitres que nous apprendrons comme de la culture « officielle »). L’individu, finalement non pas éduqué, mais cultivé peut alors « s’affranchir des codes et normes » : je suis d’accord avec ça vraiment. L’expertise donne des pouvoirs évidents. Bon ici, Sonia fait mine d’une présence d’esprit qui me fait la soupçonner un brin égocentrique, et peut-être bien un peu prétentieuse (mais sûr ! elle en a abusé de sa culture tel qu’elle en écrit.). Ce qui me plait aussi (suis-je un fan ?) c’est cette conclusion que l’individu qui abuse de ses connaissances a en plus des aspirations qui lui font d’abord regarder l’humanité avant lui-même, tout en se donnant des prétextes d’expressions cultivées mais avant tout de jouissance perso. Cela avant tout pour se re-connaitre (prise de conscience).

Ce qui est dommage c’est de parler de logique de « développement de chaque individu de s’affranchir... » : qui est parfois un processus culturel ! Je décèle ici un double jeu cruel : cultivez-vous mais de toute façon vous allez droit sur un mode d’expression (culture commune) qui va vous contraindre au fond et en permanence. Je m’aperçois qu’il reste encore quelques lignes et que j’ai moi aussi un texte bien long. Mais tenez bon !

La grande conclusion, c’est que la culture désincarne pour devenir un ange au service des humains. si ! Et ça, je suis certain que c’est jouissif. Ce qui est dommage c’est ces détours de précisions pour parfaire le design de l’« autonomie intellectuelle » qui est le summum de la liberté...intellectuelle. Et puis c’est en Europe que nous sommes devenus si cultivés (mais on manque pas d’histoires pour cela.)

Conclusion : La culture donne à voir des idées superbes et idéales aussi. Mais elle ne se confond plus avec « civiliser », bien que son expression soit violente avant tout (le choc des c...). Alors on passe à l’engagement dans la société : l’idéal incarné étant politique. (et oui, là j’en conclue aussi que l’activisme politique est aussi une forme d’esthétique jouissive de soi (bah oui, les autres comprennent pas toujours mais du moment que vous lisez, vous assimilez un petit bout de ma culture à moi.) Vous remarquerez le « honnête » qui soutient l’ammoralité de la Culture.

Et puis, non : dérapage : « mais... », au cas où on serait sous l’eau ; la culture n’est pas ce que nous ingurgitons comme pub, ni comme média TV ou radio... « fast-food »..ouaip , ceux qui prennent pas le temps de manger mais préfèrent « bouffer ». Et en plus ce mitraillage pourri reste fatal !

Sonia pense fortement que la Culture doit se remarier avec le partage et la civilisation (là je suis un peu plus modéré et ça m’embête qu’elle raccroche ainsi). Je sais que la culture passe par une éducation, mais elle devient aussi un mode de transport des valeurs (non la civilisation qui a des buts hautement vénaux) ; Et actuellement le courant passe plutot bien sur les notions de partage des connaissances et des idées...ainsi se développe la fameuse conscientisation, qui en sortira plus d’un du cirage. Mais aussi gardez bien à l’esprit la notion d’éthique, qui est elle, le vrai moteur de diffusion d’une culture. ’si . Car l’éthique dépasse les religions et garde pourtant une caractéristique toute industrielle (ouaip , on y est là.)

Bon pour terminer encore une fois :

Sonia, vous revenez sur la question mystère de la gauche (qui est une notion pas du tout intelligente mais purement visuelle). Aussi bien cet aveuglement donc des socialistes et compères, qui focalisent toute leur haine sur le « riche », au lieu de regarder l’état de ses troupes. Et vous avez raison Sonia, d’assimiler la classe moyenne à une nouvelle classe défavorisée (c’est vrai).

Les dogmatismes sont des erreurs et sont trompeurs. « La Culture dans sa globalité, sa résonance, ses différences, est la seule clef de voûte à l’altérité et -à- la compréhension du monde. »

Tandis que vous regarderez la dernière phrase sur le rêve éveillé : il existe non pas une Culture universelle (non c’est une éthique globale cohérente (EGC) qui la remplace) mais des cultures dont chaque humain se fait le porteur, sans jamais savoir si l’autre a le même sens culturel...mais du moment que la jouissance individuelle n’est pas compromise mais observable et partagée... Enfin dirais-je que Sonia pense que la Culture est une vaste utopie ? Ou bien que de connaitre les cultures des autres c’est s’apercevoir qu’il existe une variété surprenante et incroyablement infinie de vivre et de s’exprimer sur cette Terre et dans ce mono-corps humain...que nous partageons tous intellectuellement. N’est-ce pas vrai ?

Ark, parce que les ponts ça pousse pas tout seul...


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