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Ronny Ronny 3 décembre 2013 13:02

Bon, je vais encore me faire moinsser, mais ce n’est pas grave...

L’article n’a pas été frauduleusement retiré de la revue, mais retiré de facto par l’editeur en chef au motif que les conclusions de l’auteur n’étaient pas en accord avec ses données expérimentales. Ceci aurait du, en premier lieu, conduire à la non publication de l’article. Comme je l’expliquais dans un article récent (http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/l-affaire-seralini-rebondit-144403), l’analyse statistique des données publiées indique que l’on ne peut conclure comme le fait le groupe de Caen à un risque associé à la consommation d’OGM ou de RuunUp (je cite : « les perturbations biochimiques et les dysfonctionnements physiologiques décrits dans l’étude [note liées à la consommation de mais et/ou de glyphosate] confirment les effets délétères des OGM et du traitement au RoundUp sur les [rats] des deux sexes » . On en pas conclure non plus à leur inocuité. 

De nombreux scientifiques ont suggéré à GES de conserver son étude en publiant un correctif sur les conclusions qu’il en tire. il a toujours refusé, probablement pour les raisons que j’expliquais dans l’article, raisons qui in fine nuiront à la cause qu’il défend !

Il n’y a aucune honte à modifier un article à la vue de complément d’analyses. La science est faite come cela. La rétractation de fait par l’éditeur en regard de la non conclusivité n’est pas non plus limité à l’article de GES. D’autres revues la pratique de façon courante. Voici en anglais ce que dit l’éditeur de PLOSone "As editors and as a publisher we encourage the publication of studies that replicate or refute work we have previously published. We work with authors (through communication with the corresponding author) to publish corrections if we find parts of articles to be inaccurate. If a paper’s major conclusions are shown to be wrong we will retract the paper. By doing so, and by being open about our motives, we hope to clarify once and for all that there is no shame in correcting the literature.« 

On peut se poser la question de savoir si l’arrivée d’un nouvel éditeur a pu changer la donne. C’est mal connaître le fonctionnement des revues que de croire qu’un éditeur »lambda" pourrait influencer tout le comité scientifique et les éditeurs seniors (je suis editeur senior dans une revue environnementale internationale et je sais de quoi je parle). Ce sont en général tous et toutes des personnalités fortes qui ne se laissent pas dicter leur comportement et c’est très bien comme cela. On na ainsi jamais commenté le fait qu’un proche de Seralini ait été membre du bureau éditorial de la revue !!!

L’étude Seralini avait le mérite d’exister. Elle aurait pu rester dans les anales comme une étude d’orientation pour les nouvelles études en cours de définition. Malheureusement, la façon dont Seralini et ses collaborateurs agissent est incompréhensible pour le scientifique moyen, et le risque de décrédibiliser la science est bien là, au travers de son utilisation à des fins dogmatique.


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