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En réponse à :


wesson wesson 19 mars 2014 19:43

"le but recherché n’était-il pas la déstabilisation du pouvoir de Poutin ?« 

Oui, a la nuance que ce n’est pas Poutine en temps qu’individu qui était visé, mais la Russie en temps que nation qui effectue un incontestable retour en puissance sur la scène internationale.

C’est la traduction de la fameuse doctrine théorisée par zbigniew brzezinski, ou pour l’affaiblir il faut absolument arracher à la Russie tous les pays voisins avec lesquels elle entretient de bonnes relations. Géorgie, Ukraine, ...

 »Si la réponse est oui, qu’est-ce que serait-il arrivé si Ianoukovitch aurait accepté les propositions Européennes en décembre dernier ?« 

Pour être tout à fait juste, Ianoukovitch n’était pas contre ce traité qu’il n’as pas »refusé", mais a demandé une période d’observation avant de le signer.

L’accord Européen proposé à l’Ukraine la contraignait à sortir de l’union douanière Russe, ce que Ianoukovitch a considéré impossible dans l’état économique actuel de l’Ukraine. Si il avait signé, l’Ukraine aurait dû compenser la quasi totalité de ses exportations vers la Russie en attendant que sa production soit aux normes Européennes, ce qui aurait pris 5 à 6 ans. L’économiste Jacques Sapir a chiffré cela à un montant global de 100 à 120 milliards d’Euro que l’Ukraine aurait dû recevoir pour rendre son économie euro-compatible. Somme que l’Europe n’as absolument pas voulu payer, d’où le refus de signer de suite, par réalisme.

Et c’est en voyant que effectivement cet accord ne serait jamais signé avec cette contrainte que les Américains ont activés les réseaux qu’ils avaient montés en Ukraine, et les ont chauffés à blanc.


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