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Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 14 avril 2014 12:24

@ l’auteure

Merci d’attirer à nouveau l’attention sur un problème terriblement actuel que malheureusement bien peu semblent vouloir affronter.

Je m’associe complètement à l’esprit de cette démarche d’information du grand public, quels que soient les points qui, par ailleurs pourraient ici et là prêter à discussion ou à interprétation.

Je suis tout à fait favorable à l’interdiction de la fessée et de toute forme de violence physique non seulement par les parents mais aussi par tous les éducateurs, y compris les enseignants.

En effet, il en est encore qui ont recours à des formes de châtiments corporels, même s’il s’agit généralement de formes mineures.

Quoi qu’il en soit, sans du tout minimiser la réalité de cette violence physique, je suis enclin à penser qu’elle constitue la partie émergée d’un iceberg constitué par la violence principalement psychologique que subissent les enfants tant dans les familles que dans les établissements scolaires.

Juste un exemple : il devrait aussi interdit de s’adresser à un enfant en lui criant dessus en présence de ses pairs, en l’injuriant de diverses manières (paresseux, méchant, voleur, etc.) Or tout cela est monnaie courante dans l’éducation.

Une véritable refondation aurait éliminé tout ça et donné à l’élève un statut de citoyen protégé par la loi.

Mais comme je ne cesse de le répéter, l’enfant et l’élève vivent dans l’Ancien Régime, entièrement soumis à la tyrannie d’adultes qui ne veulent connaître que leur propre loi et croient avoir tous les droits de l’imposer à l’enfant/l’élève sans jamais soupçonner qu’ils puissent avoir leur mot à dire, ainsi qu’il conviendrait en démocratie.

Les adultes sont d’autant plus brutaux dans leurs pratiques éducatives qu’ils sont sur la défensive face à des enfants/élèves qui ont depuis longtemps fait leur révolution.

Bref, il est temps de venir à une éducation démocratique pleinement respecteuse de l’enfant/élève et qui lui garantisse les mêmes protections contre l’arbitraire que celles dont bénéficient les citoyens adultes.

C’est la loi qui doit prévaloir dans l’éducation, pas la loi du plus fort.

(voir aussi L’élève agresseur sexuel à l’école primaire - AgoraVox le média citoyen )


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