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Job (---.---.131.219) 5 novembre 2006 14:59

Ah, j’oubliai un détail. Aujourd’hui le coût du travail dans la production internationale représente en moyenne 10%-15%.

Nous sommes loin du temps où la masse salariale était le plus gros poste de charges.

Seules les petites et les moyennes entreprises sont encore soumises aux anciennes conditions. Et encore, elles suivent le mouvement du fait de la compression régulière des prix.

On a tout simplement oublier une « lapalissade » : la masse salariale est la première source de consommation, c’est-à-dire la première source solvable d’achat des produits manufacturés. L’art de gouverner consiste à installer des cercles vertueux sur cette base.

Le marché domestique français n’est pas assez fort pour relancer notre économie ? Normal avec un revenu moyen qui tend vers le SMIC (sans que ce dernier ne connaisse une hausse significative), le pouvoir d’achat s’érode. Et donc le français est de moins en moins en état, jour après jour de consommer « français ».

Les cercles qui ont été installés avec l’ouverture européenne et mondiale sont vicieux. Tout simplement.

Et le discours qui consiste à parler de « libéralisme » comme d’une ouverture vers plus de liberté est une « ânerie ».

Je prends le pari que dans deux décennies le premier qui sortira ce genre de raisonnement sera vu comme un ringuard « dangereux ». Les patrons n’en voudront pas pour leurs entreprises de peur qui la leur coule avec ces idées dépassées.

L’avenir est à une compartimentalisation du monde consciente et paisible. Chacun ayant dans sa zone ses industries. l’échange des données d’une zone à l’autre étant le seul commerce viable. Mais les délocalisations, le fait qu’un pays devienne progressivement « l’usine du monde » (je pense à la Chine) seront des idées appartenant au passé. La concurrence telle que pratiquée fait perdre tout le monde excepté quelques groupes sociaux minoritaires et non représentatifs.

Pour l’instant le patriotisme « français » ou « européen » n’existe pas. Il y a des gens dogmatiques aux commandes, c’est tout.

Pour ceux qui ne connaissent pas la mondialisation : je conseille de lire des livres sur le sujet. Il y en a quelques uns non orientés, sous forme d’enquête. Au fil de vos lectures, vous remarquerez un fait : la France n’est presque jamais citée. Nous ne sommes plus sur les voies du développement. L’Italie a un modèle d’entreprise plus efficace que le nôtre. Et le chômage dans le Nord n’est pas un problème. Au Sud oui, à cause de la grande criminalité et de la faiblesse des réseaux de communications (du fait de régions montagneuses = coût d’investissement en infrastructre démultiplié). Et ce malgré les performances médiocres de leur Etat. Nous ne sommes plus des modèles.

Et plus nous nous ouvrons en croyant à un rebond, plus nous nous coulons nous-mêmes. Car les conditions générales de compétition sont telles que cette stratégie est vouée à l’échec. et çà na rien à voir avec les discours idéologiques. Nous déclinons parce que notre stratégie de développement est erronnée. C’est tout. Il nous manque un personnel politique de qualité. C’est çà qui nous fait défaut. où sont nos « capitaines », nos « stratèges » et nos « tacticiens » ?


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