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Job (---.---.131.18) 9 novembre 2006 15:29

Notre situation en la matière, n’est ni meilleure ni moins bonne que celles d’autres pays développés.

« Nous » voulons une ouverture pacifique du monde ? Alors, il faut admettre que celui-ci devient un vaste espace économique où « on » (les entrepreneurs privés) place les dispositifs de production de richesses là où le calcul paraît le plus avantageux.

L’avantage étant celui de l’entreprise dont le but est de faire des profits, des bénéfices, des plus values. Et non celui d’un Etat dont l’objectif est d’assurer et une cohésion sociale et un développement économique harmonieux de l’ensemble.

Pour une entreprise, ce qui compte ce sont les rapports entre « variables ». Les travailleurs de ce point de vue là ne sont que des fournisseurs de services. Pas des citoyens. Et le contrat de travail est un lien volontaire de subordination. la citoyenneté met à égalité l’actionnaire, le cadre, l’employé et le chômeur (liste non limitative, c’est pour l’exemple). Il ne peut donc y avoir de confusion des genres sauf par ignorance ou par intérêt.

L’Etat lutte contre le processus de désintégration sociale qui conduit in fine au processus de division de la nation (et donc de son territoire). Ce qui fait que la lutte engagée est faible, c’est la médiocrité de la conscience moyenne du politique en place : ils sont incrédules. Ils ne pensent pas que la France Une et Indivisible puisse se désunir. çà arrive aux autres pas à soi. Faux.

L’Algérie est un exemple. Les DOM et les TOM en sont possiblement d’autres. La Corse en est encore un autre. Et certaines régions du Sud dela France en sont d’autres.

Le phénomène des banlieues est une sorte d’indicateur de désunion. De désolidarisation de populations. Mais la France n’est pas la seule à connaître ces problèmes. Les Italiens du Nord veulent se désolidariser de ceux du Sud (les milanais appellent les siciliens les « africains ». Distance qui les sépare : 1500 KM). Les belges ont le même problème. Le système des Lands en allemagne freine un tel mouvement mais en Espagne, nous ne sommes pas loin de désunion de fait.

Les enjeux de la solidarité nationale ne sont peut être pas là où le cerveau ordinaire les place habituellement. L’égoïsme, n’est peut être pas le sentiment qu’il faut suivre pour comprendre ce qui arrive.

Nous parlons de situations de désinsertion sociale avancée qui concernent au moins 6 ou 7 millions de citoyens (nes). le repli communautaire et provincialiste est une manière de résoudre le manque de solidarité affichée et d’oublier des gouvernements qui ne servent que des intérêts financiers.

Donner à quelqu’un, tout compris, 480€/mensuel sans aucune perspective d’avenir n’est pas une solution. La personne survit mais elle ne peut rien faire au-delà. Il couvre à peine ses besoins primaires.

Quant aux formations de réinsertion, elles ne concernent qu’au mieux 320.000 personnes. Et la plupart ne débouchent sur rien. Elles sont assurées aussi bien par des organismes privés et publics. Le fait est que nous sommes mauvais.

Rien ne permet à un individu de revenir efficacement sur le marché de l’emploi avec une formation courte ou longue de qualité. La reconversion professionnelle est bien souvent le résultat d’efforts personnels. L’analyse du phénomène montrerait une chose : l’ensemble des institutions au lieu d’aider le chômeur : l’enfoncent. la plupart faute d’énergie renoncent. La France est malade d’elle-même. C’est tout. Et cette « maladie » touche aussi bien les gens du privé que ceux du public. Inutile de les opposer. C’est toute l’organisation sociale française qui est à revoir.

Attention donc.


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