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Polity 17 juin 2014 13:39

Un sujet récurent depuis ces deux dernières décennies...
La représentation de l’écolier Français de la république porte une blouse, et ça ne date pas que du siècle dernier !
Mais il faudra préciser toutefois que l’école d’avant 1968 était plus égalitaire sur le plan vestimentaire, et les écoliers ne portaient pas une blouse grise (qui était le style des années 40-50), mais bleue-france ou bleue-foncé pour les garçons, et beige ou rose pour les filles, la majorité étaient en nylon léger dont le lavage-séchage étaient facile et rapide.

Alors l’élan libertaire de cette époque avait rompu avec cette coutume vestimentaire ancestrale, il était le reflet d’une société en révolution culturelle vers l’ouverture à la liberté participative et l’échange d’initiatives innovantes, les classes des années 70 furent librement édulcorée et les tables étaient rondes avec au moins trois bons élèves parmi le groupe de cinq, qui pouvaient émettre de nouvelles idées avec une expression libre (l’élève n’avait pas droit de parole avant 68), ce qui fait que tout le monde avait une bonne moyenne en fin d’année et se rendait à l’école avec bonne humeur.. 

Il y donc deux visions de la scolarité en France :
Celle qui tient d’une organisation classique ou les classes ont des tables alignées et les élèves doivent observer un ensemble de règles strictes, ou les élèves sont sous l’autorité d’une éducation dirigée où le symbole de l’uniforme représente une appartenance nationale égalitaire.

 
Celle dont les classes sont libres de disposition ou les élèves participent à la structure et aux méthodes éducatives, dont les règles sont débattues entre parents-école-élèves, et dont la liberté vestimentaire et d’expression, apportait la responsabilisation individuelle des élèves pour travailler en groupe.

Pourtant l’école évolutive de 1970 souffrait encore des bribes coutumières de l’ancien « monde scolaire » ou s’affrontaient les partisans de l’ancienne éducation et les partisans de la nouvelle. Mais au fil des remaniements de l’éducation nationale qui a voulu (encore) régenter ce concept, elle aura fini par le mettre à bas, au point ou l’élève est exclu de toute initiative d’organisation de sa classe ou du déroulement des cours, à cela vient s’ajouter des règlements irritants qui contribuent aux conflits parents-écoles ou les élèves rejouent les dérives sociétales à l’école.

Alors en effet, puisque les Français n’arrivent pas disposer de la liberté d’innover pour une meilleure éducation libre et que les différences de classes sociales sont génératrices de conflits intra-muros, il est évident que la solution est de remettre les citoyens sur un même pied d’égalité scolaire et éducatif.

Comme on peut le constater, la société Française évolue vers une idéologie sur-protectrice, et est en demande d’une meilleure organisation scolaire ou les conflits sociaux et idéologiques restent au dehors de l’école. Par ailleurs, la France qui est une star de la mode, arbore des uniformes partout dans la société. Les employés de nombreuses professions portent une blouse ou tenue de travail et le personnel d’entretien scolaire aussi. On constate également que de nombreux enfants contestent les différences vestimentaires ou les marques de fabricants déterminent des statuts sociaux sujets aux conflits.

Après avoir posé la question de porter une blouse de couleur identique à toute la classe, 8 élèves sur 10 y sont favorables et expriment le besoin d’effacer les différences et signes extérieurs de richesse. 

Il faut également préciser que la plupart des gens qui ont portés une blouse d’écolier quelque soit l’époque, en gardent un bon souvenir nostalgique. Il est alors évident que cette demande rémanente est légitimée par la protection et l’égalité vestimentaire, où l’appartenance commune au groupe scolaire est toujours plus rassurant pour tout le monde. 

Cela étant, laisser libre le port ou non d’une tenue scolaire est absurde, car l’indécision sera le théâtre de conflits ou seront exclus du groupe solidaire leurs opposants, rendant difficile le déroulement des cours. Dans la mesure ou les élèves en sont demandeurs comme actuellement, l’obligation n’est pas absurde mais légitime, car elle est consentie par une large majorité des personnes interrogées. 


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