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Claude Simon Gandalf 24 janvier 2015 13:56

Le tempo de la BCE n’est peut-être pas si mauvais, en dépis des exigences de réforme de la Troïka qui ont saccagé les indicateurs des pays de l’Eurozone du sud.


Car du fait que les marchés financiers sont sursaturés en liquidités (nombreux indices boursiers aux plus hauts historiques, rendements des bonds du trésor historiquement faibles), l’investissement dans l’économie réelle est plus prometteur, les trappes à liquidité étant théoriquement pleines.

Draghi, en réaccordant en partie la souveraineté monétaire aux états après s’être aventuré à hauteur de 1600 milliards pour sauver le système financier européen, préserve la pyramide sociale intacte mais permet d’entrevoir un désendettement (et oui, plus de monnaie permanente signifie moins de crises d’endettement en monnaie secondaire, de banque privé donc).

Cependant, le secteur privé a sans doute plus d’espoir avec un euro faible et des matières premières aujourd’hui bon marché, de relancer son activité. Le problème est que le prix de celles-çi semblent artificiellement basses.

Quoiqu’il en soit, Draghi a intégré au système monétaire européen les plus fortes critiques à son encontre, probablement afin de taire les revendications nationales et souveraines.

Monétairement, il y a sans doute plus pertinent, ce qui fait penser à la décision du 22 janvier comme une demi-mesure.

Il est évidemment trop tôt pour analyser les conséquences, notamment du fait des inconnues des politiques monétaires étrangères, et du regain de confiance ou non que cela peut engendrer, mais, en l’état des systèmes économiques et financiers irréformables ou presque, il y a sans doute un peu d’espoir à envisager pour l’eurozone.


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