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sls0 sls0 24 mai 2015 22:56

@sarcastelle

L’ennemi du vol c’est le poids, le moteur et le carburant c’est beaucoup de poids, il vaut mieux avoir un bon rendement global pour éviter de la puissance perdu donc du poids pour rien.
Je suis plus hélice qui bouge et calcul aérodynamique, le stationnaire je ne connais pas trop.

Evaluer le rendement a vitesse nulle :
la notion de rendement propulsif devient  inutilisable en stationnaire car le rendement propulsif est calculé en multipliant la poussée par la vitesse de déplacement du fluide. A vitesse nulle le rendement propulsif est donc nul. Pour apprécier et évaluer la qualité de l’hélice a vitesse nulle on utilisera le Chiffre de mérite. Le chiffre de mérite permet de caractériser une hélice au point fixe (stationnaire, vitesse amont=0) .La littérature donne parfois des définitions différentes du chiffre de mérite, il y à la définition donnée par J.M.Bousquet dans « aérodynamique des hélices » édité par SUPAERO département aérodynamique de l’ école nationale supérieur de l’aéronautique et de l’ espace :

  • FM (chiffre mérite) = Racine (2/pi) x ((coefficient traction) ^ (3/2))/ coefficient de puissance)
  • Avec : coefficient traction= poussée_newton / (masse volumique kg/m3) x rotation par seconde^2x diamètre(m) hélice^4)
  • Et coefficient de puissance = puissance arbre(w) / (masse volumique kg/m3 x rotation par seconde^3 x diamètre(m) hélice^5)
Comme on peut voir puissance 4 multiplié par puissance 5, le diamètre compte sérieusement.

Je répète, en vol stationnaire je n’ai pas trop de connaissances, j’ai aidé un ami à la construction d’un hélico, le choix est assez limité, en ULM 3 axes ce n’est pas le cas, on peut regarder de plus près les caractéristiques.
Les fournisseurs d’hélices en fonction de la puissance moteur et la vitesse de rotation donneront l’hélice optimale, il ne calculent pas le moteur en fonction de la vitesse, c’est là que le concepteur se plante parfois. Comme le poids c’est l’ennemi, on part dans la spirale infernal.

Si vous vous intéressez à ce sujet il y a le site inter-action qui est pas mal, ils interviennent assez souvent lors de rassemblements, c’est un plaisir de les écouter et d’échanger.

Dans les années trente-quarante ils faisait des avions plus fins que maintenant, de mémoire les allemands avaient fait un moteur diesel avec une puissance massique jamais égalée depuis.
Avec une régulation mécanique l’équivalent d’un osprey ce n’était pas dans leurs moyens.

Décollage/atterrissage osprey

Décollage/atterrissage Fieseler Storch, 50m, pour décoller et 25m pour atterrir, il ne transportait que deux soldats en plus du pilote mais coutait beaucoup, beaucoup moins cher.

Aux USA ils sont bons pour les décollages et atterrissages courts sans osprey.
Si on est bricoleur, avec 25.000$ on peut y jouer, c’est pas le prix d’un osprey..


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