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jc.barbour@laposte.net (---.---.97.78) 8 janvier 2007 00:47

Phase 3)

Alors que l’alerte avait été donnée dès le 26 Décembre, un hélicoptère de l’armée ne le rejoint que le 31 Décembre en s’écrasant au sol. Qui fit quoi durant tous ces jours ?, qui essaya de les secourir ? personne en vérité. L’Etat, le département le commune, se renvoyèrent la responsabilité et en fait personne ne savait que faire parce que ce genre de sauvetage ne s’était jamais encore posé. De plus selon la morale du temps qui prenait un risque devait en assumer les conséquences, la morale civique étant toute bâtie sur nos soldats en Algérie. Le sens de l’autre était une notion peu usitée, et le mot « solidaire » n’avait pas encore cours. Ca ne faisait que deux ans que l’abbé Pierre venait d’essayer de remuer la classe dirigeante pour le service des sans logis et la génération « yéyé » n’allait apparaitre que dans 5 ans. Bien entendu tous et chacun, durant ces jours, passèrent leur temps à calculer le coût d’un tel sauvetage et aucun service de secours de montagne n’existait, autre que celui de la bonne volonté des guides. Mais eux, tout nouvellement venait de decouvrir une nouvelle activité, celle de la course en montagne de plus en plus demandépar des non locaux et de plus payante. Gratuitement aller secourir des jeunes étrangers au pays et téméraires ne poussait personne à l’action. Lionel Terray se proposa, mais on ne lui donna personne, Sudaviation refusa pour protéger son matériel, un génévois disposant d’un appareil de montagne, se retrouva interdit de se posa en France, les âmes pieuses de la ville calculaient combien de temps pouvait on survivre dans ces conditions extrêmes, on se demandaient comment ils pourraient vivre une fois amputés des bras et des jambes, les journalites, les suivaient à la trace jucgés sur les toits des immeubles par téléobjectifs et jumelles, c’était le spectacle tragique de fin d’année...mais personnes ne prennait de décision. On peut imaginer que certains n’étaient pas mécontants, non de leur souffrances morales et physiques mais de leur échec sportif. Ainsi le 31 Décembre reste le miroir grossissant en lequel l’homme peut voir le noire face de son humanité.


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