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C'est Nabum C’est Nabum 18 juillet 2015 20:28

@TSS

La ville des chiens, la preuve

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Les chiens et le berger.





Au bord de l’eau vivait un homme

Simple gardien de ses moutons

Un humble berger en somme

Loin de la ville et ses tensions


Sur la rive, du matin au soir

Il sculptait des personnages

Sur des bois flottés de Loire

Pour les enfants du voisinage


Ils aimaient à le regarder

Lui donnaient de tendres sourires

De tous, il était respecté

Gentil berger aimant à rire


Quand soudain l’orage éclata

Pour les adultes de ce bourg

Il ne fallait pas qu’on aimât

Celui qui vit à rebours


*

C’est la femme de l’échevin

Grande dame respectable

Qui distilla tout le venin

Dont on la savait capable


La mégère se fit sorcière

Proclamant à la cantonade

Par des paroles à manières

Un mensonge sans parade


Son mari lui avait mandé

De porter une affreuse rumeur

Pour que l’homme fut pourchassé

Par tous ces chiens sans honneur


À qui voulait bien l’écouter

Elle déclarait sans vergogne

Que non loin était un berger

Plus redoutable que charogne



*




Prétendant le berger porteur

De la si redoutée peste

La femme en son déshonneur

Avait la langue bien leste


Le berger en ce pays délétère

Fut soudainement mis au banc

Les enfants à coups de pierres

Les adultes bien plus méchants


Il se cacha plus loin encore

Seul maintenant avec ses moutons

Tandis que ses maudits pécores

Lui jetaient sans cesse des orrions


Le temps passa ainsi longtemps

Le berger le cœur chagrin

Se souvenait des jours d’avant

Quand il n’était pas le vilain



*

Un jour un chaland s’arrêta

Un vieux marin s’en vint vers lui

Ce grand sage lui conseilla :

« N’accepte plus cette infamie ! »


« On te rejette par ignorance

C’est de cette arme qu’il faut user

Avec ton flutiau pour la danse

Tu les auras tous à tes pieds »


Ce que fit le brave berger

Par ses rondes mélodieuses

Envoûtant ceux qui l’avaient chassé

Y compris la dame odieuse


C’est la langue des oiseaux

Qui attrape par la douceur

Les menteurs, et tous les sots

Qui ignorent avoir un cœur


*




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