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Peretz1 Peretz1 11 février 2016 09:36

 LE GRAND SCANDALE DE LA DETTE SOUVERAINE

Jusque dans les années 70, l’argent était tiré du Trésor public, « ex nihilo » selon les besoins du moment, bien qu’avec le contrôle du Parlement. Mais trop facilement au gré des banques, qui estimaient, à juste titre, qu’augmenter la masse monétaire en circulation de cette façon engendrait l’inflation honnie pour tout prêteur qui voit la valeur de ses créances s’amenuiser avec le temps. Les prêteurs savent que cela fait baisser la valeur de l’argent prêté. D’où des lois empêchant l’Etat  français de battre monnaie à son gré, en laissant ce soin aux banquiers, qui créent depuis ces sommes en circulation, assorti cette fois d’intérêts, censés être un frein à trop de facilité.

Depuis cette date  les banques ont pris le pouvoir sur l’Etat en le laissant s’endetter comme devant, mais cette fois dans leur propre…intérêt ! Cette technique s’est généralisé avec les traités européens qui ont fait adopter une directive équivalente pour les pays membres de l’U.E.  Les banques ont réussi à persuader que l’inflation était toujours malsaine pour la population, ce qui est faux. Comme le démontre la période des trente glorieuses Le lobby bancaire a réussi à persuader les dirigeants qu’il fallait supprimer la « planche à billets », L’Etat, obligé de payer des intérêts devait ainsi se montrer raisonnable dans ses dépenses. Cette technique s’est généralisée avec les traités européens.

La technique austéritaire récemment imposée par les banques à la Grèce, a été adoptée en France dans les années 75 avec toujours cet objectif déflationniste. La BCE a été créée officiellement dans ce but grâce au traité de Maastricht. Dans ces conditions, où l’argent scriptural est totalement virtuel, où seule l’acceptation de règles conventionnelles uniquement basées sur des chiffres, permet des maniements libérés de toutes contraintes au niveau des Etats. D’où les crises par l’inflation cette fois des dettes qui agissent comme des compensations à l’augmentation de liquidités dues à l’activité économique.

Ce système est le contraire du système keynésien d’avant années 70 qui veut lui, augmenter les dépenses de l’Etat, seule façon de créer la croissance alors que l’austérité la diminue, avec comme conséquence évidente le chômage de masse et la montée des inégalités.

Il y aurait une technique simple pour effacer ces dettes, du moins en partie, un simple jeu d’écriture, et tout le monde serait content. Mais, bof, les financiers sont trop cupides et les dirigeants trop bêtes !


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