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Joseph Joseph 14 février 2016 03:13

@Hervé Hum
 
« Le principe du détachement est de vouloir le bien de l’autre pour lui même, c’est à dire, ne pas vouloir attacher l’autre, le conditionner à ses propres désirs ou intérêts. »
 
Pas dans le sens où le voit Durkheim, ni même de mettre en place une sorte d’aristocratie ou d’élitisme. Si cela avait été le cas je n’aurais pas adhérer. Pour lui se détacher permet au gouvernement d’élaborer des idées neuves et originales sans subir la pression de la foule, de son inconscient collectif. Libre ensuite de remettre en question ces idées, mais au moins pouvoir le faire. Je le laisse répondre :
« Si l’état ne fait que recevoir les idées et les volitions particulières, afin de savoir quelles sont celles qui sont les plus répandues, qui ont, comme on dit, la majorité, il n’apporte aucune contribution vraiment personnel à la vie sociale ».
« C’est et ce doit être un foyer de représentation neuves, originales, qui doivent mettre la société en état de se conduire avec plus d’intelligence que quand elle est mue simplement par les sentiments obscurs qui la travail »
 
D’autant que la finalité dans les lois (mais aussi les orientations) ne cache aucune idée de contrainte ou de manipulation. La notion de liberté est importante. L’objectif est justement que les choses se passent naturellement sans qu’il y ai besoin de moyen de coercition ou de propagande pour les faire accepter. Dans le but que tout l’ensemble soit fluide et aboutir à une paix sociale naturel qui permette la bonne marche de l’évolution et de la construction de la société :
« Ce qui fait vraiment le respect de la loi, c’est qu’elle exprime bien les rapports naturels des choses ; surtout dans une démocratie, les individus ne la respectent que dans la mesure même où ils lui reconnaissent ce caractère. »
 
Sans oublier les « zones tampons » qui permettent à des citoyens d’agir directement avec le gouvernement. Mais aussi par la mise en place d’organes de diffusion pour que chaque individu puisse comprendre ce qui se passe et remonter des infos à ces zones tampons. C’est donc l’ensemble de la société qui peut prendre une part active à l’orientation de la société. Rien à voir avec un système aristocratique ou élitiste. :
« C’est là ce qui fait la supériorité morale de la démocratie. Parce qu’elle est le régime de la réflexion, elle permet au citoyen d’accepter les lois de son pays avec plus d’intelligence, partant avec moins de passivité. Parce qu’il y a des communications constante entre eux et l’état, l’état n’est plus pour les individus comme une force extérieure qui leur imprime une impulsion toute mécanique. »
 
« Comment faire en sorte qu’ils oublient leur intérêts particuliers pour l’intérêt général ? Et surtout, comment faire pour qu’ils aient la même vision de l’intérêt général ? »
C’est toute la problématique d’un projet de société.
Si les différents groupes sociaux se rapprochent on tend vers un système de coopération pour sortir d’un système d’opposition, selon la psychologie sociale (encore elle vous me direz) c’est le seul principe possible pour régler les problèmes dont vous parlez. Et Durkheim propose un système qui répond à ce besoin. A croire que même plus de 100 ans auparavant il avait déjà la bonne intuition de la direction prendre.

Si vous souhaitez me répondre « pas de propriété = solution » et « psychologie sociale = pas bien ». Ou bien encore « tous des exploiteurs » je ne vous répondrez pas.
 
Et si vous voulez aller plus loin à propos de Durkheim lisez le livre mis en lien. Comme vous le voyez c’est un ensemble, on ne peut pas bloquer sur un détail sans voir cet ensemble.
 
« ceux dont la culture s’oppose frontalement à tout changement qui a pour conséquence la fin de leur position dominante. Ceux là, Durkheim n’en parle pas, comme s’ils n’existaient pas alors qu’ils contrôlent la société actuelle et donc, qu’il est impossible de changer quoi que ce soit sans s’occuper d’eux autant que des autres. »
 
Oui, la question est bonne. On rentre maintenant dans les conflits d’intérêts.
Si vous parlez à l’intérieur du système de Durkheim, il y a justement les organes nécessaires pour en discuter et dégager des solutions. Actuellement ce n’est pas le cas, ce qui fait que même s’il y avait une solution plus avantageuse à mettre en place pour les dominants et l’ensemble de la société on ne pourrait pas.
 
Si vous parlez de maintenant, une option est que certains aux manettes y voient un intérêt justement. Tous ne sont pas des salauds et nous vivons actuellement suite à des idées qui ont été énoncés il y a des centaines d’année, voir des fois bien plus, et qui représentaient à l’époque un changement. Des fois ça peut prendre du temps ou se faire petit à petit. Si du monde porte l’idée cela peut aussi aboutir à quelque chose. Durkheim apporte des bases pertinentes à mon sens, rien n’empêche d’améliorer et d’adapter. Si l’idée est bonne et réaliste pourquoi pas, mais au moins arriver à proposer une solution « clef en main » et réaliste dans son fonctionnement. Force est de constater qu’aujourd’hui beaucoup de choses vont de travers et même en haut certains doivent croiser les doigts.


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