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Carte Senior soit-disant vénéré 27 mars 2016 18:52
@Zolko

Vous allez dire « encore ? »

Je viens de vous relire et j’apporte une autre précision, et j’ajouterai un mot que j’ai adressé cette semaine à un copain écolo.

La précision : les défoliants déversés en masse durant la guerre du Viêt-Nam par les bombardiers US étaient des organochlorés analogues aux auxines végétales, donc des phytohormones de synthèse, le tout industriellement produit en masse et contenant le foutu poison qu’est la dioxine. Les acides 2,4-D et 2,,4,5-T sont en outre volatils et les aérosols formés se déplacent en défoliant et déformant toute végétation. Le 2,4,5-T a été mis au point durant la seconde guerre mondiale en tant que débroussaillant Le 2,4-D date de la même époque et a été longtemps « le » désherbant du blé (contre chardons, sanve et moutarde, plantes dicotylédones à rosette...). Il est encore sur les rayons des jardineries (cf mon ajout ci-dessous).

Effectivement, les deux firmes les plus impliquées dans la production des défoliants mentionnés (agent orange) étaient Monsanto et Dow Chemical. Mais le glyphosate n’a rien à voir avec ces défoliants. D’ailleurs, par lui-même, c’est un acide aminé peu préoccupant si ce n’est que ses produits de dégradation par la microbiologie du sol (ses « métabolites »), un phosphonate et le glyoxylate, se retrouvent dans la nappe et dans les eaux. En revanche, pour qu’il agisse, c’est-à-dire pour qu’il pénètre dans les feuilles et circule dans la sève élaborée vers les racines pour être renvoyé dans la plante dans le flot de sève brute, il faut le formuler, c’est-à-dire lui adjoindre un ou des coformulants permettant fixation et pénétration et... c’est là qu’il y a cocktail inquiétant, mal étudié dans la mesure où c’est sur dossier du demandeur de « registration » (AMM en France, ex-homologation) que, jusqu’à il y a peu, les « préparations » (les produits commerciaux) étaient enregistrés. C’est là que réside la difficulté car, le glyphosate étant tombé dans le domaine public, nombre de sociétés le conditionnent en des cocktails différents (allez voir un rayon de jardinerie !).

Voilà Zolko, et VICTOR, ce que j’écrivais lundi dernier à un pote à forte sensibilité écolo (un pote œnologue) :

J’en profite, Philippe car je te sais quasi activiste (ouarrffff !), pour te dire que je suis allé voir chez Gamm Vert (Maïs-Adour) le rayon herbicides et débroussaillants. Évidemment due Roudup au Glipper, nombre de formulations de glyphosate. Et vous allez protester, pétitionner, etc…

Mais moi, ce qui m’a chiffonné, c’est la présence, innocente, de débroussaillants et d’anti-liseron à base de… 2,4-D. François me comprend de suite. Même pas en termes de nocivité, dangerosité, etc… Simplement mis entre les mains de jardiniers amateurs qui ne connaissent pas la volatilité des hormones de synthèse et qu’une pulvérisation sur une haie de ronces, une tache de ronces, peut très bien laisser un aérosol qui va aller à dix mètres de là et plus, provoquer des déformations (parfois des monstruosités) sur une vigne, dans un potager, sur des rosiers…

 

Tu sais comment je m’occupe des ronces qui sans cesse repartent de la haie d’un voisin ou qui sournoisement jaillissent de mon bouquet de noisetiers ? AU GLYPHOSATE, oui monsieur. MAIS ATTENTION : les pousses sont plongées dans un seau de plastique dans lequel il y a une solution diluée de glyphosate, avec un couvercle dessus (seau, bocal, etc). ET ÇA MARCHE, et je ne pollue ni l’air, ni le sol.




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