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Plum’ 13 mai 2016 14:08

@Ruut
Effectivement, le jour où une catastrophe arrivera (et sans la digue, il y a une assez forte probabilté qu’on la connaisse), qui sera déclaré responsable ?
- Les experts de l’étude de dangers 2013 ? Si leur étude souffre d’incohérences et approximations, ils ont pris la précaution de dire qu’il fallait d’autres études, qui n’ont pas eu lieu. Ils n’ont jamais dit que l’ouvrage était dangereux et qu’il fallait le déclasser...
- Les aménageurs de l’Atelier National 2014 ? Ce sont eux qui ont déclaré la digue « dangereuse et inutile », mais ils se sont protégés en disant que leur démarche n’avait rien de réglementaire et juridique.
- Le maire de Tours Serge Babary ? Il a opiné, mais c’était sous la pression de l’Etat.
- Les conseillers municipaux de Tours ? Ils ont été incapables de se rendre compte que le déclassement décuplait le risque, mais on ne leur a pas présenté les choses sous cet angle et on ne les a consulté que sur le PPRI.
- Le député de Tours Jean-Patrick Gille ? L’AQUAVIT l’a rencontré sur ce sujet, mais sa discrétion ne présage pas de son opinion.
- Le Préfet d’Indre et Loire Louis le Franc ? Il a décidé le déclassement sous divers prétextes qu’on lui a dictés (fragilité...) et il a rejeté un recours gracieux, mais c’était sous la pression de sa hiérarchie.
- La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal ? Elle n’a pas réagi malgré les sollicitations, mais elle n’a pas enclenché un processus devenu incontrôlable.
- Les présidents des tribunaux administratifs ? Ilsi valideront tous les dysfonctionnements , mais ils se seront pliés, de bonne foi bien sûr, à ce qu’on leur aura présenté comme un intérêt supérieur de l’Etat...
- Ceux qui sont dans l’ombre, que l’on devine, comme Marie-France Beaufils sénatrice-maire de St Pierre des Corps, ou qu’on ne connaît pas du tout ? Leur rôle n’est pas clair... C’est d’ailleurs pour cela que ce processus est si opaque.

Tous se rejetteront la responsabilité. Comme cela s’est fait pour la Faulte sur Mer, le tunnel du Mont-Blanc et ailleurs. A part quelques belles paroles sous le coup de l’émotion, l’Etat Français et les collectivités locales ne savent pas tirer les leçons des catastrophes passées. On revient à la conclusion de l’article : « la sécurité des habitants a été sacrifiée sur l’autel de l’affairisme urbanistique ».


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